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Notice sur les travaux scientifiques

tions organiques, après l’ablation de l'encéphale tout entier. Un autre résultat remarquable des expériences décrites dans ce travail consiste en ceci que l’ablation de la totalité du centre cérébro-rachidien, moins la petite partie de la moelle épinière donnant origine à la 2* et à la 3* paires de nerfs, permet une plus longue durée de vie que l’ablation du centre cérébro-rachidien, moins le bulbe rachidien tout entier.

3. — Recherches expérimentâtes sur tes propriétés et tes fonctions des moelles épinière et allongée et sur les rapports de ces propriétés et de ces fondions avec celles des muscles et d’autres organes. (I, vol. 24, 1847, p. 849.)

Le fait principal est que la force des membres abdominaux, par action réflexe, après la section de la moelle épinière près du bulbe, est tellement augmentée que ces membres peuvent soulever des poids doubles ou triples de ceux qu’ils soulevaient par l’action de la volonté.

4. — Recherches anatomiques, physiologiques et pathologiques sur la théorie du

clavier nerveux. (I, vol. 24, 1847, p. 889.)

Faits variés, nombreux et décisifs contre une doctrine qui cependant a survécu, bien que modifiée, et que l’auteur a encore eu à combattre récemment, doctrine d’après laquelle il y aurait des conducteurs se propageant sans discontinuité des centres encéphaliques de volition et de perception des sensations jusqu’aux muscles et aux organes recevant les impressions sensitives et sensorielles.

5. — Recherches expérimentales sur les résultats de l'ablation des centres nerveux et particulièrement de la moelle allongée dans tes cinq classes de vertébrés. (I, vol. 26,

6. — Des rapports qui existent entre les fonctions des racines motrices et celles des

racines sensitives des nerfs spinaux. (II, 1849, p. 18.)

Faits démontrant que le sens musculaire n’est pas entièrement sous la dépendance des racines postérieures (sensitives) des nerfs spinaux. Eu effet, les grenouilles peuvent encore sauter et nager après la section des racines postérieures et il n’y a guère chez ellos, dans ces conditions, qu’une diminution dans la précision des mouvements volontaires.

7. — Recherches expérimentales sur les plaies de la moelle épinière. (II, 1849, p. 17.) Première publication de l’auteur sur le fait qu’il a trouvé que la motricité volontaire et la sensibilité peuvent revenir, chez le pigeon, après la section transversale

complète de la moelle épinière, ce qui montre que les bouts séparés par la section se sont réunis. On savait que les nerfs coupés peuvent se réunir, on ne savait pas qu’il en pût être ainsi pour la moelle épinière complètement tranchée. Dans ce travail, l’auteur annonce aussi avoir constaté que les brûlures et les plaies des membres paralysés par la section de la moelle se guérissent tout aussi vite que les mêmes lésions chez des animaux intacts.

8. — Recherches sur la production de force nerveuse par la moelle épinière. (II, 1849,

Les conclusions 6% 7" et 8” sont les plus intéressantes. La 6" est que la moelle épinière des grenouilles, séparée de l'encéphale, produit assez de force nerveuse, on 24 heures, pour faire soulever, par un des membres abdominaux, de 100 à 200 kilogrammes (par petites fractions, successivement), à la hauteur de 2 à 8 millimètres (de 4 à S dixièmes de kilogrammètre). La 7' est que la moelle épinière des oiseaux (pigeons adultes), séparée de l’encéphale, produit assez de force nerveuse, en un jour, pour faire soulever de 500 û 800 kilogrammes, à une hauteur d’environ 8 centimètres (environ 20 kilogrammètres). La 8' est que la force manifestée sous l’influence d’une excitation de la peau d’une patte est, en général, pour les batraciens le trentième et, pour les pigeons, le vingtième de la quantité totale de force nerveuse possédée par la portion de moelle épinière séparée de l’encéphale.

9. — L'action de téter est indépendante du cerveau. (II, 1849, p. 60.)

Elle a lieu, comme l’auteur l’a montré, chez le lapin, après l’ablation du cerveau

10. — Production de sueur sous l’influence d’une excitation des nerfs du goût. (II,

Ce fait est le premier démontrant clairement qu’une sécrétion autre que colle de la salive peut être causée par une action réflexe provenant des nerfs gustatifs.

11. — Tubercule comprimant la moelle cervicale chez un lapin. (II, 1849, p. 122.; Convulsions des membres antérieurs ; parésie des quatre membres ; température

rectale à 32" seulement, l’air étant à 24".

M. — Du tournoiement et du roulement consécutifs à Varrachement du nerf facial. (II, 1849, p. 133.)

Ce travail, fait en commun avec M. Martin-Magron, montre que l’arrachement du nerf facial d’un côté peut causer un mouvement de manège et que si l’on arrache l’autre nerf facial aussi, il peut y avoir du roulement. Il est singulier que l’irritation

du bulbe, qui a lieu par la secousse due à l’arrachement, cause du tournoiement du côté de la lésion, tandis qu’une piqûre du bulbe en avant du bec du calamus détermine un mouvement de manège du côté opposé.

13. — Sur les altérations pathologiques qui suivent la section du nerf sciatique. (II, 1849, p. 136.)

On croyait que ces altérations sont duos à la cessation d’une influence, supposée nécessaire, des centres nerveux sur la nutrition. L’auteur montre que cette opinion est fausse et que ces altérations sont dues à des frictions, des compressions et d’autres causes locales.

14. — Cas de régénération complète du nerf sciatique. (II, 1849, p. 137. ffirlM Ce cas est extrêmement remarquable en ce qu’il démontre la possibilité d’un retour intégral des fonctions perdues.

13. — Recherches sur la physiologie de la moelle allongée. (III, 1849, p. 117.) Expériences comparatives sur un grand nombre d’espèces d’animaux, montrant que chez les mammifères adultes, dont la température a été préalablement abaissée, la vie peut encore durer de 10 à 20 minutes, après l’ablation de la moelle allongée.

16. — Cas de méningite rachidienne chronique, avec ramollissement des cordons

postérieurs de la moelle (en commun avec M. Tailhé. II, 1849, p. 160).

Le cas est important en ce qu’il montre, contrairement à la doctrine combattue par l'auteur, que la sensibilité a persisté malgré une altération considérable des cordons postérieurs.

17. — Recherches sur un moyen de mesurer lanesthésie et l'hyperesthésie. (II, 1849,

Première application faite de la découverte de Weber à la pratique de la médecine ; faits montrant combien peut être grande l’augmentation de la sensibilité tac-,

18. — Sur le siège central de la sensibilité et sur la valeur des cris comme preuve *

perception de douleur. (1,1849, vol. 29, p. 672.)

Faits démontrant que le cri peut avoir lieu par simple action réflexe, après l’ablation de 1 encéphale, moins le bulbe, et que, conséquemment, les physiologistes se trompent qui considèrent la protubérance comme le centre percepteur des impres-

sions de douleur, en se fondant seulement sur le fait qu’un animal sans cerveau, mais ayant conservé le bulbe et la protubérance, peut encore crier.

19. — Des différences d’énergie de la faculté réflexe, suivant les espèces et les âges,

dans les cinq classes d’animaux vertébrés. (II, 1849, p. 171.)

Ce travail montre : — 1° que la faculté réflexe n’est pas, comme on l’a cru, en rai ■ son inverse du degré qu’occupe un animal dans la série des vertébrés ; 2° que cette faculté n'a pas les relations qu’on a signalées avec le degré normal de chaleur animale; 3" que l’énergie de cette faculté n’est pas, comme on l’a cru, en raison inverse de l’âge; 4° que le degré de cette faculté est en proportion directe de la quantité de substance grise dans la moelle épinière.

20. — De la transmission des impressions sensitives dans la moelle épinière. (II, 1849,

Ce travail est le premier dans lequel l’auteur mentionne les deux découvertes suivantes : 1” que la section d’une moitié latérale de la moelle épinière produit de l’anesthésie du côté opposé et de l’hyperesthésie du côté correspondant ; 2” que la section des cordons postérieurs est toujours suivie d’hyperesthésie.

21. — Régénération des tissùs de la moelle épinière. (II, 1880, p. 3.)

Avec l’aide de Follin, l’auteur trouva des cellules et des fibres nerveuses de nouvelle formation dans la cicatrice unissant les bouts d’une moelle épinière de pigeon coupée transversalement.

22. — De l’arrêt passifdes battements du cœur par texcitation galvanique de la moelle allongée et par la destruction subite du centre cérébro-rachidien. (II, 1830, p. 26.)

Le fait nouveau dans ce travail consiste en ce que le cœur peut s’arrêter en diastole par une irritation mécanique du bulbe ou de la moelle épinière, comme par une irritation galvanique du nerf vague ou du bulbe.

23. — De la conservation de la vie sans trouble apparent des fonctions organiques, malgré la destruction dune portion considérable de la moelle épinière, chez des animaux à sang chaud. (II, 1880, p. 28 et p. 49 ; 1,1880, vol. 30, p. 828.)

Faits démontrant que des oiseaux ayant perdu la moitié de la longueur de la moelle épinière (cette moitié avait été complètement détruite) ont grandi et gagné en poids autant que des oiseaux intacts, et que les fonctions suivantes — respiration, circulation, digestion et les sécrétions essentielles à la digestion, chaleur animale, nutrition et production des plumes — ont paru continuer comme à l’état non

mal chez ces animaux rendus partiellement amyèles. D’autres laits ont montré que la mort, chez les mammifères, après la destruction d’une petite partie de la moelle, est due à la perte de sang.

24. — De la transmission croisée des impressions sensitives par la moelle épinière.

(II, 1850, p. 33.)

Les faits nouveaux de ce travail consistent : 1° en ce qu’une section d’une moitié latérale de la moelle épinière, faite très-haut, à la région cervicale, a montré que les deux membres opposés deviennent alors anesthétiques ; 2“ que bien que dans cette expérience, très-pou de fibres du cordon antérieur aient échappé à l’hémisection, l'animal (un cobaye) pouvait encore se tenir sur ses quatre membres, et même marcher un peu.

25. — De l'influence des nerfs vagues sur les battements du cœur. (II, 1850, p. 4b.) Expériences décisives démontrant que chez les batraciens, contrairement à ce

qui était soutenu, l’extirpation des ganglions des nerfs vagues ne semble pas abréger la vie et ne modifie en rien la force et la régularité des mouvements du

26. — De la persistance de la faculté réflexe, malgré des altérations considérables de la moelle épinière. (II, 1850, p.'46.)

Parmi les faits exposés dans ce travail, plusieurs font voir combien peu d’éléments nerveux suffisent pour la persistance d’actions réflexes très-nettes. Dans un cas où une moitié latérale de la moelle épinière, dans toute la longueur du renflement lombaire, avait été détruite complètement, l’autre moitié a suffi pour causer des mouvements réflexes dans le membre correspondant.

21. — Explication de thémiplégie croisée du sentiment. (II, 1850, p. 10.) ' Ja

L’explication de l’auteur est que les conducteurs des impressions sensitives s’entrecroisent dans toute la longueur de la moelle épinière. Cette manière de voir a été presqu’universellement acceptée, après plus de dix ans d’efforts de la part de l’auteur. On trouvera plus loin les additions et modifications qu’il a eu à faire subir à ses propres doctrines sur ce point important et sur d’autres points qui ont avec celui-ci de grandes connexités.

28. — Troubles survenant dans la nutrition de l’œil, par suite de la section d‘me moitié latérale de la moelle épinière au dos. (II, 1850, p. 134.)

Ces altérations de nutrition sont très-variées quant ù leur siège (cornée, crin-

(allin, etc.) et à leur nature. Elles ressemblent quelquefois à celles qui suivent la section du nerf trijumeau.

de celle action dans certains cas pathologiques et dans ce que M. Magendie a appelé sensibilité récurrente. (II, 1850, p. 171.)

Faits qui paraissent démontrer que la douleur des crampes est due à une exagération d’un changement galvanique qui accompagne toute contraction musculaire et qui nous donne la sensation de l’état de nos muscles, sensation d’après laquelle

30. — De la conservation partielle des mouvements volontaires après la section transversale d’une moitié latérale de la moelle épinière. (II, 1850, p. 195.)

Le résultat indiqué a été observé chez des cobayes et des pigeons. (Voyez n” 24.)

31. — De l’innocuité de la mise à nu de la moelle épinière. (II, 1850, p. 202.) Même après l’extirpation des arcs postérieurs de huit à dix vertèbres, chez le cobaye, la vie a persisté sans trouble apparent.

32. — Mémoire sur la transmission croisée des impressions sensitives dam la moelle

épinière. (1,1850, vol. 31, p. 700.)

33. — Déviation et contracture permanentes des membres après l’écrasement de la

moelle épinière. (II, 1851, p. 16.)

Expériences montrant comment se produisent certaines formes do pied-bot congénital.

34. — De la survie des batraciens et des tortues après l’ablation de lamoelle allongée.

(II, 1851, p. 73.)

Faits montrant : 1° que la moelle allongée n'est essentielle à la vie que chez les animaux qui ont besoin de la respiration pulmonaire pour vivre ; 2° que la peau diffère des poumons, en ce qu’ello absorbe d’autant plus d’oxygène qu’il y on a davantage dans le milieu ambiant; 3” que les mouvements du cœur ne dépendent pas de la moelle allongée.

35. — Des actes de la génération chez des animaux atteints de paraplégie incomplète.

(II, 1851, p. 75.)

La sécrétion testiculaire persiste malgré dos altérations considérables de la moelle épinière.

36. — Expérience nouvelle sur la voie de transmission des impressions sensitives dam

la moelle épinière. (Il, 1851, p. 77.)

Le fait consiste en deux sections tranversales d’une moitié latérale de ce centre et l'ablation de la partie intermédiaire. Le résultat est que de l’anesthésie a lieu du côté opposé et de la paralysie du côté correspondant.

37. — Sur plusieurs cas de cicatrisation de plaies faites à la moelle épinière avec retour

des fonctions perdues. (II, 1881, p. 77.)

Ces faits établissent définitivement les deux points suivants : 1" que chez les oiseaux, après une section partielle de la moelle épinière, la réunion des surfaces séparées peut s’opérer et les fonctions perdues revenir et même réacquérir bien à peu près l’état normal.

38. — Sur une nouvelle espèce de tournoiement. (II, 1851, p. 79.)

C’est un mode particulier de mouvement de manège dû à certaines lésions du mésocéphale. Parmi les faits mentionnés dans ce travail, il en est un qui mérite une attention particulière : une piqûre des tubercules quadrijumeaux d’un côté produit un état convulsif de l’œil du côté opposé.

39. — Influence d’une partie de la moelle épinière sur les capsules surrénales. (U, 1851, p. 146.)

Les effets produits consistent en congestion, hémorrhagie et plus tard hypertrophie. Pour la première fois il a été montré, dans ce travail, qu’une hémorrhagie a pu être causée par la lésion d’un centre nerveux.

40. — Recherches expérimentales et observations cliniques sur le rôle de l’encéphale et particulièrement de la protubérance annulaire dans la respiration. (Ces recherches sont exposées dans la thèse inaugurale de M. J.-B. Coste, Paris, 1*' août

Expériences montrant que l’ablation des parties de l’encéphale qui sont en avant et au-dessus de la moelle allongée cause la mort par asphyxie, et, conséquemment? quo la base de l’encéphale (protubérance, pédoncules cérébraux, etc.) sert à la respiration. Nombre de faits cliniques conduisent à la même conclusion.

41. — Expériences démontrant que la me peut durer longtemps chez des mammifères, après l’ablation d’une partie considérable de la moelle épinière. (IY, 1852, p. 321.)

Plus du tiers de la longueur de la moelle a été détruit sur un jeune chat qui a grandi après l’opération presque autant qu’un autro de la même portée.

traction de la moelle épinière dans une étendue considérable (plus du tiers de la longueur de cet organe) et que cette sécrétion peut s’opérer aussi après l’ablation de la moelle allongée; 12" que chez les animaux, paraplégiques à la suite d’une section transversale complète de la moelle épinière, les brûlures et les plaies, dans les parties paralysées, se guérissent aussi vite que dans une partie saine quelconque chez des animaux non paralysés; 13“ que l’érection et l’éjaculation peuvent se produire sous l’influence d'irritations de la moelle épinière, etc.

45. — Sur le tournoiement et le roulement, comme phénomènes dus à des lésions

du système nerveux. (II, 1852, p. 498.)

Faits montrant : 1“ que des parties voisines, à la base de l’encéphale, peuvent déterminer des mouvements rotatoires dans des directions opposées l’une è l’autre; 2" que la moelle allongée peut, comme les autres parties do la base do l’encéphale, déterminer des mouvements rotatoires ; 3» que le nerf auditif possède aussi cette puissance ; 4" que les théories de Magendie, Flourens, Henlo, Lafargue et Schiff sont en opposition avec nombre de faits ; 5° que la principale cause des mouvements rotatoires est un état convulsif de certains muscles du tronc, et spécialement de ceux qui s’insèrent à la tète et aux vertèbres cervicalos.

46. — Sur les relations qui existent entre l’organisation des fibres nerveuses et leurs

propriétés vitales. (IV, 1852, p. 563.)

Expériences démontrant que la substance médullaire des tubes nerveux n’est pas leur partie douée de propriétés vitales.

47. — Sur un fait nouveau relatif à la physiologie de la moelle épinière. (V, vol. 47,

nov. 1852, p. 334.)

Des expériences ont conduit l’auteur à découvrir qu’il existe des fibres sensitives qui, au lieu de monter directement vers l’encéphale, descendent dans les cordons postérieurs se rendant à la substance griso.

50. — Cas de perte de sensibilité dun côté du corps et de perte du mouvement de l’autre côté. (IV, 1883, p. 288.)

81. — Sur les différences dans le degré de [excitabilité des nerfs de sensibilité, dans diverses parties de leur trajet. (IV, 1883. p. 291.)

Expériences montrant que l’excitabilité est une propriété absolument distincte de la faculté de transmission, soit des impressions sensitives, soit des impressions produisant des actions réflexes.

82. — Le nerf auditif peut agir comme un centre nerveux. (IV, 1883, p. 490.) Faits montrant que les lésions du nerf auditif peuvent déterminer de la paralysie, de l’hyperesthésie, de la contracture, comme les lésions du centre cérébro-rachidien et que le tournoiement et les autres résultats de l’irritation du nerf auditif chez la grenouille peuvent avoir lieu même après l’ablation des lobes cérébraux.

83. — Sur quelques résultats nouveaux de la section dune moitié latérale de la moelle épinière. (II, 1883, p. 181.)

Série de faits nouveaux relativement aux racines spinales postérieures, et aux propriétés vitales des muscles et des nerfs après une hémisection de la moelle.

84. - Effets de la section des nerfs vagues sur le cœur. (II, 1883, p. 182.) Preuves que la force du cœur s’augmente d’abord, puis diminue après la section des nerfs vagues. Chez les animaux qui meurent vite après l’opération, la période

longtemps (comme les chiens), elle apparaît beaucoup plus tard.

88. — Nouveau fait relatif à l’arrêt du cœur par la galvanisation du nerf vague. (II, 1883, p. 183.)

Si l’on substitue à la cause normale d’irritation du cœur une auto cause telle que le passage direct d’un courant galvanique faible à travers le cœur, pendant son arrêt par la galvanisation du nerf vagiie, il bat de nouveau régulièrement, mais s’arrête encore dès que le courant cesse de passer, si l’irritation du nerf vague est

86. — Nouvelles preuves de l'entrecroisement des fibres sensitives dans la moelle épinière. (II, 1883, p. 184.)

Faits montrant que l’oreille perd sa sensibilité du côté opposé à celui de l’hémisection de la moelle épinière près du bulbe.

37. Sur une question de priorité relative au tournoiement. (II, 1833, p. 167.)

58. — Note sur la découverte de quelques-uns des effets de la galvanisation du nerf

grand sympathique, au cou. (VII, 1854, p. 22.)

Il s’agit des faits qui ont conduit l’auteur à l’établissement de la théorie des nerts vaso-moteurs maintenant admise par tout le monde.

59. — Sur les résultats de la section et de la galvanisation du nerf grand sympathique

cervical. (1,1854, vol. 38, p. 72, et VII, 1854, p. 117.)

Plusieurs faits nouveaux qui ont servi de base à l’auteur pour la démonstration do la théorie vaso-motrice.

60. — Influence des nerfs vagues sur les vaisseaux sanguins des poumons. (VIII, February 1855, p. 171.)

- 61. — Recherches expérimentales et cliniques sur la physiologie et la pathologie du centre cérébro-rachidien. (VIII, March and April 1855, p. 177 et p. 283.)

Ce travail étendu, publié plus tard on un volume in-8“, contient l’exposé des vues nouvelles de l’auteur sur la transmission des impressions sensitives et sur celle des ordres de la volonté aux muscles, dans le centre cérébro-rachidien. Il contient aussi des recherches sur plusieurs autres questions, et entre autres sur les mouvements et sur diverses actions nerveuses chez les monstres anencéphales et

62. — Recherches sur la transmission croisée des impressions sensitives dans la moelle épinière. (I, 1855, vol. 41, p. 118, et plus au long in IX, 1855, p. 575 et p. 655.) Ce travail contient l’ensemble des faits découverts par l’auteur, conduisant à la

théorie qu’il a fait admettre, que les conducteurs des impressions sensitives s’entrecroisent dans la moelle épinière.

63. — Nouvelles recherches sur la voie de transmission des impressions sensitives dans

la moelle épinière. (I, 1855, vol. 41, p. 347, et VI, 1855, p. 50.) ■;

Faits nombreux démontrant que les cordons postérieurs do la moelle épinière ne sont pas les voies de transmission des impressions sensitives à l’encéphale, et que cotte transmission s’opère surtout par la substance grise de la moelle. L’auteur démontre en outre : 1" que la section des cordons postérieurs est si positivement suivie d’hyporesthésie que la perte de sensibilité a lieu manifestement plus tard dans le train postérieur que dans l’antérieur chez les animaux chloroformisés après la section transversale des cordons postérieurs à la région dorsale ; 2“ que les cqrr

dons postérieurs paraissent être insensibles ou fort peu sensibles ; 3° que la racine bulbaire du nerf trijumean perd sa sensibilité dans l’intérieur du bulbe ; 4° que la substance grise’ de la moelle épinière, bien qu 'inexcitable, est conductrice nonseulement pour les impressions sensitives, mais pour les actions nerveuses motrices (action de la volonté et action réflexe) ; 5° que quelquefois les ganglions des racines postérieures des nerfs spinaux paraissent être insensibles ; 6° que la transmissibilité et l’ excitabilité (soit pour les sensations, soit pour le mouvement) sont deux propriétés distinctes ; 7° que la sensibilité récurrente peut être produite par

64. — Recherches expérimentales sur la distribution des fibres des racines postérieures dans la moelle épinière et sur la voie de transmission des impressions sensitives dans cet organe. (I, 1856, vol. 41, p. 477, et plus au long in VI, 1855, p. 77.)

Les deux conclusions suivantes sont les principales : 1° Les impressions sensitives, à leur arrivée à la moelle épinière, passent par les cordons postérieurs, les cordons latéraux et les cornes grises postérieures ; 2° Dans ces différentes parties de la moelle, les impressions sensitives montent ou descendent, et, après un court trajet (vers l’encéphale ou dans la direction opposée), elles quittent ces parties pour entrer dans la substance grise centrale, dans laquelle elles sont finalement transmises à l'encéphale.

66. — Recherches expérimentales sur les voies de transmission des impressions sensitives et sur des phénomènes singuliers qui succèdent à la section des racines des nerfs spinaux. (VI, 1856, p. 331.)

Faits anatomiques, expérimentaux et cliniques démontrant la fausseté des théories admises en Franco et en Allemagne sur les questions traitées dans ce mémoire.

66. — Lettre sur les propriétés et les fonctions de la moelle épinière. (X, 1855, p. 468.)

67. — Note sur quelques caractères, non encore signalés, des mouvements réflexes chez

les mammifères. (U, 1857, p. 102.)

Les principaux traits de ce travail se résument ainsi : 1" Les mouvements réflexes des membres après la section transversale de la moelle épinière n’ont pas lieu immédiatement après l’excitation ; 2” Tant que l’on continue l’excitation (si sa durée n’est pas de plus de dix à douze secondes), le mouvement ne se produit pas, mais il a lieu dès que cesse l'excitation ; 3" Plusieurs séries de mouvements ont lieu après une seule excitation, et un intervalle de repos complet existe après chaque série.

68. — Recherches sur la moelle épinière et la moelle allongée considérées comme conducteurs pour les sensations et les mouvements volontaires. (XI, 1887, vol. 8, p. 891.)

Ce travail contient nombre de faits nouveaux, parmi lesquels les suivants : 1" Une piqûre perpendiculaire du bulbe peut être faite sans produire de mouvements, tandis qu’ur.e piqûre oblique cause des contractions ou du tournoiement ; 2* L’irritation des olives montre qu’elles sont sensibles et capables do causer des mouvements, bien qu’elles ne soient pas des voies de transmission pour les sensations ou les mouvements volontaires ; 3" Il n’y a guère de paralysie après la section des cordons antérieurs tout près du bulbe, tandis que la section des cornes antérieures et des cordons latéraux est suivie de la perte complète du mouvement volontaire,,,

69. — Sur la ressemblance entre les effets de la section du nerf grand sympathique ai cou et ceux de la section transversale d’une moitié latérale de la moelle épinière. (XI, 1887, vol. 8, p. 894.)

Dans les deux cas, il y a paralysie de vaisseaux sanguins et, comme conséquence, afflux de sang, élévation de température, plus grande activité de la nutrition et par suite augmentation des propriétés vitales des nerfs, des muscles et dos vaisseaux sanguins. D’autres causes servent à. produire les phénomènes observés dans les cas de section d’une moitié latérale de la moelle épinière : — action de l’oxygène de l’air sur la moelle épinière, paralysie des vaisseaux sanguins de cet organe en arrière et du côté de la section, augmentation d’énergie des muscles et des nerfs paralysés, pendant la première période de leur repos.

70. — Nouvelles recherches expérimentales sur la transmission des impressions sensitives dans la moelle épinière (I, "1887, vol. 48, p. 146; XII, 1887, vol. 23, p. 7; et avec plus de détails in XIII, 1888, vol. 1, p. 177).

Nouveaux faits montrant que la substance grise est la principale voie de trans-

71. — Recherches sur les causes de la mort après l’ablation de la partie de la moelle

allongée qui a été nommée point vital. (XIII, 1888, vol. 1, p. 217.) >A Travail dans lequel l’auteur a insisté plus qu’ailleurs sur l’absolue nécessité dans la recherche des causes des phénomènes vitaux, normaux ou morbides, de tenir compte d’un élément presque toujours négligé, bien que ce soit lui qui le plus souvent produise entièrement ou en partie les effets dont on cherche la cause. Dans les cas do lésion traumatique ou par maladie d’une partie quelconque des centres nerveux ou des autres organes de l’économie animale, il peut exister (ainsi que Ta

cérébro-rachidien. Dans ce travail, pour la première fois, l’auteur a décrit une forme particulière de paralysie ayant lieu du côté de la lésion, contrairement aux données reçues. Pour la première fois aussi, il a essayé de démontrer que l’encéphale peut causer une paralysie par action réflexe.

1S. — Expériences montrant que les cordons antérieurs de la moelle épinière servent à la transmission des impressions sensitives. (XIII, 1858, vol. 1, p. 809.)

Ces expériences, qui ne peuvent laisser aucun doute, ont donné un résultat entiè-

76. — Sur la vitesse des courants nerveux. (XIY, 1859, p. 323.)

A l’aide d’un appareil spécial, construit par M. Bréguet, l’auteur a pu constater d’une manière très-nette que la r transmission des impressions sensitives dans la moelle épinière est considérablement plus lente que dans les nerfs.

77. — Sur la possibilité du retour des fonctions perdues après une section transversale partielle ou complète de la moelle épinière, chez thomme et chez les animaux. (XV, 1859, vol. 1, p. 96.)

Ensemble des faits expérimentaux constatés par l’auteur et comparaison de ces faits avec quelques observations cliniques.

78. — Expériences nouvelles sur la transmission des impressions sensitives par la

moelle épinière. (XIII, 1859, vol. 2, p. 65.)

Les faits nouveaux rapportés dans ce travail ne laissent aucun doute sur les points suivants : que les cordons postérieurs ne sont pas plus les conducteurs des impressions tactiles qu’ils ne le sont des impressions douloureuses, thermiques, etc. ' ,1

79. —Sur le mode dinfluence du système nerveux sur la nutrition. (XIII, 1859, vol.2,

Travail ayant pour objet principal de montrer par des faits la nécessité de distinguer les effets d’une action morbide (irritation) de ceux d’une cessation ou absence d'action.

80. — Eu rhythme dans le diaphragme et dans les muscles de la vie animale après leur

séparation des centres nerveux. (XIII, 1859, vol. 2, p. 115.) .]

Quant au diaphragme, les faits découverts par l’auteur ont aussi été constatés par M. Vulpian. La particularité remarquable il cet égard est qu’en l’absence de toute influence possible du centre cérébro-rachidien, le diaphragme peut comme le cœur

se mouvoir rhythmiquement. Les muscles intercostaux et d’autres muscles peuvent aussi, après séparation des centres nerveux, se mouvoir en apparence spontanément et d’une manière rhythmique. On peut supposer, jusqu’è preuve du contraire, que les mouvements rhythmiquos du diaphragme séparé des centres nerveux dépend des ganglions nerveux qu’il contient; mais où sont les ganglions dans les muscles

que les mouvements rhythmiques peuvent exister sans l’intervention de centres

81. —Production de sueur par action réflexe. (XIII, 1859, vol. 2, p. 449.) Additions au fait du n° 10.

82. — Recherches expérimentales sur la physiologie de la moelle allongée. (XIII, 1860,

vol. 3, p. 151.)

Faits nouveaux à ajouter à ceux du n° 70, pour prouver que l’ablation du bec du calamus tue par suite de l’irritation des parties voisines et non par suite de Vabsence (faction d’un centre essentiel à la vie. Ce travail contient aussi des faits sur une espèce particulière de mort, qui a lieu sans les phénomènes de l’agonie.

83. — Sur l’indépendance des propriétés vitales des nerfs moteurs. (XIII, 1860, vol. 3,

Faits démontrant que la puissance d’action des nerfs moteurs dépend de leur organisation et non des centres nerveux.

84. — Sur une modification spéciale de la nutrition dans une partie limitée du corps sous l’influence d’irritations de t encéphale ou de la moelle épinière, dam certains cas âépilepsie (XIII, 1860, vol. 3, p. 167.)

83. — Recherches expérimentales sur diverses questiom concernant la sensibilité. (XI, vol. 10,1860, p. 510, et aussi XIII, 1861, vol. 4, p. 140.)

Le premier point établi par ces recherches est que la sensibilité est au moins deux fois plus intense chez certains animaux que chez d’autres d’une espèce voisine ; le second point est que la durée de la sensibilité dans des nerfs ne recevant plus de sang est d’autant plus grande que la température ambiante est plus basse ; le troisième point est que la sensibilité dans des nerfs des membres abdominaux, privés de sang, dure bien plus de temps si la section des cordons postérieurs de la moelle épinière a été faite soit avant, soit pendant l’expérience.

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