Mémoib
RE SDK LA PABALTSIE GÉNÉRALE OU PARTIELLE BES DEUX NERFS DE LA SEPTIÈME PAIRE.
« Avant les recherches de M. Davaine, on oonnaissait peu la paralysie « double delà face ; il n’en est fait mention ni dans les traités de pathologie « les plus récents, ni dans les nombreuit dictionnaires de médecine qui se « sont succédé depuis une trentaine d’années.
« Pour l’hémiplégie faciale, l'attention des pathologiques s’est priqcipa- « lement fixée sur les phénomènes extérieurs, sur la distorsion de la face, « si frappante et si caractéristique. A peine avait-on indiqué d’autres i< symptômes de la maladie présentés par le pharynx et le voile du palais, « symptômes que l’on considér.ut, du reste, comme peu graves et peu « importants. M. Davaine a montré que, dans la paralysie générale des deux « nerfs de la septième paire, surtout lorsqu'elle est incomplète, l’expression « symptomatique extérieure est bien moins apparente, bien moins nelle^ « ment dessinée que dans les paralysies d’un seul des nerfs de la face.
« Dans la paralysie d’un nerf facial, quel que soit le degré de cette affeç- « tion, la distorsion de la face ou la déformation des traits est toujours <( évidente et facilement recQunaissable; dans la paralysie des deux nerfs « faciaux la physionomie, conservant sa symétrie, son peu de mobilité ou « son immobilité ne frappe pas de prime abord. Ge sont quelquefois des « troubles fonctionnels intérieurs observés du côté du voile du palais et « de la langue qui, à raison de,leur grande évidence, attirent les premiers « l’attention et permettent de reconnaître le siège de l’affection.
« L’étude très-attenlive de ces phénomènes de la paralysie faciale double « a permis à M. Davaine d’établir d’une manière nette la part que prennent « les nerfs faciaux dans les fonctions du voile du palais, du pharynx et de « la langue. Dans la paralysie d’un des nerfs de Ip septième pake, dans
« l’hémiplégie faciale, on n'avait point remarqué l’action que le nerf facial « a sur la prononciation des lettres linguales. Cette influence devient très- « manifeste dans la paralysie faciale double. D’un autre côté, la paralysie <c du voile du palais se trouve indiquée par le nasonnement et par le pas- « sage des liquides du pharynx dans les fosses nasales, alors que la luette « semble intacte et conserve sa symétrie.
« A l’appui de ces faits pathologiques, M. Davaine cite l’expérience sui- « vante : l’excitation galvanique du bout central du glosso-pharyngien « coupé produit dans le voile du palais des mouvements d’élévation très- « évidents; mais les mouvements cessent en grande partie si l’on coupe « le nerf facial dans le crâne du même côté.
n L’ignorance où l’on était assez généralement de l’expression sympto- « matique de la paralysie double de la face explique, en partie au moins, le « petit nombre d’observations sur cette maladie. Le travail de M. Davaine, « en signalant les caractères symptomatologiques de cette paralysie, en « rendra la connaissance plus générale et plus complète.
« Quant au traitement de cette maladie, M. Davaine fait observer que les <i chances de succès sont fort inégales, suivant que les nerfs faciaux sont « affectés dans l'intérieur du crâne, dans leur trajet à travers le rocher, « ou dans leur portion extérieure, distinction importante qui peut aussi « servir de base au pronostic et à des indications thérapeutiques spé-
« La Commission propose de décerner à M. Davaine une récompense de