DE SAONE-ET-LOIRE
N° 95. — Note pour servir à l'histoire de la formation de la Houille; 10 pages.
N° 96. — Nouoelles recherches sur le genre Astromyelon; 14 pages.
Dans ce nouveau travail, relatif aux Astromyelon, nous revenons sur leur organisation en ajoutant de nouveaux détails, et nous établissons leurs relations directes avec certains membres de la. famille des Calamodendrées. Voici les principales conclusions de ce travail : iSsA/ Le genre Astromyelon caractérisé : 1° par une large moelle’; '2° par l'absence à l’extrémité des coins ligneux de lacunes qui sont remplacées, chaoune, par un faisceau de'bois primaire centripète; 3" par i’absence d’articulations et de diaphragmes ; A° : par Uiiè écorce épaisse creusée de lacunes aériennes disposées en cercle, représente les racines adventives des plantes rangées dans la famille des Calamodendréés.
B/ U Astromyelon dadoxyliwum chez qui on observe : 1° une moelle à contour étoilé, n’envoyant pas de prolongements entré les coins ligneux; 2° un bois secondaire formé de trachéides ponctuées et réticulées ; 3' une éoorce lacuneuse, un liège et une cuticule fortement épaissis, peut être pris comme type des racines de la section des Calamodendrons et représente les racines adventives du Calamodendron congenium,
G/ h’Astromyelon augustodunense possédant : 1“ une moelle à contour étoilé, mais envoyant des prolongements 'très distincts entre les coins ligneux; 2°-un bois formé dé trachéides rayées'; 3“ une écorce lacuneuse,
recouverte d’une couche de liège, cannelée extérieurement, peut être pris comme type des racines adventives de la section des Arthropilus et représente les racines.de IM. bistriata.
D/ Comme conséquence finale, le genre Astromyelon est destiné à disparaître.
E/ Les Calamodendrons, les Arthropitus doivent être rangés, d’après un certain nombre de paléontologistes, parmi les Cryptogames, malgré le développement considérable du bois secondaire de leur tige. Si cette attribution était exacte, il faudrait admettre que les Cryptogames équisétiformes de l’époque houillère possédaient non seulement des tiges à bois secondaire augmentant indéfiniment par l'action continue d’une assise cambiale, mais encore des racines adventives s’accroissant en diamètre par le fonctionnement d’une assise semblable.
Jusqu’ici aucune cryptogame vivante n’a été rencontrée avec une couche génératrice produisant du bois secondaire autour du bois primaire des
Dans notre travail sur le Bassin houiller d’Autun et d’Épinac, nous avons comparé certains Astromyelon, mais aveo?, à des stolons, parce que les centres trachéens du bois primaire centripète ne se trouvent pas placés entre les coins ligneux de bois secondaire, en face des rayons médullaires qui les séparent, mais enclavés dans l'extrémité de ces mêmes coins ligneux; il suffirait que le bois centripète, d'ailleurs peu développé, fût remplacé par une lacune pour que l’on eût un coin ligneux sembableà celui des tiges mais non articulé.
N° 97. — Sur le genre Ætheotesta, Brongniart; 6 pages, 1 planche.
Dans cette note nous faisons connaître une nouvelle espèce à'Ætheotesta, \'Æ. elliptica; nous y exposons la structure des téguments de la graine, de la chambre pollinique, etc.... et appelons l’attention sur des grains de ■ pollen (prépollinies), qui y sont contenus ; ces grains, d’une taille extraordinaire, sont ellipsoïdaux, mesurent suivant le grand axe 320 p. à 400 n et 270 à 310 suivant le petit; l’intérieur de ces grains est occupé par un assez grand nombre de cellules. PI. VI, fig. 4, 5, 6, 7 de cette notice.
Depuis la publication de eette note nous avons pu rattacher le genre Ætheotesta au genre Dolerophyllum, grâce à l’organisation toute spéciale de ces grains de pollen qui se rètrouvent dans les fructifications mâles des Dolerophyllum; les graines formant le genre Ætheotesta appartiennent donc aux Dolerophyllum. (Flore du bassin houiller d'Autun et d'Épinac. Voir n” 152.)