‹ Notice sur les travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 5 sur 10 · SI · texte numérisé non relu

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D’autres faits, montrant l’influence très-grande de la position de la tête sur l’action du cœur, sont rapportés dans le dernier des trois mémoires compris dans les indications du n° 239.

240. —Recherches expérimentales sur les capsules surrénales. (XII, 1836, vol. 21, p. 1067; I, 1856, vol. 42, p.422 et p. 542,1857, vol. 44, p. 246, et vol. 45, p. 1036; et avec plus de détails in XX, 1856, vol. 8, p. 385 et p. 572, et XIII, 1858, vol. 1, p. 160.)

L’extirpation des capsules surrénales amène la mort bien plus rapidement que l’extirpation des reins. Les phénomènes singuliers que l’on observe chez les animaux privés de ces capsules ne sont pas, comme l’auteur l’avait cru, les effets de la perte de la fonction de ces organes, mais, comme il l’a constaté nombre de fois, depuis la publication de cos premières recherches, les effets de l’irritation des nerfs capsulaires.

241. — Sur l’influence de l'oxygène sur les propriétés vitales des nerfs, des muscles et

de la moelle épinière. (XI, 1857, vol. 8, p. 598.)

Il s’agit d’une action directe de l’oxygène de l’air sur les tissus et organes dont les propriétés vitales augmentent notablement, à ce point que la simple exposition de la moelle épinière dorsale à l’air suffit pour causer de l’hyperesthésie dans les

242. —Recherches sur les relations qui existent entre l’irritabilité musculaire, larigidité cadavérique et la putréfaction. (1,1857, vol. 45, p. 460, et avec plus de détails dans une leçon faite à la Société Royale de Londres, le 16 mai 1861, XI, vol. 11, 1861, p. 204, et XIII, 1861, vol. 4, p. 266.)

L’auteur examine successivement les relations entre l’irritabilité, la rigidité et la putréfaction : 1 “ dans les muscles paralysés ; 2° dans les muscles soumis à un refroidissement avant la mort; 3° chez les animaux ou les hommes tués par le galvanisme ou la foudre; 4" chez les animaux surmenés, chez les coqs de combat, chez les hommes qui ont été soumis à un exercice excessif et chez les animaux forcés à la chasse ; 5“ chez les hommes morts en pleine santé ou à la suite de maladies prolongées; chez los hommes morts de choléra, de tétanos ou d’autros maladies convulsives ; 7° chez les hommes et les animaux morts empoisonnés. Ces différentes séries de faits conduisent à loi suivante : Plus le degré de l’irritabilité musculaire est considérable au moment de la mort, plus la rigidité cadavérique survient tard et dure longtemps et plus aussi la putréfaction apparaît tardivement et progresse lentement. Les différences entre les extrêmes peuvent être telles que l’auteur peut

(à volonté) faire apparaître la putréfaction quelques minutes après la mort ou la retarder jusqu’à six ou sept semaines après la mort.

243. — Recherches expérimentales sur les propriétés physiologiques et les usages du sang rouge et du sang noir, et de leurs principaux éléments gazeux. (1,18B7, vol. 48, p. 862 et p. 923, et avec plus de détails in XIII, 1888, vol. 1, p. 98, p. 382 ot p. 729.)

Les principaux points établis dans ces différents mémoires sont les suivants : 1“ Le sang possède deux propriétés physiologiques distinctes, l’une de nutrition ou de production des propriétés vitales dans les divers tissus, l’autre de stimulation des. tissus et organes doués de propriétés vitales ; 2° Le sang artériel et le sang veineux ne diffèrent l’un de l’autre, sous le rapport de leurs propriétés physiologiques, que par les proportions d’oxygène et d’acide carbonique qu’ils contiennent; 3“ Tous les tissus contractiles peuvent, après avoir complètement perdu leurs propriétés vitales, les recouvrer sous l’influence de sang chargé d’oxygène ; 4° Les tissus nerveux peuvent, après avoir complètement perdu leurs propriétés vitales, les recouvrer sous l’influence de sang chargé d’oxygène ; 8“ L’encéphale, après avoir complètement perdu ses fonctions, peut les recouvrer sous l’influence de sang chargé d’oxygène ; 6" Tous les tissus contractiles ou nerveux peuvent être stimulés par du sang trèschargé d’acide carbonique, mais certains organes sont stimulés beaucoup ‘plus aisément et beaucoup plus énergiquement que d’autres ; 7° Les phénomènes convulsifs de l’asphyxie semblent dépendre de la stimulation exorcée par le sang chargé d’acide carbonique, sur les centres nerveux, sur les nerfs et sur les tissus contractiles; 8” Plusieurs des phénomènes que Ton observe dans une attaque d’épilepsie paraissent dépendre de l’excitation causée par le sang chargé d’acide carbonique sur le centre cérébro-rachidien et sur quelques organes à tissu contractile ; 9° Dans les hémorrhagies abondantes, la cause des [convulsions ou des tremblements paraît être', comme dans l’asphyxio, dans la stimulation exercée sur le centre cérébro-rachidien et sur quelques organes à tissu contractile, par l’acide carbonique contenu dans le sang ; 10" Les mouvements respiratoires et les mouvements du cœur semblent liés à la présence dans le sang d’une certaine quantité d’acide carbonique; 11" Dans l’accouchement et dans d’autres circonstances, les contractions de l’utérus sont, en grande partie, excitées par le sang chargé d’acide carbonique ; 12" Les mouvements des membres des cadavres do cholériques semblent dépendre, au moins en partie, do la stimulation excercée par le sang chargé d’acide carbonique ; 13° Il est possible de produire, à volonté, deux états de l’organisme essentiellement différents l’un de 1 autre et consistant, l’un dans la présence d’une quantité d’oxygène plus considérable qu’à l’ordinaire, dans le sang veineux comme dans le sang artériel, et l’autre

dans la présence en excès d’acide carbonique dans les deux sangs. Dans le premier de ces deux états la vie cesse, malgré l’extrême énergie des propriétés vitales, parce que le pouvoir stimulateur du sang est insuffisant ; tandis que dans l’état opposé, où le pouvoir stimulateur de ce liquide est excessif, les propriétés vitales mises en jeu énergiquement et ne pouvant être reproduites s’épuisent très-rapidement. — En outre de ces états généraux, relatifs surtout à l’action de l’oxygène et de l’acide carbonique, ces mémoires contiennent nombre d'autres faits relatifs aux usages du sang et à la puissance de reproduction des propriétés vitales quelque temps après leur perte. Nous nous bornerons à signaler les différences qui existent entre les tissus et organes suivants, quant à la période de temps où il est encore possible de faire revenir les propriétés vitales après leur disparition complète. La liste commence par l’organe qui perd le plus tôt la puissance d’être rappelé à la vie et elle se termine parles organes qui peuvent le plus tard recouvrer leur vitalité. Les autres organes et tissus sont placés entre ces oxtrêmes, d’après leur aptitude à réacquérir leur vita" lité : — encéphale, moelle épinière, vessie, intestin, cœur, iris, nerfs sensitifs, nerfs moteurs et enfin muscles de la vie animale.

244. — Expériences sur la transformation de l’amidon en glucose dam l’estomac. (En

commun avec M. F.-G. Smith, XIII, 1858, vol. 1, p. 158.)

Ces expériences faites sur l’auteur lui-même, qui peut rejeter sans la moindre difficulté le contenu de son estomac, ont donné de la façon la plus nette la preuve qu’en l’absence presque complète de salive une très-grande quantité d’amidon peut être transformée en glucose dans l’estomac, contenant du suc gastrique très-acide.

245. — Sur les modificatiom que subissent les globules circulaires du sang de mammifère, injecté dans le système circulatoire des oiseaux et sur les altératiom des globules ovales du sang d'oiseau injecté dans le système circulatoire de mammifères. (XIII, 1858, vol. l,p. 113.)

Les globules de sang d'oiseau circulent aisément partout dans les vaisseaux sanguins des mammifères, mais ils disparaissent complètement en moins d’une heure. Ils sont probablement dissous. Quant aux globules de sang de mammifère, ils no disparaissent des vaisseaux d’oiseaux que plusieurs semaines après la transfusion.

246. — Limites de la possibilité du retour spontané de la rigidité cadavérique après qu’on l’a fait disparaître par l’élongation des muscles. (XIII, 1858, vol. 1, p. 281.) L’auteur a trouvé que quelque temps après l’établissement de la rigidité, si on la

fait cesser, ello peut survenir de nouveau et qu’on peut même quelquefois répéter avec succès ces expériences à plusieurs reprises.

247. — Sur des faits qui semblent montrer que plusieurs kilogrammes de fibrine se forment et se transforment chaque jour dans le corps de l’homme et sur le siège de cette production et de cette transformation. (XIII, 1858, vol. I, p. 298.)

Le fait principal sur lequel l’auteur s’est fondé pour établir ce que ce titre indique, est que la fibrine disparaît du sang qui passe par les reins et le foie. Quant au lieu de formation de la fibrine, il rapporte des faits montrant que les muscles sont le principal foyer d’origine de la fibrine du sang.

248. — Recherches sur lapossibilité de rappeler temporairement à la vie des individus

mourant de maladie. (XIII, 1858, vol. 1, p. 666.)

Le procédé entièrement nouveau consiste essentiellement dans une injection de sang, défibriné et artérialisé par le battage, dans l’une des carotides à la fois vers l’encéphale et vers le cœur, en même temps que par une saignée d’une branche de la jugulaire on retire au moins autant de sang qu’on en transfuse. Il est utile, si la respiration est très-difficile, de pratiquer l’insufflation pulmonaire pondant qu’on opère la transfusion, que l’on doit faire aussi lentement que possible. L’expérience a été faite souvent par l’auteur sur des animaux mourants, ayant déjà perdu connaissance et se trouvant à une période assez avancée de l'agonie. Le retour à la vie, dans ces cas où existait une affection organique dans un viscère important, n’a été que temporaire. L’auteur propose l’omploi de ces procédés, surtout dans les cas où il importe beaucoup d’obtenir un retour momentané de l’intelligence et de la parole.

249. — Sur l’existence de contractions rhythmiques dam les conduits excréteurs.des

principales glandes. (XIII, 1858, vol. 1, p. 775.)

Chez les oiseaux, non-seulement le canal cholédoque et le conduit pancréatique, comme l’a découvert Claude Bernard, mais aussi los autres conduits excréteurs, comme l’a trouvé l’auteur, ont dos mouvements ryhthmiques. Ces mouvements sont indépendants de l’axe cérébro-spinal. Chez les grands oiseaux palmipèdes marins, l’auteur a trouvé des mouvements ryhthmiques dans la trachée et les grosses bronches.

250. — Sur la cause des phénomènes qu’on observe après la ligature de l’œsophage.

(XIII, 1858, vol. 1, p. 799.)

Ces phénomènes sont, comme le montre l'auteur par deux expériences décisives, de simples effets de l’irritation des filets du nerf vague dans l’oesophage, ainsi que l’ont dit MM. Boulcy et Reynal:

28). — Expériences sur l'absorption de la graisse. (XIII, 1858, vol. 1, p. 808.)

Ces expériences montrent que sans l’intervention de bile, de suc pancréatique ou du suc des petits intestins, la muqueuse du gros intestin peut absorber rapidement une assez notable quantité de graisse (plus de 20 grammes en cinq heures).

252. — Recherches sur l'irritabilité musculaire. (XIII, 1889, vol. 2, p. 275.)

Travail donnant tous les résultats nouveaux que l’auteur a obtenus dans ses recherches sur ce sujet.

283. — Recherches expérimentales et cliniques sur plusieurs questions relatives à l’asphyxie. (XIII, 1859, vol. 2, p. 93.) .

Ces recherches ont donné les résultats nouveaux que voici : 1° Chez les animaux nouveau-nés dont la température peut être considérablement modifiée, on trouve des différences très-notables quant à la durée de la résistance à l’asphyxie, suivant le degré de chaleur animale au moment où l’asphyxie commence. Ainsi, par exemple, un chien nouveau-né ayant la température de 37“ 1/2 a survécu à l'asphyxie 19’ 1/2, tandis qu’un autre do la même portée et dont la chaleur propre était de 19“ seulement a survécu 50'1/2; 2“ Chez les animaux adultes aussi, plus la chaleur animale a été abaissée avant l’asphyxie, plus la survie est considérable ; 3“ De très-grandes différences existent entre les diverses espèces d’animaux quant hleur résistance à l’asphyxio; 4“ Les différences entre les animaux adultes et les nouveaunés de la même espèce, quant à leur résistance ' à l’asphyxie, sont bien moins grandes qu’on ne croit, lorsqu’on a soin do faire les expériences comparatives chez des individus ayant le même degré de chaleur animale au moment où l’asphyxie

254. — Remarques sur des cas d’épkidroseparotidienne. (XIII, 1859. vol. 2, p. 449.)

255. — De l’importance de l'application de la physiologie à la pratique de la médecine et de la chirurgie. (Leçon faite au Collège des Médecins d’Irlande, le 3 février 1868. Brochure in-8“. Dublin, 1865. — En anglais.)

Cette leçon contient nombre de faits nouveaux et en particulier les deux suivants : 1" Que deux états très-différents peuvent résulter d’une fracture de la colonne vortébralo au cou : dans l’un, il y a diminution des efforts respiratoires, dos mouvements du cœur et abaissement de température, tandis que dans l’autre il y a absolument l’inverse ; 2“ que des altérations spéciales de nutrition de la peau des bras se montrent lorsquè les méninges spinales sont enflammées à la sortie des nerfs des bras.

256. — Conseils aux étudiants en médecine sur les recherches scientifiques qu’ils pourraient faire pendant la durée de leurs études. (Brochure en anglais. Cambridge, États-Unis, 1867.)

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