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SOCIÉTÉ D’HISTOIRE NATURELLE D’AUTUN

Premier Bulletin

N° 104. — /. Notice sur les Sigillaires; 80 pages 4 planches.

Dans ce travail nous nous sommes étendu plus particulièrement sur l'organisation, la composition du faisceau vasculaire des feuilles, en . le suivant depuis son origine à l'intérieur du bois centripète, jusqu’à la surface, en montrant qu’il est diploxylé dans tout son parcours, mais qu'il se dépouille de son bois centrifuge à la sortie de la tige et en pénétrant dans la feuille.

Nous avons déterminé la nature des deux arcs latéraux caractéristiques des cicatrices des Sigillairès qui accompagnent toujours le cordon foliaire, et montré qu’ils représentaient des organes sécréteurs qui prenaient un développement énorme dans les écorces des vieilles tiges (Sÿringo-

i ïNous avons donné l’anatomie détaillée des feuilles de Sigillaires et établi que le faisceau vasculaire qui les parcourt, se réduisait à la portion primaire ou centripète, la portion centrifuge étant remplacée par une gaine de cellules vasiformes.

La structure du Clathraria Menardi (Sigillaria elegans de Brongniart), a de nouveau été étudiée dans ,ce travail, et il en ressort cette conclusion importante que la Sigillaire décrite par Brongniart est une Sigillaire à

Plusieurs Sigillariostrobus mâles y sont décrits, ainsi qu’un Sligmaria offrant la structure d’une Sigillaire à écorce lisse, ce qui démontre que les Sigillaires, ont pu vivre sous forme, de rhizomes indépendants.

N" 105,— II. Structure de TArthropitus gigas (Calamites gigas de Brongniart).

Étude confirmant cette opinion que beaucoup de Calamites, décrites comme telles à l’état d'empreinte, rentrent dans le genre Arthropitus.

Deuxième Bulletin

N“ 106. — I. Étude sur les Poroxylons, en collaboration avec M. C.-E. Bertrand; 56 pages, 48 figures dans le texte.

Nous ne reproduisons ioi que les conclusions de ce travail.

Les Poroxylons constituent un type fossile très tranché, sans représentants dans la nature actuelle. Ce sont des Phanérogames gymnospermes inférieures, plus voisines des Cryptogames centradesmides (à bois centripète radié) que nos Cycadées, mais supérieures aux Sigillaires, aux Sigil-i lariopsù, aux Lyginodendron et aux Heterangium. Ils n’ont aucun rapport avec les Fougères.

N” 107. — II. Note sur les gisements silicifiés d’Esnost.

Nous indiquons les restes de végétaux fossiles que renferment ces gisements et qui fixent leur âge, tels que : les tiges de Bornia, les frondes de Cardioplms polymorpha, les rameaux de Lepidodendron presque identiques à oeux du L. rhodumnense, reoueifiis dans le Culm du Roannais. . N° 108. — III. Note sur les causes qui ontfauorisé l'extension des Cryptogames vasculaires et des Gymnospermes aux époques primaires, et arrêté ou empêché celles des Dicotylédones angiospermes. Nous revenons plus loin, n” 164, sur cette question intéressante.

Troisième Bulletin

N” 109. — I. Notice sur une Lycopodiacèe arborescente du terrain houiller du Brésil, le Lyeopodiopsis Derbyi; 17 pages, 1 planohe.

Ce travail contient la description d’un genre nouveau arborescent, rentrant dans la famille des Lycopodiacées. Le Lyeopodiopsis Derbyi offre l’exemple d’un type fossile dont l’organisation rappelle celle de certains Lycopodium vivants. Le bois est formé de faisceaux vasculaires centripètes isolés, comme dans le Lycopodium paehyslaehyum, mais l’écorce présente une assise subéreuse, en réseau, comparable à celle des Lycopodiacées

feuille estbicentre, morioxylé, entouré'd’une gaine de liber; à l’extérieur, on remarque une couche importante, continue, formée de cellules vasiformes, destinée sans doute à parer aux inconvénients résultant des alternatives d’humidité et d’extrême sécheresse de l’époque houillère. Dans les

lignes rayonnantes ; elles restent au contraire sans ordre dans les feuilles des Lépidodendrons.

Quatrième Bulletin

N° 112. — /. Note sur la famille des Botryoptéridées ; 26 pages, 2 planches.

Cette note contient l’examen de la tige, des frondes, des fructifications des différents genres de cette famille; nous ne rapporterons ici que les conclusions.

l’aocamulation d’algues microsco-

jghead d’Autun provient du dépôt ila bibractemis, algues gélatineuses , quand elles sont vues en dessus, ant 190 n de dimètre en moyenne,

Sixième Bulletin

N“ lié.'— /. Mémoire sur le Boghead d'Australie ou Kherosene shale;

107 pages, 4 planches. En collaboration avec M. Ç.-E. Bertrand.

; Ce travail a eu pour résultat d’établir que le Boghead d’Australie était formé, comme celui d’Autun, par le dépôt d’algues microscopiques, au milieu d’une masse fondamentale amorphe. Comme il serait trop long d’analyser ce mémoire, nous en rappellerons seulement les conclusions :

1° L’algue du Kerosenê shale est une algue gélatineuse, libre^ creuse; le thalle est composé d’un seul rang de cellules piriformes; la pointe de la masse protoplasmique est tournée en dehors. Nous lui avons donné le nom de. fl einschia australis.

2° La plante jeune avait autant de cellules que la plante âgée. Les jeunes thalles ne diffèrent des thalles adultes que par la grandeur des cellules et par leur configuration. Ces caractères ne se retrouvent aujourd’hui que dans deux séries d’algues, les Volvocinées et les Hydrodictyées.

Il conviendra d’établir une nouvelle, série dans les Algues à thallogènes, près des Volvocinées et des Hydrodictyées.

3” Les ressemblances constatées entre les Pilas et les Reinschia indiquent un même mode de vie. Dans beaucoup de Cannel-Coàls anciens, on retrouve des formes analogues; ces types ne sont donc pas isolés, mais fréquents aux époques carbonifères qui s’étendent du Culm au Permien.

4° Comme les Pila, les Reinschia, vivant à la surface des eaux tranquilles, sont descendus lentement pour s’enliser dans la gelée ulmique qui se déposait en même temps qu'eux.

5* Les parois des cellules, et surtout le protoplasma, ont condensé d’une façon très sensible la matière colorante brune qui les entourait.

6° Beaucoup de thalles ont subi une altération profonde, leurs cellules ne spnt plus distinctes et ils ont pris l’aspect de petites masses gommeuses plus ou moins colorées ; une question importante à résoudre est de savoir quelle est la nature de cette altération, et si elle n’est pas antérieure à celle de la descente du thalle au fond du lac.

7" Au milieu dés thalles de Reinschia on remarque un assez grand.

des enveloppes de grains de pollen et de spores; que même, à leur tour, ees derniers restes pouvaient être détruits. 11 est olair que ces masses végétales, ainsi dissociées, n'ont pas servi à la formation de la houille organisée. Les dérivés, produits par les Bactéries, ont pu donner une sorte de charbon amorphe. Mais dans la plupart des cas, les combustibles minéraux : Bogheads, Cannels, Houilles, Anthracites... etc., offrent à des degrés divers des traoes indiscutables d’organisation végétale. Il faut donc que l’action destructive des Bactéries, dans des conditions que nous préciserons plus tard, ait été tantôt presque annihilée, tantôt arrêtée à des stades différents de leur travail de décomposition.

N° 127. — II. Communication sur le Cedroxylon varollense, nouvelle espèce de Conifère permienne, en collaboration avec M. A. Roche.

De la description qui précède, il résulte que l’échantillon étudié diffère des Araucaryoxylon par la grandeur dés ponctuations, leur disposition unisériée et le nombre de pores placés sur les parois latérales des cellules, formant les rayons ligneux.

II se rapproche davantage du bois des Cedroxylon, dont il ne se distingue que par la disposition des ponctuations qui alternent, quand elles sont bisériées.

Les Conifères fossiles, dont le bois appartient au type Cedroxylon, descendent donc jusque dans le Permien au lieu de s’arrêter àu Rhétien comme oh le croyait jusqu’icb

X” 128. — III. Quelques remarques sur les Bogheads et les Cannels.

Dans cette note, après avoir rappelé que le Boghead d’Autun est formé essentiellement par l’agglomération d’algues sphériques, creuses, microscopiques, les Pila bibractensis; que le Kerosene shale d'Australie est également constitué par des algues creuses, les Reinschia australis, mais appartenant à un autre genre; nous citons quelques autres Bogheads, tels que le Boghead Armadale qui a été produit par le dépôt de thalles microscopiques, creux, sphériques; différents des deux genres précédents par cette particularité, qui les rapproche quelque peu de certains genres vivants, d’avoir leur cavité en communication aveo l’extérieur par des ouvertures existant entre les cellules du thalle. Nous avons repris l’étude de ces algues dans la Flore houillère d'Épinae et d’Autun..

Nous faisons connaître également quelques Bogheads formés par la réunion de plusieurs algues, entre autres celui de Kourakino, du Culm inférieur du bassin houiller de Moscou, dans lequel on distingue une algue globuleuse sphérique nouvelle, le Pila Karpenskyi, et une algue rameuse, le Cladiseothallus Keppeni, toutes les deux inédites.

Nous abordons l’étude des Cannels composés surtout de spores, macrospores, grains de pollen, auxquels viennent se joindre en proportions très variables les algues des Bogheads, le tout plongé dans une masse fondamentale amorphe plus abondante que celle des Bogheads. Les Cannelsanciens contiennent surtout des corps reproducteurs de Cryptogames : les Cannels récents sont très pauvres en algues, riches au contraire en grains de pollen et en menus débris de végétaux.

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