I. PHYSIOLOGIE ET PATHOLOGIE DU SYSTÈME NERVEUX
1. — Recherches et expériences sur la physiologie de la moelle épinière. ( Thèse de
doctorat, Paris, 3 janvier 1846, in-4, 30 pages.)
objet de signaler ce fait nouveau que la faculté réflexe de la moelle épinièro, presque nulle après sa séparation de l’encéphale, s’augmente graduellement ensuite; la seconde, traitant des propriétés et des fonctions des divers cordons du centre cérébro-spinal, a pour but principal de montrer, contrairement à l'opinion alors générale, que la transmission des impressions sonsitives s’opère surtout par la substance grise et non par les cordons postérieurs de la moelle épinière.
2. — Sur la durée de la vie des batraciens en automne et en hiver, après F ablation de la moelle allongée et d'autres parties du centre cérébro-rachidien. (1, 1847,
Ce travail contient la première mention faite par l’auteur de sa découverte que la vio pont durer indéfiniment sans altération manifeste de presque toutes les fonc-
lions organiques, après l’ablation de l'encéphale tout entier. Un autre résultat remarquable des expériences décrites dans ce travail consiste en ceci que l’ablation do la totalité du centre cérébro-rachidien, moins la petite partie de la moelle épinière donnant origine à la 2” et à la 3° paires de nerfs, permet une plus longue durée do vie que l’ablation du centre cérébro-rachidien, moins le bulbe rachidien tout en-
3. — Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions des moelles épinière et allongée et sur les rapports de ces propriétés et de ces fonctions avec celles des muscles et d’autres organes. (I, vol. 24, 1847, p. 849.)
Le:
, principal est que la force des membres abdominaux, par action réflexe, section de la moelle épinière près du bulbe, est tellement augmentée que
4. —Recherches anatomiques, physiologiques et pathologiques sur la théorie du clavier nerveux. (I, vol. 24,1847, p. 889.)
Faits variés, nombreux et décisifs contre une doctrine qui cependant a survécu, bien que modifiée, et que l’auteur a encore eu h combattre récemment, doctrine d’après laquelle il y aurait des conducteurs se propageant sans discontinuité des centres oneéphaliques do volition et de perception des sensations jusqu’aux mus-
3. — Recherches expérimentales sur les résultats de l’ablation des centres nerveux 1848, p. 413.)
6. — Des rapports qui existent entre les fonctions des racines motrices et celles des racines sensitives des nerfs spinaux. (Il, 1849, p. 18.)
Faits démontrant que le sens musculaire n’est pas entièrement sous la dépendance des racinos postérieures (sensitives) des nerfs spinaux. En effet, les grenouilles peuvent encore sauter et nager après la section des racines postérieures et il n’y a guère chez elles, dans ces conditions, qu’une diminution dans la précision des mouvements volontaires.
7. — Recherches expérimentales sur les plaies de la moelle épinière. (II, 1849, p. 17.)
Première publication de l’auteur sur le fait qu’il a trouvé que la motricité volontaire et la sensibilité peuvent revenir, chez le pigeon, après la section transversale
du bulbe, qui a lieu par la secousse due à l’arrachement, cause du tournoiement du côté de la lésion, tandis qu’une piqûre du bulbe en avant du bec du calamus détermine un mouvement de manège du côté opposé.
13. — Sur les altérations pathologiques qui suivent la section du nerf sciatique. (II, 1849, p. 136.)
On croyait que ces altérations sont dues à la cessation d’une.influence, supposée nécessaire, des centres nerveux sur la nutrition. L’auteur montre que cette opinion est fausse et que ces altérations sont dues à des frictions, des compressions et d’au-
14. — Cas de régénération complète du nerf sciatique. (II, 1849, p. 137.)
Ce cas est extrêmement remarquable en ce qu’il démontre la possibilité d’un re-
: 18. — Recherches sur la physiologie de la moelle allongée. (III, 1849, p. 117.)
. Expériences comparatives sur un grand nombre d’espècos d’animaux, montrant que chez les mammifères adultes, dont la température a été préalablement abaissée, la vio peut encoro durer de 10 à 20 minutes, après l’ablation de la moelle allongée.
des cordons 160).
Le cas est important on ce qu’il montre, contrairement à la doctrine combattue par l'auteuv, que la sensibilité a persisté malgré une altération considérable des cordons postérieurs.
17. — Recherches sur un moyen de mesurer [anesthésie et l’hyperesthésie. (II, 1849,
■ Première application faite de la découverte de Weber à la pratique de la médecine ; faits montrant combien peut être grande l’augmentation de la sensibilité tac-
18. — Sur le siège central de la sensibilité et sur la valeur des cris comme preuve de perception de douleur. (1,1849, vol. 29, p. 672.)
Faits démontrant que le cri peut avoir lieu par simple action réflexe, après l’ablation do l’encéphale, moins le bulbe, et que, conséquemment, les physiologistes se trompent qui considèrent la protubérance comme le centre percepteur des imprcs-
Ce travail montre : — 1° que la facullé réflexe n’est pas, comme on l’a cru, en rai ■ m inverse du degré qu’occupe un animal dans la série des vertébrés; 2“ que cette iculté n'a pas les relations qu’on a signalées avec le degré normal de chaleur anitale; 3" que l’énergie de cette faculté n’est pas, comme on l’a cru, en raison inorsc dé l’âge ; 4“ que le degré de cette faculté est en proportion directe do la quanté de substance grise dans la moelle épinière.
0. — De la transmission des impressions sensitives dans la moelle épinière. (II, 1849,
Ce travail est le premier dans lequel l’auteur mentionne les deux découvertes uivantes : 1° que la section d’une moitié latérale de la moelle épinière produit de anesthésie du côté opposé et de l’hyperesthésie du côté correspondant; 2° que la oction dos cordons postérieurs est toujours suivie d’hyperesthésie.
21. — Régénération des tissus de la moelle épinière. (II, 1830, p. 3.)
Avec l’aide do Follin, l’auteur trouva des cellules et des fibres nerveuses de ouvelle formation dans la cicatrice unissant les bouts d'une moelle épinière de pieon coupée transversalement.
2 . — De l’arrêt passif des battements du cœur par l'excitation galvanique de la moelle allongée et par la destruction subite du centre cérébro-rachidien. (II, 1830, p. 26.)
ment lombaire, avait été détruite complètement, l’autre m des mouvements réflexes dans le membre correspondant.
L'oxplication de l’auteur est que les conducteurs des impressions sensilivos s'entrecroisent dans toute la longueur de la moelle épinière. Cette manière de voir a été presqu’univorsellement acceptée, après plus de dix ans d’efforts de la part dé fauteur. On trouvera plus loin les additions et modifications qu'il a eu à faire subir h ses propres doctrines sur ce point important et sur d’autres points qni ont avec celui-ci de grandes connexités.
moitié latérale de la moelle épinière au dos. (II, 1850, p. 134.)
Ces altérations do nutrition sont très.variées quant à leur siège (cornée, criÿ-
section du nerf trijumeau.
29. — D’une action spéciale qui accompagne la contraction musculaire et de lexistence de celte action dans certains cas pathologiques et dans ce que M. Magendie a appelé sensibilité récurrente. (Il, 1850, p. 171.)
Faits qui paraissent démontrer que la douleur des crampes est due à une exagération d’un changement galvanique qui accompagne toute contraction musculaire et qui nous donne la sensation de l’état de nos muscles, sensation d’après laquelle
30. — De la conservation partielle des mouvements volontaires apres la section
transversale d’une moitié latérale de la moelle épinière. (II, 1850, p. 195.) '
Le résultat indiqué a été observé chez des cobayes et des pigeons. (Voyez n" 24.)
31. — De l’innocuité delà mise à nu de la moelle épinière. (II, 1850, p. 202.) Même après l’extirpation des arcs postérieurs de huit à dix vertèbres, chez le cobaye, la vie a persisté sans trouble apparent.
32. — Mémoire sur la transmission croisée des impressions sensitives dans la moelle
épinière. (1, 1850, vol. 31, p. 700.)
33. — Déviation et contracture permanentes des membres après l’écrasement de la
moelle épinière. (II, 1851, p. 16.)
Expériences montrant comment se produisent certaines formes de pied-bot congénital.
34. — De la survie des batraciens et des tortues après l’ablation de la moelle allongée.
(II, 1851, p. 73.)
Faits montrant : 1“ que la moelle allongée n’est essentielle à la vie que chez les animaux qui ont besoin de la respiration pulmonaire pour vivre ; 2° que la peau diffère des poumons, en ce qu’elle absorbe d’autant plus d’oxygène qu’il y en a davantage dans le milieu ambiant; 3° que los mouvements du cœur ne dépendent pas do la moelle allongée.
35. — Des actes de la génération chez des animaux atteints de paraplégie incomplète.
(II, 1851, p. 75.)
La sécrétion testiculaire persiste malgré des altérations moelle épinière.
considérables de la
36. — Expérience nouvelle sur la voie de transmission des impressions sensitives dans
la moelle épinière. (II, 1831, p. 77.)
Le fait consiste ou doux sections tranversales d’une moitié latérale de ce centre et l’ablation de la partie intermédiaire. Le résultat est que de l’anesthésie a lieu du Côté opposé et dé la paralysie du côté correspondant.
37. — Sur plusieurs cas de cicatrisation de plaies faites à la moelle épinière avec retour
des fonctions perdues. (II, 1831, p. 77.)
Ces faits établissent délinitivément les deux points suivants : 1° que chez les oiseaux, après une section partielle de la moelle épinière, la réunion des surfaces séparées peut s’opérer et les fonctions perdues revenir et même réacquérir bien à peu près l’état normal.
38. — Sur une nouvelle espèce de tournoiement. (II, 1831, p. 79.)
C’est un mode particulier de mouvement de manège dû à certaines lésions du mésocéphale. Parmi les faits mentionnés dans ce travail, il en est un qui mérite une attention particulière : une piqûre des tubercules quadrijumeaux d’un côté produit un état convulsif de l’œil du côté opposé.
39. — Influence d’une partie de la moelle épinière sur les capsules surrénales.
(II, 1831, p. 146.),
Los effets produits consistent en congestion, hémorrhagie et plus tard hypertrophie. Pour la première fois il a été montré, dans ce travail, qu’une hémorrhagie
40. — Recherches expérimentales et observations cliniques sur le rôle de l'encéphale et particulièrement de la protubérance annulaire dam la respiration. (Ces recher-
\ ches sont exposées dans la thèse inaugurale de M. J.-B. Coste, Paris, 1" août 1881.)
Expériences montrant que l’ablation des parties de l’encéphale qui sont en avant et au-dessus delà moelle allongée cause la mort par asphyxie, et, conséquemment, que la base de l’encéphale (protubérance, pédoncules cérébraux, etc.) sert à la respiration. Nombre de faits cliniques conduisent à la même conclusion.
41. — Expériettces démontrant que la vie peut durer longtemps chez des mammifères t après l’ablation d’une partie considérable de la moelle épinière. (IV, 1852, p. 321.)
Plus du tiers de la longueur de la moelle a été détruit sur un jeune chat qui a grandi après l’opération presque autant qu'un autre de la même portée.
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traction de la moelle épinière dans une étendue considérable (plus du tiers de la longueur de cet organe) et que cette sécrétion peut s’opérer aussi après l’ablation de la moelle allongée; 12“ que chez les animaux, paraplégiques à la suite d’une section transversale complète de la moelle épinière, les brûlures et les plaies, dans les parties paralysées, se guérissent aussi vite que dans une partie saine quelconque chez des animaux non paralysés ; 13° que l’érection et l’éjaculation peuvent se produire sous l'influence d’irritations de la moelle épinière, etc.
du système nerveux. (Il, 1832, p^ 498.)
Faits montrant : 1° que des parties voisines, h la base de l’encéphale, peuvent déterminer des mouvements rotatoires dans des directions opposées l’une à l’autre; 2° que la moelle allongée peut, comme les autres parties de la base de l’encéphale, déterminer des mouvements rotatoires ; 3° que le nerf auditif possède aussi cetto puissance ; 4° que les théories de Magendie, Flourens, Henle, Lafargue et Schiff sont en opposition avec nombre de faits ; 5° que la principale cause des mouvements rotatoires est un état convulsif de certains muscles du tronc, et spécialement de ceux qui s’insèrent à la tête et aux vertèbres cervicales.
46. — Sur les relations qui existent entre l’organisation des fibres nerveuses et leurs
propriétés vitales. (IV, 1852, p. 563.)
Expériences démontrant que la substance médullaire des tubes nerveux n’est pas leur partie douée de propriétés vitales.
47. — Sur un fait nouveau relatif à la physiologie de la moelle épinière. (V, vol. 47,
nov. 1852, p. 334.)
Des expériences ont conduit l’auteur à découvrir qu’il existe des fibres sensitives qui, au lieu de monter directement vers l’encéphale, descendent dans les cordons postérieurs se rendant à la substance grise.
48. — Cause de l'arrêt des mouvements du cœur à la suite d’une excitation de la moelle allongée ou du nerf vague. (IV, 1853, p. 141.)
Ce travail contient des expériences qui montrent que le cœur arrêté n’a rien perdu de sa puissance d’action.
49. — Sur un trouble singulier des mouvements volontaires lorsqu’on expose à F air le ventricule spinal chez les oiseaux. (IV, 1853, p. 144.)
Titubation et autres désordres des mouvements ressemblant à ceux que cause
50. — Cas de perte de sensibilité d’un côté du corps et de perle du mouvement de l autre côté. (IV, 1853, p. 288.)
51. — Sur les différences dans le degré de lexcitabilité des nerfs de sensibilité, dans diverses parties de leur trajet. (IV, 1853. p. 291.)
Expériences montrant que l’excitabilité est une propriété absolument distincte de la faculté de transmission, soit des impressions sensitives, soit dos impressions produisant des actions réflexes.
52. — Le nerf auditif peut agir comme un centre nerveux. (IV, 1853, p. 490.)
87. — Sur une question de priorité relative au tournoiement. (II, 1883, p. 167.)
88. — Note sur la découverte de quelques-uns des effets de la galvdnisation du nerf
grand sympathique, au cou. (VII, 1884, p. 22.)
Il*s'agit des faifs qui ont conduit l’auteur à l’établissement.de la théorie dés nerts vaso-moteurs maintenant admise par tout le monde.
89. — Sur les résultats de la section et de la galvanisation du nerf grand sympathique
cervical..(1, 1884, vol. 38, p. 72, et VII, 1884, p. 117.)
Plusieurs faits nouveaux qui ont servi de base à l’auteur pour la démonstration de la théorie vaso-motrice.
60. — Influence des nerfs vagues sur les vaisseaux sanguins des poumons. (VIII, February 1885, p. 171.)
61. — Recherches expérimentales et cliniques sur la physiologie et la pathologie du centre cérébro-rachidien. (VIII, March and April 1855, p. 177 et p. 283.)
Ce travail étendu, publié plus tard en un volume in-8“, contient l’exposé des vues nouvelles de l’auteur sur la transmission des impressions sensitives et sur celle- des ordres de la volonté aux muscles, dans le centre cérébro-rachidien. Il contient aussi des recherches sur plusieurs autres questions, et entre autres sur les mouvements et siir diverses actions nerveuses chez les monstres anencéphales et amyèlos.
62. — Recherches sur la transmission croisée des impressions sensitives dans la moelle épinière. (1, 1888, vol. 41, p. 118, et plus au longin IX, 1888, p. 578 etp. 655.)
Ce travail contient l’ensemble des faits découverts par l’auteur, conduisant à la
théorie qu’il a fait admettre, que les conducteurs des impressions sensitives s’entrecroisent dans la moelle épinière.
63. — Nouvelles recherches sur la voie de transmission des impressions sensitives dans
la moelle épinière. (I, 1855, vol. 41, p. 347, et VI, 1855, p. 50.)
Faits nombreux démontrant que les cordons postérieurs de la moelle épinière ne
colto transmission s’opère surtout par la substance grise de la moello. L’auteur démontre en outre : 1" que la section des cordons postérieurs est si positivement suivio d’hyperesthésie que la perte de sensibilité a lieu manifestement plus tard
la section transversale des cordons postérieurs à la région dorsale; 2" que les cor-
seulement pour les impressions sensitives, mais pour les actions nerveuses motrices
racines postérieures des nerfs spinaux paraissent être insensibles ; 6" que la transmissibilité et l 'excitabilité (soit pour les sensations, soit pour le mouvement) sont deux propriétés distinctes; 1" que la sensibilité récurrente peut être produite par
64. — Recherches expérimentales sur la distribution des fibres des racines postérieures dans la moelle épinière et sur la voie de transmission des impressions sensitives dans
silices dans la moelle épinière (I,1857, voj. 45, p. 14G;XII, 1857, vol. 23, p. 7; et avec plus de détails in XIII, 1858, vol. 1, p. 177).
Nouveaux faits montrant que la substance grise est la principale voie de transit 71. — Recherches sur les causes de la mort après Vablation de la partie de la moelle allongée qui a été nommée point vital. (XIII, 1858, vol. 1, p. 217.)
Travail dans lequel l’auteur a insisté plus qu’ailleurs sur l’absolue nécessité dans la recherche des causes des phénomènes vitaux, normaux ou morbides, de tenir compte d’un élément presque toujours négligé, bien que ce soit lui qui le plus souvent produise entièrement ou en partie les effets dont ou cherche la cause. Dans les cas de lésion traumatique ou par maladie d’une partie quelconque des cèntros norveux ou des autres organes de l’économie animale, il peut exister (ainsi que l’a
cérébro-rachidien. Dans ce travail, pour la première fois, l’auteur a décrit une forme particulière de paralysie ayant lieu du côté de la lésion, contrairement aux données reçues. Pour la première fois aussi, il a essayé de démontrer que l’encéphale peut causer une paralysie par action réflexe.
78. — Expériences montrant que les cordons antérieurs de la moelle épinière servent
Ces expériences, qui ne peuvent laisser aucun doute, ont donné un résultat entièrement nouveau et très-singulier.
A l’aide d’un appareil spécial, construit par M. Bréguet, l’auteur a pu constater d’une manière très-nette que la transmission dos impressions sensitives dans la moelle épinière est considérablement plus lente que dans les norfs.
77. — Sur la possibilité du retour des fonctions perdues après une section transversale partielle ou complète de la moelle épinière, chez thomme et chez les animaux. (XV, ■1859, vol. 1, p. 96.)
Ensemble des faits expérimentaux constatés par l’auteur et comparaison do ces faits avec quelques observations cliniques.
78. — Expériences nouvelles sur la transmission des impressions sensitives par la
moelle épinière. (XIII, 1889, vol. 2, p. 65.)
Les faits nouveaux rapportés dans ce travail no laissent aucun doute sur les points suivants : que les cordons postérieurs ne sont pas plus les conducteurs des impressions tactiles qu’ils ne le sont des impressions douloureuses, thermiques, etc.
79. — Sur le mode <finfluence du système nerveux sur la nutrition. (XIII, 1859, vol. 2,
Travail ayant pour objet principal de montrer par des faits la nécessité de distinguer les effets d’une action morbide (irritation) de ceux d’une cessation ou absence (faction.
80. — Du rhythme dans le diaphragme et dans les muscles dé la vie animale après leur
séparation des centres nerveux. (XIII, 1859, vol. 2, p. 115.)
Quant au diaphragme, les faits découverts par l’auteur ont aussi été constatés par M. Vulpian. La particularité remarquable è cet égard est qu’en l’absence de toute influence possible du centre cérébro-rachidien, le diaphragme peut comme le cœur
86. — Sur les mouvements rotatoires. (XIII, 1860, vol. 3, p. 120.)
Quelques faits nouveaux, qui s’ajoutent à d’autres pour conduire l’auteur à l’opinion que ces mouvements dépendent surtout de contractions spasmodiques permanentes de certains muscles du cou ou du tronc.
87. Leçons sur la Physiologie et la Pathologie des centres nerveux, publiées en anglais* sous le titre suivant : Course of Lectures on the Physiology and Pathology of the Central Nervous System , delivered at the Royal College of Surgeons of England , in May 1868, in-8, 276 pages, with 3 plates ; Philadelphia, 1860.
Cet ouvrage a été en grande partie publié dans le journal The Lancet, de Londres, juillet à décembre 1868. Voici quelques-unes des principales conclusions des recherches qui y sont exposées : 1" Les crampes et d'autres contractions spasmodiques (celles de l’utérus dans l’a'ccouchement et l’avortement, celles du sphincter de l’anus, otc.)causent de la douleur, parce qu’elles s’accompagnent d’une irritation galvanique des fibres nerveuses sensitives des muscles. C’est aussi une irritation galvanique de ces fibres, chaque fois que les muscles se contractent (irritation dont l’intensité est proportionnelle à l’énergie de la contraction), qui nous donne la sensation de l'état
ture I) ; 2* L’hyperesthésie est un résultat constant de lésions des parties postérieures de l’axé cérébro-spinal dans toute sa longueur, depuis les tubercules quadrijumeaux jusqu’à l’extrémité inférieure de la moelle épinière (Lect. II, IV et V) ; 3" De nombreux faits pathologiques montrent, comme les vivisections, que la transmission des impressions sensitives à l’encéphale se fait par la substance grise, et en partie aussi par les cordons antérieurs de la moelle épinière (Lect. II, IV et V) ; 4" L’entre-croisement des conducteurs, des impressions sensitives du tronc et des membres se fait dans la moelle épinière et non dans la protubérance ou au-dessus d’elle (Lect. III et VII) ; 6* Par suite d'une disposition anatomique particulière, les lésions de la moelle épinière qui no font pas disparaître complètement la sensibilité, la laissent persister au même degré dans toutes les parties du corps au-dessous du point lésé (Lect. IV et VI); 6’ Les diverses espèces d’impressions sensitives sont transmises par des conducteurs distincts qui paraissent passer par des parties différentes de la moelle épinière (Lect. VII) ; 7° Les conducteurs des ordres de la volonté aux muscles ne s’entre-croisent pas dans la protubérance, comme on l’a dit, ni dans aucune partie de la base de l’encéphale autre que celle oh se fait la décussation des pyiamidos antérieures, et ils se trouvent dans les cordons latéraux et dans les cornes grises antérieures de la moelle épinière, dans la partie supérieure de la région cervicale (Lect. IV, VII, VIII et XII) ; 8" Les cordons postérieurs de la moelle épi-
soit par une influence réflexe, prenant son origine dans une partie quelconque du corps (peau, muqueuses, tronc des nerfs, etc.) (Lect. XI) ; 18° L’épilepsie, les diverses formes d’aliénation mentale, la chorée, la catalepsie, l’hystérie, le tétanos, l’hyr drophobie, etc., sont produits, bien plus souvent qu’on ne le croit, par une espèce particulière d’irritation prenant son origine dans une partie du système nerveux à action centripète (Lect. X et XL) ; 16° La moelle allongée n’est pas le seul centre nerveux servant aux mouvements respiratoires, et elle n’est pas non plus es-
la partie lésée. Il fait voir, surtout pour le cervelet, que les lésions de cette partie produisent des symptômes par une irritation qui en part et va agir sur d’autres parties do l’encéphale.
93. — Sur quelques points de la physiologie du cerveau et delà moelle épinière. (XIII, 1861, vol. 4, p. 584.)
Nombre de faits nouveaux et très-singuliers montrant que l’irritation des racines des nerfs spinaux détermine des changements immédiats dans la nutrition, les propriétés et les fonctions de la moelle épinière. Dans une autre partie de ce travail, l'auteur signale la nécessité, dans l’étude du cerveau dans les diverses races humaines, de tenir compte du calibre des artères vertébrales et carotides.
94. — Remarques sur un cas de plaie de la moelle épinière. (XV, 1862,
vol. 2, p. 62.)
C’est un cas type de l’espèce de paralysie que l'auteur a le premier décrite, sous le nom d’hémiplégie spinale.
95. — Sur l’action du nerf vague sur le cœur. (XIII, 1862, vol. 5, p. 295.)
La galvanisation légère du nerf vague ne fait pas, comme on le soutient, augmenter les mouvements du cœur. Si l’on voit le cœur battre plus fort quelquefois dans
96. — Sur t entre-croisement de quelques branches du nerf trijumeau (XIII, 1862, vol. 5, p. 307.)
Quelques faits cliniques conduisant à faire admettre que les filets linguaux du trijumeau ne s’entre-croisentpas là où s’entre-croisent les filets faciaux de ce nerf.
97. — Sur l'existence du sang rouge dans les veines et sur l'influence du système ner¬
veux sur la couleur du sang. (XIII, 1862, vol. 5, p. 566.)
Lo premier point établi dans ce travail est que le sang peut passer du rouge écarlate au rouge noir en l’absence de toute influence nerveuse, comme l’ont montré surtout des expériences sur deux suppliciés, faites longtemps après leur décapitation. Le second point est que le système nerveux peut agir, comme le galvanisme, et augmenter 1 intensité de la transformation de sang rouge en sang noir. Le troisième
motrice, uniquement parce que la quantité de sang est augmentée.
98. — Note sur les fibres nerveuses sensitives des muscles. (XIII, 1862, vol 5, p. 574.)
99. — Recherches expérimentales et cliniques sur la transmission des impressions de tact, de chatouillement, de doxdeur, de température et de contraction musculaire (sens musculaire ) dans la moelle cpimere. (XIII, 1864, vol. 6, p. 124, p. 232 et p. 581.)
Co mémoire, de 102 pages, contient beaucoup plus que son titre n’indique. Voici un résumé extrêmement succinct des principaux résultats obtenus : 1° Les conducteurs des impressions de chatouillement sont distincts de ceux des impressions tactiles; 2“ Les conducteurs des impressions voluptueuses sont distincts de ceux des autres impressions (tact, chatouillement, etc.), provenant de la muqueuso uréthrale ou de la poau de la verge; 3" Le sens musculaire diffère radicalement dos autres impressions sensitives en ce que sa paralysie a lieu, comme celle
des muscles et des vaisseaux, du côté d'une lésion de la moelle épinière, tandis que les diverses anesthésies ont lieu du côté opposé ; 4" Les conducteurs des impressions thermiques, passent dans les parties grises centrales de la moelle épinière ; 5” Les conducteurs des impressions de douleur sont disséminés, mais se trouvent surtout dans les parties postérieures et latérales de la substance grise de la moelle épinière; 6’ Les conducteurs des impressions de loucher et de. chatouillement sont principalement dans les parties antérieures, grise et blanche de la moelle épinière (au moins au renflement cervico-brachial) ; 7" Les conducteurs servant au sens musculaire passent dans les parties antérieures et non dans les cordons postérieurs, comme on l’a, à tort, supposé d'après les cas d’ataxie locomotrice; 8* Chacune des espèces de sensibilité peut atteindre un degré considérable d’intensité (de 10 à 100 lois autant qu’à l’état normal); 9° Il existe deux causes distinctes d’hyperesthésie dans certaines lésions de la moelle épinière : l’une immédiate, l’autre secondaire et due à un état inflammatoire des tissus médullaires ; 10" Los parties non excitables de la moelle épinière peuvent devenir excitables sous l’influence d’une inflammation et peuvent alors donner lieu, dans des membres d’ailleurs anesthétiques ou paralytiques, à des sensations subjectives de toucher, de chatouillement, de douleur, de température et de position des membres (sons musculaire); 11° Les conducteurs d’une espèce d’impressions sensitives peuvent, dans certains cas, être mis on action par les causes qui, d’ordinaire, n’excitent que
impression sensitive, peut disparaître dans des parties n’ayant pasperdu la sensibilité et tout au contraire elle peut persister à un degré notable dans des parties ayant presque entièrement perdu la sensibilité ; 13“ La lésion d’une moitié latérale de la moelle épinière, chez l’homme, détermine une diminution notable ou la perte de la faculté réflexe du côté correspondant ; 14“ Une lésion de la moelle cervicale, chez l’homme, détermine à la face, à l’œil, etc., les effets de la section du nerf grand symphathique cervical.
100. — Production d’ataxie musculaire part irritation d’une très-petite partie de la moelle épinière chez les oiseaux. (XIII, 1864, vol. 6, p. 701.)