Sur les I
mouvements rotatoires. (XIII, 1860, vol. 3, p. 120.) Quelque feits nouveaux qui s'ajoutent à d autres pour conduire l’auteur à l’opinion que ces mouvements dépendent surtout de contractions spasmodiques permanentes de certains muscles du cou ou du tronc.
87. Leçons sur la Physiologie et la Pathologie des centres nerveux, publiées en anglais, sous le titre suivant : Course of Lectures on the Physiology and Patkology of the Central Nervous System , delivered at the Royal College of Surgeons ofEngland, in May 1838, in-8, 276 pages, with 3 plates ; Philadelphia, 1860.
Cet ouvrage a été en grande partie publié dans le journal The Lancet, de Londres, juillet à décembre 1888. Voici quelques-unes des principales conclusions des recherches qui y sont exposées : 1° Les crampes et d’autres contractions spasmodiques (celi les de l’utérus dans l’accouchement et l’avortement, celles du sphincter de l’anus,
■ ete.)causent de la douleur, parce qu’elles s’accompagnent d’une irritation galvanique des fibres nerveuses sensitives des muscles. C’est aussi une irritation galvanique de ces fibres, chaque fois que les muscles se contractent (irritation dont l'intensité est proportionnelle à l’énergie de la contraction), qui nous donne la sensation de l’état de nos muscles, sensation d’après laquelle nous dirigeons nos mouvements (Lecture I) ; 2° L’hyperesthésie est un résultat constant de lésions des parties postérieures de l’axe cérébro-spinal dans toute sa longueur, depuis les tubercules quadrijumeaux jusqù’à l’extrémité inférieure do la moelle épinière (Lect. II, IV et V) ; 3° De nombreux faits pathologiques montrent, comme les vivisections, que la transmission des impressions sensitives à l’encéphale se fait par la substance grise, et en partie aussi par les cordons antérieurs de la moelle épinière (Lect. II, IV et V); 4° L’entre-croisement des conducteurs, dos impressions sensitives du tronc et des membres se fait dans la moelle épinière et non dans la protubérance ou au-dessus d’elle (Lect. III et VII) ; 5° Par suite d’une disposition anatomique particulière; les lésions do la moelle épinière qui ne font pas disparaître complètement la sensibir lité, la laissent persister au même degré dans toutes les parties du corps au-dëssouS du point lésé (Lect. IV et VI); 6° Les diverses espèces d’impressions sensitives sont transmises par des conducteurs distincts qui paraissent passer par des parties différentes de la moelle épinière (Lect. VII) ; 7° Les conducteurs des ordres de la volonté aux muscles ne s’entre-croisent pas dans la protubérance, comme on l’a dit, ni dans aucune partie de la base de l’encéphale autre que celle où se fait la décussation des pyramides antérieures, et ils se trouvent dans les cordons latéraux et dans les cor* nés grises antérieures de la moelle épinière, dans la partie supérieure de la région cervicale (Lect. IV, VII, VIII et XII); 8° Les coi’dons postérieurs de la moelle épir
soit par une influence réflexe, prenant son origine dans une partie quelconque du corps (peau, muqueuses, tronc des nerfs, etc.) (Lect. XI) ; 15» L'épilepsie, les diverses formes d’aliénation mentale, la chorée, la catalepsie, l’hystérie, le tétanos, l’hydrophobie, etc., sont produits, bien plus souvent-qu’on ne le croit, par une espèce particulière d’irritation prenant son origine dans une partie du système nerveux à action centripète (Lect. X et XI) ; 16" La moelle allongée n’est nas le seul centro nerveux servant aux mouvements respiratoires, et elle n’est pas non plus essentielle à la production de ces mouvements (Lect. XII); 17" Il y a dans la moelle allongée, dans la protubérance et d’autres parties de la base de l’encéphale, un nombre considérable de fibres et de cellules nerveuses qui ne servent pas à la transmission des impressions sensitives ou des ordres de la voloL.é aux muscles, et qui sont douées de la propriété de produire un spasme persistant dans certains muscles, et surtout ceux du cou, même lorsqu’elles n’ont été que légèrement irritées. Les convulsions rotatoires dépendent très-souvent de ces spasmes et des changements dans l’état des vaisseaux sanguins de certaines parties de l’encéphale (Lect. XII); 18" L’irritation du nerf auditif, même chez les mammifères et chez, l’homme, peut produirons mouvements rotatoires ou de simples convulsions cloniques (Lect. XII). Eu outro des conclusions qui précèdent, cet ouvrage contient l’exposé d’un grand nombre de recherches sur les propriétés ot les fonctions des diverses parties de la moelle épinière et de la base de l’encéphale, sur les diverses espèces de sensations (sens musculaire, douleur, chatouillement, toucher, chaleur et froid), sur l’hyperesthésie, sur les sensations subjectives, sur la physiologie du nerf grand sympathique, etc. Enfin il contient aussi, dans un appendice, un exposé de nombreuses recherches sur la physiologie des monstres amyèles, acéphales ou anencéphales, sur les causes de mort dans les cas de fracture du rachis, sur la phy-
88. — Leçons sur les paralysies des membres inférieurs, deux éditions en français, la
2”' publiée en 1865, l’original ayant paru en anglais, sous le titre suivant ;
Lectures on the diagnosis and treatment of the principal forms of paralysis of the
lower extremities. Philadelphia, 1861. In-8 de 118 pages. (Publié d’abord dans XY, April to June 1860.)
Voici les conclusions capables d’intéresser les physiologistes : 1" Dos paralysies peuvent se produire par action réflexe : a, par suito d’une congestion ou d’une inflammation de la moelle épinière ou de ses méninges, ayant lieu consécutivement ■ à une irritation des nerfs sensitifs ou incidents ; b, par suite d’une altération réflexe de la nutrition de quelques nerfs ou de quelques muscles ; c, par suite d’une altéra-. tion de nutrition de la moelle épinière, due, selon toutes les probabilités, à une
n’était qu’un seul et même organe, c’est faire une erreur tout aussi grande que si l’on essayait de décrire les symptômes des maladies des différents viscères abdominaux ou thoraciques sous un seul et même nom. — La seconde leçon contient des faits nouveaux relatifs à l’entre-croisement des nerfs crâniens et aux symptômes des affections organiques des diverses parties de la base de l’encéphale. Parmi ces faits se trouve le suivant : les lésions d’une moitié latérale de la protubérance peuvent produire de l’anesthésie faciale du côté correspondant, du côté opposé ou des deux côtés à la fois, suivant qu’elles siègent avant ou après l’entre-croisement des deux nerfs trijumeaux ou sur les deux à la. fois, au voisinage de leur entre-croisement.—Les troisième et quatrième leçons ont pour objet l’application des principes posés dans les deux premières il l'étude des affections du cervelet. Les faits rapportés montrent que le cervelet ne sert ni comme siège du sens musculaire ou d'une prétendue faculté de coordination des mouvements, ni comme siège du sens érotique, si lés sensations voluptueuses peuvent être considérées comme appartenant il un sens spécial. De plus, ces leçons montrent que par action réflexe le cervelet peut produire de l’amaurose, du vomissement, des troubles dans l’action de nombre de muscles, de l’hyperesthésie et de l’hémiplégie, tantôt du côté correspondant, tantôt du côté opposé à celui de la lésion dans ce centre nerveux.
91. — Sur une théorie de la migraine. (XIII, 1861, vol. 1, p. 137.). |
Cette théorie d’après laquelle la douleur serait due à la contraction des fibres musculaires des vaisseaux sanguins, est contraire à nombre de faits.
92 .—Remarques sur la physiologie du cervelet et du nerf auditif. (XIII, 1861, vol. 4, p. 413, et 1862, vol. 5, p. 484.)
Dans ces deux travaux, l’auteur montre par des faits la nécessité de distinguer les effets d’une irritation, de ceux qui dépendent directement de la perte de fonction.de la partie lésée. Il fait voir, surtout pour le cervelet, que les lésions de cette partie produisent des symptômes par une irritation qui en part et va agir sur d’autres parties
93. — Sur quelques points de la physiologie du cerveau et delà moelle épinière. (XIII, 1861, vol. 4, p. S84.)
Nombre de faits nouveaux et très-singuliers montrant que l’irritation des racines des nerfs spinaux détermine des, changements immédiats dans la nutrition, les propriétés et les fonctions de la moelle épinière. Dans une autre partie de ce travail, 1 auteur signale la nécessité, dans l’étude du cerveau dans les diverses races humaines, de tenir compte du calibre des artères vertébrales et carotides.
94. — Remarques sur un cas de plaie de la moelle épinière- (XV, 1862 vol. 2, p. 62.)
C’est un cas type de l’espèce de paralysie que l’auteur a le premier décrite, sous le nom d’hémiplégie spinale.
96. — Sur l action du nerf vague sur le cœur. (XIII, 1862, vol. 8, p. 298.)
La galvanisation légère du nerf vague ne fait pas, comme on le soutient, augmenter les mouvements du cœur. Si l’on voit le cœur battre plus fort quelquefois dans ces circonstances, c’est que l’animal s’est agité.
96. — Sur T entre-croisement de quelques branches du nerf trijumeau (XIII, 1862, vol. 8, p. 307.)
Quelques faits cliniques conduisant à faire admettre que les filets linguaux du trijumeau ne s’entre-croisent pas là où s’entre-croisent les filets faciaux de ce nerf.
97. — Sur t existence du sang rouge dans les veines et sur l'influence du système ner¬
veux sur la couleur du sang. (XIII, 1862, vol. 8, p. 866.)
Le promier point établi dans ce travail est que le sang peut passer du rouge écarlate au rouge noir en l’absence de toute influence nerveuse, comme l’ont montré surtout des expériences sur deux suppliciés, faites longtemps après leur décapitation. Le second point est que le système nerveux peut agir, comme le galvanisme, et augmenter l’intensité de la transformation de sang rouge en sang noir. Le troisième point est que le sang veineux est moins noir là où il y a une paralysie vasomotrice, uniquement parce que la quantité dé sang est augmentée.
98. — Note sur les fibres nerveuses sensitives des muscles. (XIII, 1862, vol S, p. 874.)
99. — Recherches expérimentales et cliniques sur la transmission des impression^ de tact, de chatouillement, de douleur, de température et de contraction musculaire (sens musculaire ) dans la moelle épinière. (XIII, 1864, vol. 6, p. 124, p. 232 et p. 881.)
Ce mémoire, de 102 pages, contient beaucoup plus que son titre n’indique. Voici un résumé extrêmement succinct des principaux résultats obtenus : 1° Les conducteurs des impressions de chatouillement sont distincts de ceux des impressions tactiles; 2" Los conducteurs des impressions voluptueuses sont distincts de ceux des autres impressions (tact, chatouillement, etc.), provenant de la muqueuse uréthrale ou de la peau de la verge 3° Le sens musculaire diffère radicalement des autres impressions sensitives en ce que sa paralysie a lieu, comme celle
des muscles et des vaisseaux, du côté d’une lésion de la moelle épinière, tandis que les diverses anesthésies ont lieu du côté opposé ; 4° Les conducteurs des impressions thermiques passent dans les parties grises centrales de la moelle épinière ; 8° Les conducteurs des impressions de douleur sont disséminés; mais se trouvent surtout dans les parties postérieures et latérales de la substance grise de la moelle épinière; 6" Los conducteurs dos impressions do toucher et de chatouillement sont principalement: dans-les: parties antérieures, grise et blanchei^dejla moelle épinière (au moins-au-renflement cervico-brachial) ; T Les conducteurs servant au sens musculaire passent.'dans les .parties antérieures et non dans les cordons postérieurs, comme on l’a, à tort, supposé d’après les cas d’ataxie locomotrice ; 8° Chacune dés .espèces- dè-sensibilité peut atteindre- un degré considérable d’intensité (de 10 à 100 fois autan-h qu’ai l’état normal) ; 9" Il existe deux causes distinctes -d’hypèresthésie-dans-certaines lésions' de la moelle épinière.; l’une immédiate, l’autre secondaire et due h un état inflammatoire des tissus médullaires ; 10“ Les parties normalement inexcitables de la moelle épinière peuvent le devenir sous l’influence 1 d’une inflammation et peuvent alors donner lieu, dans dos membres d’ailleurs anesthétiques ou paralytiques, à des sensations subjectives de toucher, de chatouillement, do douleur, de température et de position des membres (sens musculaire); 11" Les conducteurs d’une espèce d’impressions sensitives peuvent; dans certains cas, être mis en action par les causes qui, d’ordinaire, n'excitent que les conducteurs d’une autre espèce ; 12" La connaissance du lieu où est faite Une impression sensitive, peut disparaître dans dos parties n’ayant pas pordu la sensibilité et tout au contraire elle peut persister ù un degré notable dans des parties ayant presque entièrement perdu la sensibilité; 13" La lésion d’une moitié latérale de la moelle épinière, chez l’homme, détermine une diminution notable ou la perte dè la faculté réflexe du côté correspondant; 14“ Une lésion de la moelle cervicale, Chez l’homme, détermine à la face, à l’œil, etc., les effets de la section du nerf grand Sylriphathique.'cèrvical.
IMiiï-.'ft'bidiiction; d’ataxie musculaire,par.lirrilation d’une très-petite pmtie. de la moelle épinière chez les oiseaux. (XIII, 1864, vol. 6, p. 701.)
- ■' - • 101. — Article Æstkésiomètre. (XVI, 186o, vol. 2, p. 47.) -
!§*• — ? ur . les pngrM récents de nos connaissances, à tégard du diagnostic, et du ..traitement des affections nerccuses. (XV, 1866, vol.l,p.l,p.88, p. 139, et p. 247.) , ■l'03; — Leçons:sur le.diagnostic et i e traitement des d/fèctmns nei-ceuses fonttidmelledis. pûbliées en anglais, à Philadelphie, 1868) 1 vol. in-8.- '
Dans cet ouvrage, l’auteur a essayé dé donner au diagnostic etù la thérapeutique 1 '.
des bases nouvelles fournies par la physiologie. Il a aussi essayé d’établir plusieurs lois relativement à la production des affections nerveuses. Les deux principales de ces lois sont les suivantes : -T La même cause périphérique d’irritation, agissant sur un même nerf à action centripète, peut produire les effets les plus variés, y compris chacune des affections nerveuses fonctionnelles; 2”Le degré d’excitabilité des diverses parties du système nerveux, non-seulement varie extrêmement chez différentes personnes, mais il peut aussi s’augmenter ou décroître considérablement chez la même personne sous l’influence d’un grand nombre de causes.
104. — Sur une altération spéciale de la sensibilité tactile dam certaines affectiom
de la base de l’encéphale. (XVII, 1868, vol. 1, p. 167.)
La sensibilité peut être modifiée d’une telle manière que le malade sente deux pointes de l’æsthésiomètre lorsqu’on n’en applique qu’une, ou trois pointes lorsque deux sont appliquées.
105. — Nouvelles recherches sur le trajet des diverses espèces de conducteurs d’impressions sensitives dans la moelle épinière. (XVII, 1868, vol. 1, p. 610-etp. 716; et 1869, vol. 2, p. 236 et p. 693.)
Ce travail, basé sur un nombre considérable de faits, démontre qu’il n’y a pas au bulbe rachidien ou à la protubérance d’entre-croisement pour les conducteurs des impressions sensitives, venant des membres ou du tronc et que si un entre-croisement est nécessaire, il s’opère en entier dans la moelle épinière chez l’homme.
106. — Expériences sur l’influence cCune irritation des nerfs de la peau sur la température des membres {en collaboration avec M. J.-S. Lombard. XVII, 1868, vol. 1, P- 688).
A l’aide d’un appareil thermo-électrique d'une grande délicatesse, des résultats très-nets ont été obtenus, montrant qu’un pincement même très-léger de la peau d’un membre détermine uno augmentation de température du membre entier et une diminution de température du membre homologue du côté opposé.
107. — Physiologie pathologique, symptômes et diagnostic de l’hémiplégie spinale.
(XV, 1868, vol. 2, p. 593, p. 659, p. 755 et p. 821.)
L’auteur avait déjà donné l’histoire de cette espèce d’hémipiégie (voyez 11’99), mais il y ajoute ici des traits nouveaux.
108. — Sur les lésions de la moelle épinière qui produisent quelques-uns des symptômes de l’hémiplégie spinale. (XV, 1869, vol. 1, p. l,p. 219, p. 703 etp. 873.)
Travail contenant nombre de faits pour servir à l’établissement des vues de l’auteur sur la physiologie et sur le diagnostic des maladies de la moelle épinière.
109. — Faits démontrant que le cordon latéral de la moelle épinière ne sert pas à la
respiration. (II, 1869, p. 64, et 1872, p. 18.)
Voyez ci-après n" 121.
110. — Sur une différence radicale entre la moelle épinière et les nerfs, quant au re¬
tour des fonctions perdues. (II, 1869, p. 66.)
Il s’agit non-seulement de la différence, trouvée par l’auteur, relative au retour de la sensibilité, mais aussi du renouvellement de l’action des'fibres spéciales dont il a découvert l’existence et qui sont les agents conducteurs d’irritations convulsi-
111. De iinfluence du centre nerveux cérébro-rachidien sur les échanges entre le sang
et les tissus. (11,1869, p. 98.)
Faits expérimentaux montrant que le système nerveux peut arrêter la transformation du sang artériel en sang veineux.
112. — Paralysie réflexe de l'abdomen après la section du nerf sciatique. (II, 1869,
p.lll.)
Ce fait singulier montre bien l’influence qu’une irritation périphérique peut oxer-
113. — Influence sur la pupille, de parties de la moelle épinière, en arrière du centre
cilio-spinal. (II, 1869, p. 121.)
114. — Influence de la section du nerf sciatique sur la sécrétion teid«.(ll,1869,p.l21
et p. 319.)
Cette influence consiste en une augmentation de la sécrétion.
118. —Influence des nerfs cutanés du bras chez l’homme sur la circulation de la fui. (II, 1869, p. 146.)
Expériences faites avec M. Lombard, démontrant que les vaisseaux sanguins se dilatent et la température s’élève quelquefois à la face après une irritation de la peau du bras, comme dans le cas d’une pneumonie.
116. — Sur des altérations de nutrition au cou après la section du nerf sciatique. (II,
Faits montrant que la nutrition peut être altérée à un degré très-considérable, par influence réflexe, très-loin du lieu de l’irritation première.
117. — La section des canaux semi-circulaires ne cause le tournoiement que parce
qu’elle s’accompagne d'une irritation du nerf auditif. (II, 1869, p. 187.)
118. — De [influence du système nerveux sur la nutrition. (II, 1869, p. 239, et 1870,
Faits nouveaux à l'appui des doctrines de l’auteur, d’après lesquelles la nutrition ne dépend pas essentiellement d’influences nerveuses, mais peut néanmoins être altérée de manières extrêmement variées par une irritation de centres ou troncs ner-
119. — Fait démontrant que [absorption peut avoir lieu par action réflexe. (II, 1869,
120. — Remarques à propos d'un cas de tumeur de la moelle épinière , (XVII, 1869,
vol. 2, p. 296.)
Fait favorable à la théorie de l’auteur sur la transmission des impressions sen
121. — Sur [augmentation d 1 énergie des mouvements respiratoires, apres la section
dune moitié latérale de la moelle épinière. (XVII, 1869, vol. 2, pi 299.)
La question du lieu de passage dans la moelle épinière des conducteurs servant aux mouvements respiratoires est résolue par les faits mentionnés dans ce travail et dans un précédent (n“ 109). De plus, l’auteur fait voir que l’action du diaphragme et d’autres muscles respiratoires s’augmente après l’hémiseotion de la moelle audessus de l’origine du nerf phrénique.
122. — Faits qui montrent que les fibres nerveuses servant aux mouvements volontaires ne sont pas celles qui font contracter les muscles dans les convulsions. (XVII, 1869, vol. 2,p. 672.)
123. — Remarques sur une cause d’erreur dans [appréciation des degrés de sensibilité dans les cas de maladie des centres nerveux et pa tiiulieiement de cordons postérieurs de la moelle épinière. (XVII, 1869, vol. 2, p. 761.)
Il existe une cause d’hyperesthésie qui masque plus ou moins l’anesthésie.
124. — Faits démontrant qu’il.existe trois espèces de syncope, caractérisées.: tune par l’arrêt du cœur, une seconde par l’arrêt de la respiration, et la troisième par l’arrêt de quelques-uns des échanges entre les tissus et le sang. (XVII, 1869, vol. 2, p. 767.)
Cos trois états particuliers et distincts peuvent être produits par des causes morales comme par des irritations de parties diverses du système nerveux. Ces variétés de syncopes peuvent coexister ou se montrer séparément.
126. — Physiologie pathologique et diagnostic de l’hémiparaplégie. (XV,1869,vol. 2, p. 429 et p. 867.)
Caractères et mode d’origine d’un type de paralysie décrit par l’auteur.
126. — Faits contraires à la théorie des centres trophiques de Waller. (II, 1870,p.5,-ét
1871, p. 170 et p. 207.)
Le premier fait est que le bout central d’un nerf coupé s’altère, bien que conservant ses relations avec les prétendus centres trophiques ; le second fait est que les ganglions spinaux s'atrophient après la section du nerf sciatique.
127. — Hypertrophie des capsules surrénales, causée par une lésion de la moelle épi¬
nière. (Il, 1870, p. 27).
128. — Différences entre les deux moitiés du cerveau, montrant que le côté droit dévient surtout un centre de nutrition et le gauche un centre de vie intellectuelle; (II, 1870, p. 27, p. 97 et p. 112, et 1871, p. 96.)
Les deux moitiés du cerveau ont des fonctions et des propriétés semblables, mais par la mise en jeu de certaines propriétés et l’exercice de certaines fonctions dans une moitié plus que dans l’autre, des différences considérables surviennent, entre.ces deux parties, la droite arrivant à produire plus souvent que la gauche des altérations de nutrition dans les membros et ailleurs, et la gauche arrivant à donner lieu plus que la droite à des troubles variés de l’intelligence.
129. — Sur les effets à distance, dans les cas de lésion des nerfs. (XXIV, vol.
L’objet de cet article est de montrer que la lésion d’un nerf chez l’homme peut déterminer les effets les plus variés : toutes les névroses, les paralysies, l’anesthésié, la perte des sens et des fonctions du cerveau, des altérations très-variées de nutrition, y compris même la gangrène, etc.
130. — Faits montrant que la sécrétion des plumes s'augmente en arrière et du côté
d’une hémisection de la moelle épinière. (II, 1870, p. 41.)
131. — Influence des parties inférieures de la moelle épinière sur ses parties supé¬
rieures. (II, 1870, p. 48.)
132. — Pointe sentie lorsqu'une seule des pointes de lœsthésiomètre est sentie.
C’est la supérieure, c’est-à-dire colle qui dans la longueur du tronc, de la tête ou des membres est au-dessus de l’autre, dans l’attitude debout.
133. — Fait démontrant que le symptôme connu sous le nom de constriction en ceinture et qu’on croit dépendre toujours d’une affection de la moelle épinière, peut être causé par une irritation d’un nerf cutané. (II, 1870, p. 87.)
134. — Une piqûre du poumon peut causer une occlusion partielle des paupières. (II, 1870, p. 97.)
Influence réflexe sur le nerf grand sympathique.
138. — Constance d’une congestion des capsules surrénales après une lésion considérable d’un côté de l'encéphale. (II, 1870, p. 113.)
136. — Production d’hémorrhagie pulmonaire par certaines lésions cérébrales.
(II, 1870, p. 117.)
Voyez plus loin, n° 148.
137. — Similarité des effets produits par la section d’une moitié latérale de la moelle épinière et par une irritation des nerfs dorsaux, sur les mouvements volontaires et sur la respiration. (II, 1870, p. 140.)
Faits importants dans la grande question de savoir comment agissent les lésions des centres nerveux dans la production des effets qu’on observe.
138. — Tournoiement causé par Tirritation du ganglion thoracique. (Il, 1870, p. 141.) Fait à ajouter à d’autres qui ont servi à l’auteur pour montrer que les mouvements rotatoires peuvent être causés par une irritation périphérique.
139. — Sur le lieu de passage, dans la moelle épinière, de fibres nerveuses motrices distinctes de celles servant aux mouvements volontaires. (XV, 1870, vol. 1, p. 2.)
140. — Relations entre T hypocondrie et une altération paftiadière des poils, m 1871, p. 82.)
141. — Mouvements rotatoires dus à une lésion de la partie lombaire de la moelle épinière. (II, 1871, p, 104.)
Premier fait de ce genre observé jusqu’ici.
142. — Faits démontrant que la mort, dam les affections cérébrales, peut être due à ce qu’elles ont produit des lésiom pulmonaires. (II, 1871, p. 101.)
Il importe donc, dans les affections cérébrales, de chercher par l’auscultation et la percussion si ces lésions existent.
143. — Fait nouveau relatif à la sensibilité tactile. (II, '1871, p. 108.)
144. — Hémorrhagie et gangrène de [oreille, produites par des lésions du système nerveux. (II, 1871, p. 119 etp. 126, et IX, 1869, p. 184 etp. 201.)
Faits nouveaux montrant quel est le mécanisme de l’hématome de l’oreille che les aliénés.
14B. — Arrêt de la respiration par action réflexe. (II, 1871, p. 134, p. 138 et p. 186.)
Faits nouveaux montrant comment l’insufflation pulmonaire, l’acide carbonique, etc., agissent pour produire l’inhibition de la respiration.
146. — Eschare se montrant du côté opposé à celui dune lésion de la moelle épinière.- (II, 1871, p. 146.)
La nutrition peut donc être influencée d’une manière croisée par une irritation provenant de la moelle, comme elle l’est par une irritation cérébrale.
147. — Altération de nutrition dm centre nerveux due à une lésion lointaine dam un nerf. (II, 1871, p. 171.)
Montrant une influence s’exerçant loin du point lésé.
148. —■ Sur la production d’hémorrhagies, d'anémie, d’œdème ou demphysème dans tes poumons, par certaines lésions de la base de l’encéphale. (XV, 1871, vol, 1, p. Ct) L’auteur a rassemblé dans ce travail tous les faits qu’il-a trouvés, montrant : 1° que les vaisseaux sanguins des poumons peuvent être influencés de différentes manières par la base de l’encéphale ; 2° que les nerfs vaso-moteurs des poumons ne passent pas comme on le croit par le nerf vag-ue, mais bien par la moelle épinière
et le grand sympathique thoracique ; 3“ qu’un emphysème immédiat peut être causé par l’irritation de la base de l’encéphale.
149. — Pneumonie double, causée par une action réflexe provenant de linflammation
d’un seul nerf vague. (Il, 1872, p. 18.)
150. — Preuves que c’est par me irritation de fibres centripètes venant des racines du nerf spinal que l’insufflation pulmonaire arrête la respiration. (II, 1872, p. 22.)
151. — Faits nouveaux contre topinion que c’est par une action du nerf vague que se produisent les ecchymoses pulmonaires dans les lésions cérébrales. (II, 1872,
152. — Production immédiate d’emphysème pulmonaire, par la galvanisation du
nerf vague. (II, 1872, p. 181 et p. 187.)
Fait montrant que les petites bronches peuvent se contracter avec énergie.
153. — Sécrétion de mucus palpébral par la galvanisation du nerf trijumeau dans
le crâne. (II, 1872, p. 188.)
Cette sécrétion peut donc comme les autres ètro augmentée par une influence nerveuse.
154. — La section du nerf sciatique peut causer de l'exophthahnie unilatérale. (II, 1872, p. 194.)
C’est là un des plus singuliers effets que l'auteur ait trouvés après une section do
155. — Atrophie du cerveau causée par une lésion de la moelle épinière et par la section du nerf grand sympathique cervical. (II, 1872, p. 194 et p. 195.) Maintenant que l’on cherche à établir la doctrine de la localisation des centres moteurs dos membres à l’aide de cas d’atrophie partielle des lobes cérébraux chez des amputés, il importe de montrer que des lésions de la moelle ou du grand sympathique peuvent causer l’atrophie du cerveau.
156. — Remarques sur quelques effets intéressants, observés dans trois cas. de lésion de nerfs. (XVIII, 1873, p. 54.)
Dans le premier de ces trois faits, des phénomènes ont eu lieu, démontrant une influence exercée sur la moelle.épinière par une irritation du nerf médian ; dans le second, il y a des preuves qu’un nerf séparé du centre cérébro-spinal peut agir
spontanément pendant quatre jours ; dans le troisième, il y a la preuve qu’un spasmes vasculaire considérable peut persister très-longtemps (plus de vingt ans), sôus lîinfluence d’une irritation nerveuse.
157. __ Recherches expérimentales et cliniques sur l’arrêt soudain de la respiration et d'autres phénomènes normaux ou morbides. (XVIII, 1873, p. 87.)
Dans ce travail, l’objet principal de l’auteur est de montrer que le champ des phénomènes inhibitoires ou d'arrêt est infiniment plus étendu qu’on ne croit et que l’étude de ces phénomènes est d’une immense importance pour les progrès futurs de la physiin logie et de la médecine. Il place les phénomènes suivants, quand ils proviennent de certaines lésions, côte à côte, comme étant produits par un même mécanisme : Arrêt du cœur, des mouvements respiratoires, des échanges entre les tissus et le saug, de l’activité du principal centre vaso-moteur, de l’activité cérébrale (d’où résulte la perte de connaissance), de l’activité des cellules nerveuses encéphaliques servant aux mouvements volontaires, de l’activité cérébrale servant à la sensibilité, de l’activité cérébrale servant à exprimer les idées par la parole (aphasie), de la puissance visuelle (amaurose), de la puissance des nerfs auditifs, olfactifs, ou du goût (surdité, anosmie, perte du goût), de l’activité des cellules nerveuses formant le centre réflexe des sphincters vésical et anal, de l’activité des cellules nerveuses servant à l'érection du pénis, de la puissance réflexe de l’axé cérébro-spinal, des mouvements de l’intestin, du vomissement, des convulsions (épileptiformes,, hystériques, tétaniques; etc.), d’une activité morbide du cerveau ou de la moelle épinière (guérison soudaine de la folie, de l’aphasie, de la paralysie, etc.), des sécrétions, de différents états morbides, etc. — En abordant dans ce travail l’étude de certaines inhibitions, l’auteur étudie' d’abord des causes nouvelles ou peu connues de l’arrêt du cœur (p. 89-93), puis les mouvements respiratoires qui peuvent être suspendus dans des circonstances pleines d’intérêt et non examinées jusqu’ici, circonstances dans lesquelles, malgré la cessation de l’oxygénation du sang, il y avait un état syncopal au lieu d’asphyxie.
158. — Sur le mécanisme de production des symptômes dans les affections organiques du cerveau. (XVIII, 1873, p. 117 et p. 231.)
Dans ce travail, l’auteur montre que la physiologie de l’encéphale est tout’ entière à refaire. Les notions admises sur tous les points importants doivent être rejetées et remplacées entièrement par de nouvelles notions. Ce qu’il démontre pour l’histoire physiologique de l’encéphale, l’auteur le démontre aussi pour l’his^ toire symptomatologique des maladies encéphaliques.
l§g. — Sur des espèces ethémiplégie très-peu connues ou inconnues jusqu’ici et sur leur diagnostic, comparé à celui des hémiplégies spinale, alterne et cérébrale. (XVIII, 1873, p. 134, avec une planche.)
Le principal objet de ce travail, indépendamment du côté pratique des questions examinées, est de montrer que l’hémiplégie ne dépend pas, comme on le croit, de la perte d'action de la partie lésée dans l’encéphale. Ceci est surtout clairement démontré par des cas, tels que ceux que l’auteur rapporte, dans lesquels la sensibilité et le mouvement volontaire sont perdus du côté même où la protubérance ou le bulbe rachidien étaient lésés.
normales et morbides, traduites de l’anglais par le docteur Béni-Barde, 212 pages in-8. Paris, 1872.
Cet ouvrage se compose de parties extraites de plusieurs publications faites par l’auteur en Angleterre et aux Etats-Unis.
161. — Sur la production d'effusions sanguines, par influence nerveuse.
(XVIII, 1873, p. 148.)
L’objet principal est de montrer que les ecchymoses et les hémorragies produites, surtout dans les poumons, par l’irritation mécanique ou galvanique de la base de l’encéphale dépendent d'une contraction simultanée des artères et des veines de la partie où elles ont lieu, contraction qui, commençant aux troncs vasculaires, se propage do là aux veinules et artérioles, de façon à pousser tant de sang dans les capillaires que ceux-ci après distension se déchirent et causent ainsi l’effusion.
162. — Leçons sur la force nerveuse (faites au Lowell Institute, à Boston, Etats- Unis, en février et mars 1874, et publiées, en anglais, dans le journal The Tribune, et à part dans la Collection intitulée Tribune Extras, n” 18, p. 12).
Poui être comprises, les vues nouvelles exposées dans ces leçons réclameraient des développements trop considérables,
163. — Effets de l’irritation du nerf grand sympathique obtenus, chez l'homme, par action réflexe. (II, 1878, p. 131.)
L’auteur a trouvé qu’on produit la dilatation de la pupille et quelquefois une diminution de température à la face lorsqu’on irrite la peau du cou par le cautère
164. — Sur la localisation de fonctions dans certaines parties du cerveau.
L’auteur, loin de nier, comme on le dit, le principe des localisations, a proposé le premier un système de localisations entièrement différent de celui que l’on admet. Pour mettre en harmonie l’idée que toute action spéciale implique l’existence d’un organe spécial, et les faits très-nombreux que les vivisections et la clinique nous fournissent montrant que toute partie de l’encéphale peut être détruite ou profondément lésée sans qu’il y ait perte de la fonction qu’on lui attribue, l’auteur émet la supposition (entièrement d’accord avec les faits qui lui sont connus) que les cellules nerveuses qui possèclent une des fonctions cérébrales, au lieu d’ètre groupées au voisinage l’une de l’autre et de constituer ainsi une des parties distinctes du centre nerveux intra-crânien, sont disséminées dans la masse de ce centre, de telle façon qu’il y en a partout. Il croit aussi que les cellules servant à une même fonction sont liées l’une à l’autre par des fibres leur permettant d’agir ensemble. Il rapporte nombre de faits expérimentaux ou cliniques entièrement contraires à la supposition, pourtant admise généralement, qu’il existe-dans les circonvolutions cérébrales des centres pour le mouvement du bras, pour celui de la jambe, pour celui do la face ou de la langue ou pour l’expression des idées par la
168. — Production des effets de la paralysie du nerf grand sympathique cervical par l’excitation de la surface du cerveau. (II, 1878, p. 383 et p. 372, et XVII, 1878, p. 884.)
Ce résultat d’une irritation des circonvolutions cérébrales est bien intéressant. On voit apparaître après la cautérisation thermique de la partie supérieure d’un hémisphère cérébral du même côté la contraction pupillaire, l’occlusion palpébrale,
section du grand sympathique, au cou.
166. — Atrophie de F œil du côté de la cautérisation du cei'veau.
(II, 1878, p. 354.)
Ce fait très-curieux est sans doute lié à la paralysie vaso-motrice que l’auteur a constatée après la cautérisation du cerveau.
467. — Des altérations qui surviennent dans la muqueuse de l’estomac, consécutivement aux lésions cét'ébrales. (XXV, 1875, p. 597.)
Le principal de ces effets d’une irritation cérébrale a consisté dans une inflammation locale, suivie d’ulcère de Festonne qui n’a pas été fatal parce que les bords
est impossible de considérer la perte du mouvement volontaire (c’est-à-dire une paralysie) comme le résultat de la perte de fonction do la partie lésée dans l’encéphale. Et si la paralysie n’a pas cette signification, toutes les doctrines admises en physiologie et en médecino sur les relations entre le cerveau et les muscles perdent leur base principale.
171. — Où se font les entre-croisements des conducteurs des ordres de la volonté aux muscles? (II, 1876, p. 14.)
Dans ce premier travail, à ce sujet, l’auteur montre que ce ne peut être ni au bulbe rachidien ni à la protubérance annulaire que ces entre-croisements s’opèrent.
172. Sur l'anesthésie du côté de la lésion encéphalique. (II, 1876, p. 24.)
Les faits mentionnés par l’auteur ne laissent aucun doute sur l’existence .d’une telle anesthésie.
173. — Sur les convulsions unilatérales du côté de la lésion encéphalique. (II, 1876, p. 38.)
Ces convulsions montrent clairement que l’idée, généralement admise maintenant sur leur mode d’origine, est absolument fausse.
17*. — La volonté n’agit pas comme on tadmet quand elle produit des mouvements. (II, 1876, p. 40.)
Le nombre de fibres conductrices suffisant pour que les mouvements volontaires continuent dans le cas de lésion de la base de 1’ encéphale, est beaucoup trop petit pour que l’on puisse continuer à accepter, même en partie, la théorie du clavier. L’auteur substitue à cette théorio une hypothèse, très-bien supportée par les faits, et d’après laquelle la volonté agirait sur des groupes de cellules dans la moelle épinière et dans le bulbe rachidien, en leur envoyant un message semblable à une dépêche télégraphique. Ce mécanisme, impliquant l’existence do centres psychiques inférieurs, sans spontanéité, mais capables de recevoir un ordre et do l’exécuter, est en harmonie, non-seulement avec les faits qui montrent qu’un nombre de conducteurs excessivement petit peut suffire aux actions volontaires, mais aussi avec beaucoup d’autres faits, et notamment celui-ci que la volonté ne fait pas autre chose que de donner un ordre dont l’exécution peut continuer, même pendant le sommeil. »
17S. — Itecherches sur le mode de production des symptômes dans les maladies organiques du cerveau. (XV, 1876, vol. 2, p. 78.)
Ce travail contient de nombreux arguments contre les doctrines reçues sut ;ia
l’on place ces prétendus centres, peuvent produire la perte de la fonction de ces centres, tandis que des lésions destructives des parties où l’on admet que ces centres se trouvent peuvent exister sans l’altération des fonctions qui devraient disparaître. A l’égard de la vision, l’auteur fait voir par nombre d’arguments que la théorie de Wollaston doit être absolument rejetée.
178. — Introduction <i une série de mémoires sur la physiologie et la pathologie des
diverses parties de l’encéphale. (XVII, 1877, p. 409 etp. 6S5.)
Dans ce travail, dont deux parties seulement sur cinq ou six ont paru, l’auteur essaie d’abord d’établir la nécessité absolue, dans l’étude des phénomènes physiologiques ou morbides, de rechercher si ces phénomènes proviennent directement, immédiatement de la lésion ou n’en proviennent que d’une manière indirecte et par l’intermédiaire d’une action ou de la cessation d’action d’une autre partie que celle qui est lésée. Il donne les caractères différentiels de ces deux groupes distincts de phénomènes. Il passe ensuite h la démonstration de la proposition suivante : L’hémiplégie, l’hémianesthésie, l'amaurose unioculaire, les convulsions épileptiformes, la contracture, la chorée unilatérale, le tremblement peuvent se montrer du cê té de la lésion encéphalique, contrairement aux théories généralement reçues, d’après lesquelles ces manifestations morbides devraient toujours survenir du côté opposé. Dans ce travail, comme dans les deux qui précèdent, l’auteur essaie d’établir que l’amaurose, l’anesthésie, comme la paralysie ou l’aphasie, sont produites, dans les cas d’affection organique du cerveau par un mécanisme semblablo à celui de l’arrêt du cœur qui quelquefois se produit alors ou de l'arrêt soit du cœur, soit des mouvements respiratoires qu’on cause en galvanisant le nerf vague ou le bulbe rachidien, c’està-dire que dans ces diverses sortes do cessation d’activité une irritation part du lieu de la lésion ou du point galvanisé, se rend de là aux cellules nerveuses (où qu’elles soient) possédant l’activité qui va disparaître et agit sur ces cellules de façon à (arrêter, à suspendre complètement ou à diminuer notablement leur activité propre. Parmi les faits de contracture ou do convulsions ayant lieu du côté de la lésion, il en est dans lesquels les fibres irritées étaient celles d’un des pédoncules cérébraux, celles que tout le monde considère comme les conducteurs servant aux mouvements volontaires et s’entre-croisant à labasede l’encéphale. Or, la contraction musculaire aurait dû avoir lieu du côté opposé, d’où il suit que ces fibres ne sont pas ce qu’on
179. — Sur a localisation des fonctions cérébrales, dans ses applications à l’emploi du
trépan. (XV, 1877, vol. 2, p. 107.)
Le principal argument employé par l’auteur contre ces applications d’une doc-
trine qu’il considère comme erronée, est que les convulsions ou les paralysies qui conduisent les localisateurs à admettre que la lésion se trouve en un certain point de la surface du cerveau, peuvent survenir quel que soit le siège, — superficiel ou profond—de la lésion. De plus, ces manifestations morbides peuvent se montrer du côté lésé comme du côté opposé. Il ne faut donc pas se fier k des phénomènes si variables quant à leur siège, leur étendue, leur intensité, etc., pour appliquer le trépan dans un point plutôt que dans un autre ou pour l’appliquer quand il n’y a pas d’autres indications pour son emploi.
180. — Deux leçons sur les convulsions et les paralysies, considérées comme effets de lésions de la base de l'encéphale, faites à Philadelphie le 13 et le 16 février 1878 et publiées en une brochure de 32 pages in-8°, en anglais.
L’objet de ces leçons a été de montrer que nombre de faits relatifs à la base de l’encéphale sont absolument contraires aux doctrines reçues relativement aux relations entre les muscles et l’encéphale dans les mouvements volontaires.
181. — Recherches démontrant la non-nécessité de F entre-croisement des conducteurs
servant aux mouvements volontaires, à la base de l’encéphale, ou ailleurs. (I ( vol. 86,
L’auteur montre d’abord que si les conducteurs s’entre-croisent à la partie inférieure du bulbe, leur entre-croisement n’est nullement nécessaire puisque nous savons que ces conducteurs pouvent être coupés chez les animaux ou détruits chez l'homme sans qu’il y ait de paralysie marquée. Il montre ensuite que l’entre-croisement des conducteurs dans la protubérance, oh l’on suppose maintenant qu’il s’opère h bien peu près complètement, ne peut, s’il existe, être nécessaire. En effet, s’il l’était, la lésion d’une moitié latéralo de ce centre nerveux devrait produire une paralysie complète ou h bien peu près des deux moitiés du corps, car dans la moitié lésée de la protubérance se rencontrent tous les conducteurs venant des deux côtés du cerveau, les uns s’y trouvant avant, les autres après leur entre-croisementi Or, on sait qu’en général il n’y a alors de paralysie que du côté opposé à celui dé la lésion. L’auteur montre ensuite que les lésions expérimentales du bulbe rachidien, de même que les lésions de l’encéphale chez l’homme peuvent produire les effets paralytiques los plus variés. Il résulto clairement de ces recherches qu’il faut rejeter la supposition, universellement admise, que les ordres de la volonté aux muscles se transmettent nécessairement, en totalité ou en grande partie, par des conducteurs s’cntre-croisant à la base de l’encéphale ou ailleurs.
182. — Remarques sur la perception des impressions-sensitives. (Recherches communiquées à la Société de Biologie dans sa séance du 4 mai 1878.)
Dans le travail précédent (n° 181), l’autour a essayé de montrer qu’une seule Moi-
tié du cerveau peut suffire à l’action de la volonté sur les muscles des deux côtés du corps. Dans ce nouveau travail, il examine, à l’aide d’une série particulière de faits, la question de savoir si les impressions sensitives venant des deux côtés du corps sont toujours perçues simultanément, ce qui impliquerait (d'après la théorie admise que les impressions sensitives d’une moitié du corps se rendent au côté opposé de l'encéphale) l’existence de deux centres percepteurs, l’un dans la moitié gauche du cerveau pour le côté droit du corps et l’autre dans la moitié droite pour le côté gauche. Il fait voir que lorsqu’on applique simultanément sur les côtés de la ligne médiane du tronc, de la face, de la tète ou du cou les deux pointes d’un compas æsthésiométrique, on peut observer comme pour les autres parties de la peau qu'il y a,
deux. Or, si les deux moitiés de l’encéphale étaient des centres percepteurs distincts, il devrait y avoir toujours perception des deux pointes, quel que soit leur voisinage.