I. — Roches sédimentaires
L’observation des dépôts qui s’accumulent actuellement sur les côtes de Bretagne, montre la formation contemporaine de sédiments très variés,
pyroxène, avec des coulées de verres porphyritiques et. des projections de tufs, riches en cornaline. A ces roches basiques, succèdent plusieurs sorties successives d’orthophyre, dont les liions se coupent et se disloquent ; puis viennent les grands épanchements des rhyolites anciennes, microgranulites, micropegmatites, porphyres pétrociliceux et fluidaux. Plus tard, des liions nombreux de diabases ophitiques, puis de porphyrites micacées vinrent traverser les roches de cette' série.
Reconstituer des volcans en démolition depuis les temps cambriens, est une tache malaisée mais non pas impossible. Ecrasés lors des mouvements séculaires du ridement carbonifère, et depuis en partie enlevés, ces volcans Trégorrois n’offrent plus à l’observateur d’autres produits elfusifs conservés, que ceux qui ont été ensevelis dans les dépressions synclinales. Ces fosses, au nombre de deux, sont parallèles entre elles (fosses synclinales de Plourivo, dé Paimpol) ; elles sont limitées et séparées par des voûtes convexes, et les roches rencontrées suivant ces directions anticlinales ne sont plus elfusives, comme dans les synclinaux : elles gisent en filons, ce sont des roches intrusives,
profondes filomennes d’anciens volcans, tandis que dans les aires synclinales les débris de leurs émissions étaient conservés à l’abri des dénudations : l’effet de ces érosions a été de séparer les filons des coulées, et de détruire les appareils de sortie, cheminées et cratères. Toutefois l’examen comparatif des roches intrusives et des roches effusives de ces massifs révèle entre elles des analogies et des différences, qui permettent dans la plupart des cas de rattacher avec une approximation suffisante les coulées, à leurs filons nourriciers : je suis arrivé de la sorte à les grouper en deux champs volcaniques distincts (Pontrieux, Perros-Guirec) [i36, 140, 141, 145].
L’ensemble de ces produits appartient à une même série chimique, caractérisée par la pauvreté en Ca O, la richesse relative en K’ O et Na’ O, et dont les variations sont graduelles ; les orthophyres les plus acides du champ méridional correspondent aux roches les moins acides de l’aire volcanique sep tentrionale. Les manifestations volcaniques les plus anciennes de la région ont débuté par les termes les plus basiques, et ceux-ci sont cantonnés au sud du bassin sédimentaire ; les éruptions suivantes devin-
profondeur et de pression, et qu’elle est en relation avec la composition chimique des strates affectées.
DiorU.es, gabbros [109,120]. — Ces conclusions se trouvent étendues par l’étude des masses intrusives de diorites (St-Brieuc) et de gabbros (Lamballe), où des faits de même ordre ont été observés. Ces masses doivent leurs caractères à d’intéressantes modifications endomorphes ; elles se chargent d’amphibole et de pyroxène, au contact des roches basiques précambriennes, au milieu desquelles elles ont troué tranquillement leur place, par dissolution lente des alentours, en épargnant parfois les seuls bancs graphitiques (Lamballe), intercalés parmi les précédents. Les diverses roches basiques observées au contact des masses intrusives sont transformées en gneiss amphiboliques ; leur affleurement conserve tantôt la forme de bancs continus, tantôt celle de brèches à blocs anguleux alignés, brisés, séparés mais non déplacés, ou encore la forme d’enclaves disloquées ou disséminées montrant que les caractères basiques des intrusions doivent être attribués à la résorption des roches amphiboliques
Roches flloniennes : La Rade de Brest est particulièrement favorable à l’étude de ces roches, Kersantons, minettes, aplites et diabases, dont j’ai fixé les relations réciproques et l’âge carbonifère (i54). Elles se montrent cantonnées aux régions synclinales de ma carte (Daoulas, L’Hôpital, Le Faou) et représentent les termes polaires de différenciation d’autres roches granitiques, gisant en réservoirs souterrains sous la rade de Brest, et n’arrivant au jour que plus à l’est, dans le massif du Huelgoat, situé sur leur prolongement.
Le Kersauton (82) m’a fourni des types dont le bisilicate est tantôt l’amphibole et tantôt le pyroxène. Les filons de cette nature se distinguent des filons ordinaires par leur structure composite : ils se sont consolidés lentement sous l’influence de phénomènes pneumatolitiques longuement poursuivis, qui ont donné naissance à des gîtes métallifères, et à des roches concrédonnées de plus en plus acides, riches en éléments blancs du magma acide (porphyrites micacées, Kersantons, pegmatites et aplites Kersanliques). Ce n’est qu’après la consolidation de cétte dernière série, que les minettes arrivèrent dans les fentes des Kersantons, aussi basiques et riches en éléments ferro-magnésiens que les porphyrites micacées des
de Plélaufl', des éclogites [70] ites [63]; les plitanites précamb
; façon progressive et inégale. T; istes perdent leurs caractères pr 5 et à des gneiss, il arrive que di que plitanites, poudingues, rés n et restent reconnaissables en 5 gneissiiiée [116, 120] ; les qua