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Notice sur les travaux scientifiques

En venant solliciter les sulfrages de rAcadéraio, l’auteur croit devoir indiquer d’abord, en quelques mots, la direction générale de ses travaux et les raisons qui l’engagent à se présenter comme candidat dans la «ection d’économie rurale.

Élève et collaborateur de M. Rayer, à qui l’Académie doit donner un successeur, j’ai pris, jeune encore, une part active à plusieurs de ses travaux, ainsi qu’il en fait lui-même la mention dans les Archives de médecine comparée (1842-1843), dans la Notice de ses travaux présentée à l’Académie des sciences à l’occasion de sa candidature (janv. 1843) et dans divers Mémoires de la Société de Biologie.

Initié aux études que ce savant représentait dans la section d’économie rurale, j’ai été conduit à suivre la même direction, et c’est dans cette direction que j’ai produit deux de mes principaux travaux : le Traité des entozoaires et des maladies vermineuses de l’homme et des animaux domestiques, et mes Recherches sur les maladies charbonneuses.

En dehors des questions de la patholoiric des animaux. je me suis occupé d’autres travaux afférents aussi à l’économie rurale : en déterminant le mode de génération des huîtres, en indiquant leurs moyens de propagation, j’ai fait des recherches utiles à l’Ostréo-culture.

Les maladies des plantes sont encore pour la plupart peu connues dans leur nature; j’ai fait de quelques-unes de ces maladies l’objet de mes investigations : j’ai reconnu comment se propagent et comment se transmettent les helminthes qui occasionnent la nielle, l’une des grandes maladies du blé.

J’ai étudié particulièrement la.pourriture des végétaux; j’ai montré que cette altération reconnaît pour cause le développement des cham -

pignons, et, dans certains cas, celui d’un infusoire du genre bacterium. La connaissance de ce dernier fait me parait pouvoir fournir un point de départ à de nouvelles investigations de physiologie et de pathologie générales.

Ce sont là, parmi mes principaux travaux, ceux qui ont plus particulièrement rapport aux connaissances qu’embrasse la section d'économie rurale. Ils constitueront, je l'espère, des titres suffisants à l’appui de ma candidature dans cette section.

Plusieurs de ces travaux sont connus de l’Académie, qui les a honorés de ses plus hautes récompenses ; tels sont :

Les Recherches sur la génération des huîtres. — Prix de physiologie expérimentale en f 854.

Les Recherches sur l’anguillule du blé niellé, considérée au point de vue de l’histoire naturelle et de j'agriculture. — Prix de physiologie expérimentale en 1856.

Le Traité des entozoaires et des maladies vermineuses de l’homme et des animaux domestiques. — Prix de médecine et de chirurgie en 1860; — et Prix îtard décerné par l’Académie de médecine.

Les Recherches sur les maladies charbonneuses. — Prix Bréant pour l’année 1865.

Enfin je mentionnerai mes Recherches sur la paralysie double de la face, considérée chez l’homme et chez les animaux, qui ont obtenu une récompense de l’Académie des sciences en 1852.

pique, sa nature musculaire, et j’ai montré expérimentalement qu’il est susceptible de mouvements péristaltiques dirigés d’avant en arrière, mouvements qu’une excitation mécanique ne peut provoquer, mais qui se manifestent spontanément dans l’acte de la déglutition. La disposition particulière de l’entrée de l’œsophage, qui rend chez les cyprins la déglutition moins facile que chez les autres poissons, la rigidité de la langue expliquent l’existence d’un organe musculaire spécial destiné à pousser les aliments entre les dents pharyneiennes et à- suppléer ainsi au défaut d’une langue mohile.

J’ai reconnu que les globules blancs du sang sont doués d’une vitalité propre qui se manifeste par des mouvements spontanés, mouvements partiels d’expansion ou de rétraction analogues à ceux des amibes. Je pense avoir établi que ces mouvements sont non point un phénomène d’altération, mais un phénomène vital ; ils sont plus manifestes dans les globules de certains animaux, toutefois ils sont très-appréciables aussi chez l’homme.

Ces mouvements, observés postérieurement à moi par M. Lieberkühn (1854), ont fait croire à ce savant que les corpuscules qui en sont doués sont de vérilahles protozoaires ; je ne puis accepter cette opinion dans sa généralité, mais il existe en effet dans le sang, chez plusieurs animaux inférieurs, des corpuscules qu’on ne peut distinguer des globules blancs par des caractères précis, et qui sont vraisemblablement des amibes, fait que j’avais déjà indiqué pour le têtard du crapaud, et pour le lombric terrestre. (Voy. Thèse de Chaussai, p. 36, 44. Paris, 1850.)

Deux sortes de corpucules du sang existent chez les animaux : les globules rouges et les globules blancs. J’ai établi par mes recherches que les premiers existent exclusivement chez les vertébrés, et que les seconds se

trouvent dans toute la série animale, les corpuscules sanguins des invertébrés étant les analogues des globules blancs des vertébrés. Cette manière de voir a reçu la sanction d’une grande autorité en celte matière; en effet, M. Milne-Edwards dit dans ses Leçons sur la physiologie ; « Dernièreic ment, M. Davaine a insisté avec raison sur l’analogie qui existe entre « les globules blancs des vertébrés et les corpuscules sanguins des inverté- « brés, ainsi que sur les différences qui distinguent ces derniers des glo- « bules rouges du sang des vertébrés, différences qui consistent dans la « manière dont ils se comportent en présence de divers réactifs, aussi bien « que dans leurs caractères physiques. » (T. I, p. 98.)

Quant aux globules rouges, j’ai montré que leur division en deux catégories, d’après leur forme (circulaire ou elliptique), adoptée aujourd’hui par les anatomistes et les physiologistes, n’est pas fondée sur les caractères principaux de ces globules ; une division basée sur leur constitution serait plus naturelle et non sujette à des exceptions comme la précédente. Ainsi les globules rouges qui n’ont pas de noyau, existent chez tous les mammifères adultes sans exception ; les globules rouges, pourvus d’un noyau.

existent sans exception chez les oiseaux, les reptiles et les poissons.

sexuelle de l’huître ; 3“ nous avons observé l’embryon de ce mollusque inconnu jusqu’alors, et nous avons suivi les diverses phases de son développement. Nous avons vu que, maintenu par sa mère en incubation, ce petit être acquiert un organe de natation très-remarquable, une sorte de remorqueur au moyen duquel il peut un jour sortir de la coquille maternelle et gagner d’autres parages.

Ces recherches ont précédé de plusieurs années les premières publications sur VOstréo-cuUure. En faisant connaître l’embryon de l’huître et ses facultés de locomotion, les dangers qui l’environnent au sortir de la coquille maternelle, dangers auxquels il est possible de le soustraire (ce que j’ai développé dans un autre mémoire), elles ont donné les premières notions et les plus positives sur la possibilité de propager artificiellement les huîtres.

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