‹ Notice sur les travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 3 sur 10 · II. RECHERCHES SUR L’ÉPILEPSIE · texte numérisé non relu

II. RECHERCHES SUR L’ÉPILEPSIE

183. — D'une affection convulsive qui survient chez les animaux après la section d’une moitié latérale de la moelle épinière. (II, 1830, p. 108.)

Première publication de la découverte faite par l’auteur à l’égard de la production artificielle de l’épilepsie.

184. — D’une affection convulsive consécutive à la section transversale complète de la moelle épinière. (II, 1830, p. 169.)

185. — Recherches expérimentales sur la production dune affection épileptiforme par des lésions de la moelle épinière. (1,1836, vol. 42, p. 86, et avec plus de détails in XX, 1856, vol. 7, p. 143.)

Pour la première fois, dans ce travail, l’auteur a montré quelles sont les parties de la moelle épinière qui produisent toujours ou souvent de l’épilepsie.

186. — Recherches sur l’épilepsie : sa production artificielle chez les animaux et son étiologie, sa nature et son traitement chez thomme. (En anglais, 1 vol. in-8, fioston, 1857.)

Dans cet ouvrage, l’auteur essaie d’établir la physiologie des différents symptômes de l’épilepsie, d’après des faits observés chez l’homme et chez les animaux.

187. — Sur des faits nouveaux concernant l’épilepsie consécutive aux lésions de la moelle épinière. (XIII, 1858, vol. 1, p. 472.)

Le premier point établi dans ce travail est que l'affection convulsive observée chez les cobayes après certaines lésions de la moelle épinière, est de l’épilepsie. Le second point a pour objet la description d’une affection convulsive qui n’est rare ni chez l’homme ni chez les animaux, mais qui n'avait pas été bien étudiée. L’auteur croit devoir la désigner sous le nom d’épilepsie spinale. La description de l’auteur ainsi que ce nom ont été acceptés par tous les auteurs qui se sont occupés de ce sujet.

188. — Transmission de l’épilepsie accidentelle par hérédité. (II, 1859, p. 194, et avec plus de détails in XI, 1860, vol. 10, p. 297.)

Faits ayant surtout de l’intérêt en démontrant qu’une altération purement accidentelle peut passer d’un père ou d’une mère à sa progéniture.

189. — Sur l’arrêt immédiat de convulsions violentes par l’influence de Tirritation de quelques nerfs sensitifs. (XVII, 1868, vol. 1, p. 157.) ,

Ce fait extrêmement remarquable montre que l’activité morbide de cellules nerveuses dans la moelle épinière peut être arrêtée subitement comme l’activité physiologique des cellules nerveuses du cœur par l’irritation de certaines fibres neiv

190. — Sur favortement d’attaques d’épilepsie par l’irritation de certains nerfs. (XVII, 1868, vol. 1, p. 317.)

Chez l’homme, dans des cas spéciaux d’épilepsie, il est possible par une variété de moyens, consistant tous cependant en uno irritation de certaines parties, de produire l’arrêt de l’activité morbide spéciale de cellules nerveuses, qui va causer l’attaque, si on ne la suspend pas.

191. — Nouvelles recherches sur l’épilepsie due à certaines lésions de la moelle épinière et des nerfs rachidiens. (II, 1869, p. 29, p. 65, p. 111, p. 121, p. 140, p. 186, p. 188, p. 190 et p. 294, et XVII, 1869, p. 211, p. 422 et p. 496.)

Les nombreux faits nouveaux, décrits dans ces diverses publications, de même que dans celles qui suivent, seront mentionnés brièvement à la fin de l’énumération des titres de mémoires ou de notes ayant pour objet l’épilepsie.

192. — Du lieu de passage, dans la moelle épinière, des conducteurs spéciaux qui font contracter les muscles dans les convulsions épileptiformes. (XVII, 1869, p. 175.)

L’auteur a trouvé que ces conducteurs sont distincts de ceux qui servent aux mouvements volontaires et qu’ils occupent une place spéciale dans la moelle épinière.

193. — Remarques sur l’épilepsie causée par la section du nerf sciatique chez les

cobayes. (XVII, 1870, p. 153.)

194. — Des relations entre la cessation de l’état morbide épileptogène, à la face et au cou, et le retour de la sensibilité à la patte, chez les cobayes ayant eu le nerf sciatique coupé. (XVII, 1870, p. 402.)

195. — Faits nouveaux sur la physiologie de l’épilepsie. (II, 1870, p. 9, p. 33, p. 45, p, 50, p. 59, p. 82, p. 91, p. 96, p. 113 etp. 124; et XVII, 1870, p. 516.)

196. — Sur de nouveaux faits relatifs à Vèpilepsie consécutive à diverses lésions du système nerveux. (XVII, 1871-1872, p. 116; et II, 1871, p. 95, p. 146 etp. 169, et 1872, p. l,p. 18 etp. 195.)

197. — Sur un moyen de produire Varrêt d'attaques d'épilepsie et des convulsions causées par la strychnine ou une perte de sang. (XVII, 1871-1872, p. 204.)

Ce procédé consiste dans l’injection d’un courant rapide d’acide carbonique à travers le larynx.

198. — Production d’épilepsie chez le pigeon. (II, 1871, p. 145 et p. 154.)

199. — Différences remarquables entre les États-Unis et la France à l’égard de la production de l’épilepsie par la section du nerf sciatique. (II, 1871, p. 52.)

Délai considérable dans l’apparition de cette affection aux États-Unis.

200. — Convulsions épileptiformes ou mouvements rotatoires causés par les capsules

surrénales. (II, 1871, p. 188.)

Ces faits nouveaux, intéressants en eux-mêmes, le sont aussi en ce qu’ils font voir que la périphérie du système nerveux peut agir comme les centres.

201. — Étendue considérable de la zone épileptogène, dans un cas moelle cervicale. (II, 1871, p. 169.)

! de lésion de la

202. — Faits montrant que la moelle épinière en arrière de Vorigine du nerf sciatique

.... (II, 1872, p. 1.)

203. Production d épilepsie par une lésion du nerf l’abdomen. (II, 1872, p. 18.)

204. — L’hypertrophie du cœur est un effet constant de l’épilepsie artificielle , après un certain temps. (II, 1872, p. 195.)

L’étude de l’épilepsie produite par des lésions diverses du système nerveux a donné à l'auteur l’occasion de constater un très-grand nombre de faits nouveaux relatifs, non-seulement à cette affection, mais à bien des points de l’histoire physiologique et pathologique des centres nerveux et des nerfs. Il ne serait pas possible, sans entrer dans de trop longs détails, de donner l’indication de tous ces faits. Nous nous bornons à rapporter ceux qui peuvent être suffisamment décrits en quelques mots, et en même temps nous donnerons aussi quelques-unes des conclusions auxquelles les faits conduisent clairement : 1“ Une affection qui, quelquefois, acquiert tous les caractères de l’épilepsie survient constamment chez certains animaux, après certaines lésions du système nerveux ; 2° Les parties des centres nerveux et des nerfs qui peuvent causer une affection épileptiforme sont la moelle épinière, depuis le bulbe jusqu’à l’origine des nerfs sciatiques, le bulbe rachidien, les tubercules quadrijumeaux et les racines des nerfs dorsanx et lombaires, et enfin (et surtout) le nerf sciatique; 3“ En général, une lésion du système nerveux, capable de produire l’épilepsie, ne la cause qu’après un temps assez long (variant d’une heure à plusieurs semaines) ; mais une partie de la moelle épinière tout près du bulbe est capable de produire l’épilepsie immédiatement ; 4“ L’épilepsie due à une lésion du système nerveux peut se manifester d’une manière spontanée ou par certaines irritations ; 5° Une partie de peau au cou, à la face et au dos acquiert peu à peu la puissance de causer l'attaque lorsqu’on l'irrite par du chatouillement ou du pincomcnt; 6" Les lésions de la moelle épinière ou des nerfs rachidiens font apparaître la puissance épileptogène dans la peau du côté correspondant, tandis que les lésions des tubercules quadrijumeaux et des parties voisines font apparaître cette puissance dans la peau du côté opposé; 7“ C’est uniquement la peau qui possède la puissance épileptogène. car l’irritation des nerfs qui s’y rendent no cause jamais d’attaque ; 8° Plusieurs effets intéressants peuvent être observés à l’œil, au cou et à la face, immédiatement après les lésions de la moelle épinière ou des nerfs qui doivent causer l’épilepsie; 9" Des altérations de nutrition ont lieu dans la zone de peau douée de la puissance épileptogène;

10" Lorsque les bouts du nerf sciatique coupé se réunissent et que le nerf réacquiert ses propriétés et ses fonctions, l’épilepsie disparait graduellement et l’on peut reconnaître que cette amélioration va avoir lieu par la chute rapide des poils couvrant la zone épileptogène; 11" On peut causer encore une attaque épileptiforme après l’ablation du cerveau et même de toutes les autres parties de l’encéphale; 12" La transmission de l’excitation qui, du nerf sciatique ou de la moelle lombaire, va changer la nutrition de la peau du cou et de la face et agir aussi sur diverses parties de la moelle cervicale et de la base de l’encéphale, pour y produire la puissance épileptogène, se fait du côté correspondant à celui de la lésion ; 13" La puissance épileptogène de la peau peut disparaître immédiatement sous l’influence de certaines irritations ; 14" L’épilepsie peut ne pas survenir après la section du nerf sciatique si les bouts coupés se réunissent rapidement.

III. PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE ET PHYSIOLOGIE DES MUSCLES, DU CŒUR, DU SANG, DE LA PEAU ET DES VISCÈRES.

205. — Note sur la source de irritabilité musculaire. (XXI, 1847, p. 74.)

Expériences montrant que l’irritabilité ne dépend pas du système nerveux et n’est

206. — Sur l’état de irritabilité dans les muscles paralysés. (XXI, 1847, p. 83.)

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