Cours de Botanique fossile, 4' année, p
Le contour des sphérolithes est e rrive parfois que l’extrémité des
sorte de gelée autour du noyau occupé par les microcoques, i même cette couche paraît ne pas exister, fig. 46. Les microcoques réunis en zooglée indépendante que le moindre courant pouvait ent En contact avec des eaux chargées de silice, les zooglées ont été ! de départ de cristaux se développant librement, ou dans une co'
N° 165. — Chambre pollinique.
La chambre, pollinique a été découverte par Ad. Brongniart dans les graines fossiles du terrain lrouiller de Rive-de-6ier (1874), en premier lieu dans le Stephanospermurri akenioides, fig. 6, pl. V, O P, où elle est très nette et très développée 1 . Puis dans un assez grand nombre d’autres genres de là même localité. Un peu plus tard (1875) 2 , nous l'avons observée dans les ovules renfermés dans des cônes de Ceratozamia mexicana, var. spinosissima, de Ceratozamia Ghiesbreghti , de Zamia furfûracea, de Dioon edule, etc. Chez divers représentants de la famille des Salisburiées et de la famille des Gnélacées.
La découverte de la chambre pollinique a donc été faite dans les graines fossiles avant qu’on ne l’ait signalée dans les graines vivantes, où pourtant elle se voit assez nettement. En effet, le nucelle des jeunes ovules de Cycadées se termine, en haut, par un prolongement, fig. 10, pl. VI, qui s’engage dans le canal micropylaire des téguments, à peu près jusqu’à moitié de sa longueur ; à ce moment le prolongement ne présente aucune solution de continuité. A l’époque de la fécondation, le prolongement conique se creuse d’un canal qui vient aboutir à une cavité, C P, formée en même temps, dans le tissu du nucelle, par l’écartement et la disjonction des cellules ; la cavité est irrégulière et composée de plusieurs lacunes dont la réunion constitue une sorte de chambre commune.
Les grains de pollen se réunissent dans cette cavité, peuvent y séjourner et attendre le développement des organes femelles (arohégones).
L’apparition de la chambre pollinique est indépendante de la fécondation, nous l’avons retrouvée dans des ovules n’ayant pas reçu de grains de pollen.
Toutes les graines fossiles silioifiées du terrain houiller contiennent une chambre pollinique ; sur plus de trois cents graines que nous avons préparées et examinées nous n’avons rencontré aucune exception.
Il faut donc admettre qu’à cette époque et aux époques antérieures, son