ET QUELQUES PLANTES
La faculté de reprendre les manifestations de la vie après les avoir perdues par une dessiccation plus ou moins complète, faculté à laquelle j’ai donné le nom de réviviscence qui a été généralement adopté, se trouve chez plusieurs animaux et chez plusieurs plantes. On sait que l’existence de cette propriété, étudiée surtout dans le rotifère des toits et des mousses par Spallanzani, a trouvé jusqu’à nos jours beaucoup de contradicteurs, parmi lesquels on peut citer Bory de Saint-Vincent et Ehrenberg. J’ai montré la cause de la divergence d’opinionsde ces savants illustres, en taisant remarquer que les observations de Spallanzani et de ses adhérents avaient porté sur le rotifère des toits et des mousses, tandis que celles de Bory, Ehrenberg, etc., avaient porté sur les'rotifères des rivières et des étangs.
En effet, mes recherches sur beaucoup de ces animaux et sur des plantes douées des mêmes propriétés m'ont permis de formuler les deux proposi-
« 1" Les espèces qui vivent constamment submergées ne possèdent pas
sions suivantes : « Dans des milieux différents et suivant des conditions différentes les espèces de vibrioniens sont différentes, bien qu’elles puissent manquer à nos yeux de caractères distinctifs....
« Les espèces ne peuvent se substituer les unes aux autres, aussi les expérimentateurs qui veulent éclairer certaines questions de pathologie ne doivent point espérer de déterminer des phénomènes identiques en intro-
durée de la vie de leur embryon dans l'œuf, qui est la plus longue que l’on ait signalée chez aucun animal. Voici les conclusions de ce travail : « Les faits mentionnés ci-dessus montrent que les œufs du trichocéphale « dispar et de l’ascaride lombricoïde se développent hors du corps de « l’homme, mais l’embryon n’éclôt que lorsqu’il est rapporté dans l’intes- « lin par les aliments ou par les boissons. Deux conditions sont néces- « saires sans doute à celte éclosion : le ramollissement de la coque par les « sucs intestinaux et l’activité de l’embryon sous l’influence d’une chaleur « de 40“ centigr. environ. Quel que soit l’animal qui fournit ces conditions, « l’œuf éclôt s’il tait dans l’intestin un séjour suffisamment prolongé; tou- « tefois l’emhryon ne tarde pas à être expulsé et à périr, si l’animal n’est « pas celui chez lequel le ver peut acquérir son développement ulté-
« Chez le lombric et le trichocéphale de l’homme, la durée de la vie latente « de l’embryon dans l’œuf peut être évaluée à cinq années ; je puis donc « répéter ici, avec plus de raison encore, ce que je disais dans une com- « munication à l’Académie des sciences, au mois de juin 1858 : Dans ce « long intervalle de temps, les œufs du trichocéphale et de l’ascaride lomc hricoïde peuvent, sans nul doute, être transportés par les pluies dans les « ruisseaux, les rivières et les puits dont l’eau sert comme boisson, ou sert « dans la préparation des aliments'. Ces œufs, complètement développés, « peuvent arriver par cette voie dans l’intestin de l’homme où l’embryon « acquerra son développement ultérieur et complet. »
23. Sun I.A CONSTITUTION DE L’œuï DE CERTAINS ENTOZOAIRES ET SUR LA