IV. — Asturies et Galice
Le massif paléozoïque des Asturies et de la Galice [27, 29, 39, 49. 32, 55], au Nord-ouest de l’Espagne, avait été signalé à l’attention des savants
découverte, dans le Silurien de Bretagne (io5), du genre Discophyllum, de la famille des Archœocyathinœ.
Bryozoaires. — Certains calcaires dévoniens d’Espagne sont formés uniquement de Bryozoaires, comme des tuffeaux de Touraine [55], Ces beaux gisements ont permis de reconnaître que nombre de Fenestellidæ précédemment décrites n’étaient que des fossiles incomplets, dépourvus de leur couche externe, mince, fragile, d’une décomposition rapide, reconnaissable par exemple sur le genre Hemitrypa. A l'époque carbonifère, les Fenestellides m’ont présenté une récurrence de certains caractères des formes du Silurien supérieur.
Brachiopodes. — 112 espèces en Espagne [55], 90 en Bretagne [78, 95], ont été décrites et pour la plupart figurées : leur comparaison avec celles des régions classiques a montré que le développement de nouvelles variétés dérivées du type principal s’est fait d’une façon inégale. Ainsi les Athyris du Dévonien inférieur et les Spirifer ostïolati de cette époque montrent la plasticité de ces formes dans la région espagnole ; par contre, les Spirifer aperturati, si variés dans les Ardennes, ne présentent que des formes fixes dans les Asturies. Le groupe des Wilsonia fournit une observation analogue. La considération des formes spécifiques a permis de compléter l’arbre généalogique de divers genres, Rhynchonella, Spirifer, etc., Athyris avec ses deux branches des acutiplicalæ et des cinctæ, la première passant à la seconde, dans le temps, et celle-ci aux Retzia.
Lamellibranches. — Les espèces paléozoïques des Asturies [55] sont nouvelles pour la plupart, et les genres les mieux représentés dans ces temps anciens sont les moins différenciés. Certains de mes genres ont eu une fortune brillante, tel le genre Gosseletia, où l’on range aujourd’hui une foule d’espèces d’Allemagne et des États-Unis (travaux de MM. lollmann, Maurer, Holzapfel, Frech, Hall).
Les lamellibranches du grès armoricain | io5], quoique relativement assez évolués, appartiennent encore à des groupes embryonnaires, tels que Arcidæ, Nnculidæ ; les deux tiers des espèces reconnues se rangent dans ces familles. Les Taxodontes, par leur nombre et leurs variétés, doivent donc être considérés dans l’ouest de la France comme les types ancestraux des autres ordres de lamellibranches, et comme donnant des
des formes singulières [108], à coup sûr remarquables, rapportées par M. Cayeux aux Radiolaires, très discutées par certains savants, mais acceptées par un grand nombre des membres du VIII» Congrès géologique international, qui les virent à Paris en 1900, lors de cette session. Ce sont les plus anciennes formes vivantes connues sur la terre.