De l’action du coenure sur le cerveau (tournis
La présence du cœnure dans le cerveau donne lieu à une affection particulière designée sous le nom de tournis; mais la présence, dans le même organe, des autres vers vésiculaires ne donne point lieu au tournoiement qui est le phénomène le plus remarquable du tournis. J’ai fait voir d’où vient la différence dans les phénomènes que déterminent ces différents vers cysliques. Les hydatides n’occasionnent jamais sur le cerveau qu’une compression qui devient graduellement plus forte à mesure que leur vésicule s’accroît ; tandis que, par le coenure, la compression s’accompagne,
à certains moments, d’une excitation plus ou moins vive. En effet, les têtes de ce ver, sortant de leur vésicule commune, pénètrent dans la substance même du cerveau, où elles peuvent s’enfoncer jusqu’à la profondeur de 4 à 5 millimètres.
7S. Sun LE DIAGNOSTIC DE LA PRÉSENCE DES VERS DANS l’iNTESTIN PAR l’inspection MICROSCOPIQUE DES MATIÈRES EXPULSÉES.
Comptes rendus de la Société de biologie, 2- eérlc, t. IV, p, 188. Paris, 1867.
Dès l’année 1853, j’ai vu, en examinant les matières intestinales prises dans des cadavres, qu’on y rencontrait souvent des œufs de vers intestinaux ; ayant fait plus tard la même remarque en examinant les garde-robes d’individus vivants, j’ai pensé, vu le grand nombre de ces œufs, qu’on pourrait trouver dans leur recherche des indications certaines sur la présence des vers dans le tube digestif. Des recherches ultérieures ayant confirmé ces vues, j’ai pu donner un nouveau moyen de diagnostic, et plus certain que tous les autres, de la présence de plusieurs de nos vers dans les intestins.