Article Æsthésiomètre. (XVI, 1866, vol. 2, p
102. — Sur les progrès récents de nos connaissances à tégard du diagnostic et du traitement des affections nerceuses. (XV, 1866, vol.l,p.l,p.83, p. 139, et p. 247.)
103. — Leçons sur le diagnostic et le traitement des affections nerveuses fonctionnelles,
publiées en anglais, à Philadelphie, 1868,1 vol. in-8.
Dans cet ouvrage, l’auteur a essayé de donner au diagnostic et à la thérapeutique
des bases nouvelles fournies par la physiologie. Il a aussi essayé d’établir plusieurs lois relativement à la production des affections nerveuses. Les deux, principales de ces lois sont les suivantes : 1” La même cause périphérique d’irritation, agissant sur un même nerf à action centripète, peut produire les effets les plus variés, y compris chacune des affections nerveuses fonctionnelles ; 2" Le degré d’excitabilité des diverses parties du système nerveux, non-seulement varie extrêmement chez différentes personnes, mais il peut aussi s’augmenter ou décroître considérablement chez la même personne sous l’influence d’un grand nombre de causes.
104. — Sur une altération spéciale de la sensibilité tactile dans certaines affections de la base de l'encéphale. (XVII, 1868, vol. 1, p. 461.)
La sensibilité peut être modifiée d’une telle manière que le malade sente deux pointes de l’æsthésiomètre lorsqu’on n’en applique qu’une, ou trois pointes lorsque deux sont appliquées.
108. — Nouvelles recherches sur le trajet des diverses espèces de conducteurs d’impressions sensitives dans la moelle épinière. (XVII, 1868, vol. 1, p. 610 et p. 716 ; et 1869, vol. 2, p. 236 et p. 693.)
Ce travail, basé sur un nombre considérable de faits, démontre qu’il n’y a pas au bulbe rachidien ou à la protubérance d’entre-croisement pour les conducteurs des impressions sensitives, venant des membres ou du tronc et que si un entre-croisement est nécessaire, il s’opère en entier dans la moelle épinière chez l’homme.
106. — Expériences sur l’influence d’une irritation des nerfs de la peau sur la température des membres (en collaboration avec M. J.-S. Lombard. XVII, 1868, vol. 1,
A l’aide d’un appareil thermo-électrique d’une grande délicatesse, des résultats très-nets ont été obtenus, montrant qu’un pincement même très-léger de la peau d’un membre détermine une augmentation de température du membre entier et une diminution de température du membre homologue du côté opposé.
107. — Physiologie pathologique, symptômes et diagnostic de P hémiplégie spinale.
(XV, 1868, vol. 2, p. S93, p. 689, p. 788 et p. 821.)
L’auteur avait déjà donné l’histoire de cette espèce d’hémiplégie (voyez u* 99), mais il y ajoute ici des traits nouveaux.
108. — Sur les lésions de la moelle épinière quiproduisent quelques-uns des symptômes de l’hémiplégie spinale. (XV, 1869, vol. 1, p. l,p. 219, p. 703 etp. 873.)
Travail contenant nombre de faits pour servir à l’établissement des vues de l'auteur sur la physiologie et sur le diagnostic des maladies de la moelle épinière.
109. — Faits démontrant que le cordon latéral de la moelle épinière ne sert pas à la
respiration. (Il, 1869, p. 64, et 1872, p. 18.)
Voyez ci-après n" 121.
110. — Sur une différence radicale entre la moelle épinière et les nerfs, quant au retour des fonctions perdues. (II, 1869, p. 68.)
Il s’agit non-seulement de la différence, trouvée par l’auteur, relative au retour de la sensibilité, mais aussi du renouvellement de l’action des fibres spéciales dont il a découvert l’existence et qui sont les agents conducteurs d’irritations convulsi-
111. De Finfluence du centre nerveux cérébro-rachidien sur les échanges entre le sang
et les tissus. (II, 1869, p. 98.)
Faits expérimentaux montrant que le système nerveux peut arrêter la transfor-
112. — Paralysie réflexe de l’abdomen après la section du nerf sciatique. (II, 1869,
p.lll.)
Ce fait singulier montre bien l’influence qu’une irritation périphérique peut exer-
113. — Influence sur la pupille, de parties de la moelle épinière, en arrière du centre
cilio-spinal. (U, 1869, p. 121.)
114. — Influence de la section du nerf sciatique sur la sécrétion lactée. (II, 1869, p. 121 Cette influence consiste en une augmentation de la sécrétioni
118. —Influence des nerfs cutanés du bras chez l’homme sur la circulation de ta face. (II, 1869, p. 146.)
Expériences faites avec M. Lombard, démontrant que les vaisseaux sanguins se dilatent et la température s’élève quelquefois à la face après une irritation de la peau du bras, comme dans le cas d’une pneumonie.
altérée de manières extrêmement variées par une irritation de centres ou troncs ner-
119. — Fait démontrant que l’absorption peut avoir lieu par action réflexe. (11,1869,
120. — Remarques à propos d’un cas de tumeur de la moelle épinière , (XVII, 1869, X Fait favorable à la théorie de l’auteur sur la transmission des impressions sen
121. — Sur l’augmentation d'énergie des mouvements respiratoires, après la section X
d’une moitié latérale de la moelle épinière. (XVII, 1869. vol. 2,'p. 299.)
La question du lieu de passage dans la moelle épinière des conducteurs servant aux mouvements respiratoires est résolue par les faits mentionnés dans ce travail et dans un précédent (n° 109). De plus, l’auteur fait voir que l’action du diaphragme et d’autres muscles respiratoires s’augmente après l’hémisection de la moelle audessus de l’origine du nerf phrénique.
122. — Faits qui montrent que les fibres nerveuses servant aux mouvements volontaires ne sont pas celles qui font contracter les muscles dans les convulsions. (XVII, 1869, vol. 2, p. 672.)
123. — Remarques sur une cause d erreur dans l’appréciation des degrés de sensibilité dans les cas de maladie des centres nerveux et particulièrement des cordons postérieurs de la moelle épinière. (XVII, 1869, vol. 2, p. 761.)
Il existe une cause d’hyperesthésie qui masque plus ou moins l’anesthésie.
124. — Faits démontrant qu'il existe trois espèces de syncope, caractérisées : l’une par l’arrêt du cœur, une seconde par l’arrêt de la respiration, et la troisième par l’arrêt de quelques-uns des échanges entre les tissus et le sang. (XVII, 1869, vol. 2, p. 767.)
Ces trois états particuliers et distincts peuvent être produits par des causes morales comme par des irritations de parties diverses du système nerveux. Ces variétés de syncopes peuvent coexister ou se montrer séparément.
125. — Physiologie pathologique et diagnostic de Vhémiparaplégie. (XV, 1869, vol. 2,
Caractères et mode d’origine d’un type de paralysie décrit par l’auteur.
126. — Faits contraires à la théorie des centres trophiques de Waller. (II, 1870, p.5, et
1871, p. 170 et p. 207.)
Le premier fait est que le bout central d’un nerf coupé s’altère, bien que conservant ses relations avec les prétendus centres trophiques ; le second fait est que les ganglions spinaux s’atrophient après la section du nerf sciatique.
127. — Hypertrophie des capsules.surrénales, causée par une lésion de la moelle épi¬
nière. (II, 1870, p. 27).
128. — Différences entre les deux moitiés du cerveau, montrant que le cité droit devient surtout un centre de nutrition et le gauche un centre de vie intellectuelle; (II, 1870, p. 27, p. 97 etp. 112, et 1871, p. 96.)
Les deux moitiés du cerveau ont des fonctions et des propriétés semblables, mais par la mise en jeu de certaines propriétés et l’exercice de certaines fonctions dans
deux parties, la droite arrivant à produire plus souvont que la gauche dos altérations de nutrition dans les membres et ailleurs, et la gauche arrivant à donner lieu plus que la droite à des troubles variés de l’intelligence.
129. — Sur les effets à distance;, dam les cas de lésion des nerfs. (XXIV, vol.
L’objet de cet article est de montrer que la lésion d’un nerf chez l’homme peut déterminer les effets les plus variés : toutes les névroses, les paralysies, l’anesthésie, la perte des sens et des fonctions du cerveau, des altérations très-variées de nutrition, y compris même la gangrène, etc.
138. — Fait démontrant que le symptôme connu sous le nom de constnction en ceinture x et qu’on croit dépendre toujours d’une affection delà moelle épinière, peut être causé par une irritation d’un nerf cutané. (II, 1870, p. 87.)
134. — U ne piqûre du poumon peut causer une occlusion partielle des paupières. x (II, 1870, p. 97.)
Influence réflexe sur le nerf grand sympathique.
138. — Constance d’une congestion des capsules suirénales après une lésion considé- x râble d’un côté de F encéphale. ( 11,1870, p. 113.)
136. — Production d’hémorrhagie pulmonaire par certaines lésions cérébrales. X (II, 1870, p. 117.)
Voyez plus loin, n° 148.
137. — Similanté des effets produits par la section d’une moitié latérale de la moelle épinière et par une irritation des nerfs dorsaux, sur les mouvements volontaires et sur la respiration. (II, 1870, p. 140.)
Faits importants dans la grande question do savoir comment agissent les lésions des centres nerveux dans la production des effets qu’on observe.
138. — Tournoiement causé par l’irritation du ganglion thoracique. (II, 1870, p. 141.)
Premier fait de ce genre observé jusqu’il
142. — Faits démontrant que la mort, dam les affections cérébrales, peut être due à ce qu’elles ont produit des lésions pulmonaires. (II, 1871, p. 101.)
Il importe donc, dans les affections cérébrales, de chercher par l’auscultation et la percussion si ces lésions existent.
143. — Fait nouveau relatif d la sensibilité tactile. (II, 1871, p. 105.)
144. — Hémorrhagie et gangrène de l oreille, produites par des lésiom du système nerveux. (II, 1871, p. 119 et p. 126, et IX, 1869, p. 184 et p. 201.)
Faits nouveaux montrant quel est le mécanisme de l’hématome de l’oreille che les aliénés.
<rèt de la respirationpar action réflexe. (II, 1871, p. 134, p. 138 et p. 156. mveaux montrant comment l’insufflation pulmonaire, l’acide carbonique ent pour produire l’inhibition de la respiration.
147. — Altération de nutrition d'un centre nerveux due à une lésion lointaine dam un nerf. (II, 1871, p. 171.)
Montrant une influence s’exerçant loin du point lésé.
148. — Sur la production d’hémorrhagies, d’anémie, d’œdème ou demphysème dans les poumons, par certaines lésiom de la base de l’encéphale. (XV, 1871, vol. 1, p. 6.)
rassemblé dans ce travail tous les faits qu’il a trouvés, montrant :
la base de l’encéphale ; 2* que les nerfs vaso-moteurs des poumons 1 comme on le croit par le nerf vague, mais bien par la moelle épinièro
et le grand sympathique thoracique ; 3° qu’un emphysème immédiat peut être causé par l’irritation de la hase de l’encéphale.
149. — Pneumonie double, causée par me action réflexe provenant de l'inflammation X d’un seul nerf vague. (II, 1872, p. 18.)
480. — Preuves que c’es!par une irritation de fibres centripètes venant des racines du nerf spinal que. l’insufflation pulmonaire arrête la respiration. (II, 1872, p. 22.)
181. — Faits nouveaux contre l'opinion que c’est par une action du nerf vague que X se produisent les ecchymoses pulmonaires dans les lésions cérébrales. (II, 1872,
152. — Production immeatate d’emphysème pulmonaire, par la galvanisation du X
nerf vague. (II, 1872, p. 181 et p. 187.)
Fait montrant que les petites bronches peuvent se contracter avec énergie.
153. — Sécrétion de mucus palpébral par la galvanisation du nerf tnjumeau dans
le crâne. (II, 1872, p. 188.)
Cette sécrétion peut donc comme les autres être augmentée par une influonce
154. — La section du nerf sciatique peut causer de l’exophthalmie X
unilatérale. (II, 1872, p. 194.)
C’est là un des plus singuliers effets que l’auteur ait trouvés après une section de
158. — Atrophie du cerveau causée par une lésion de la moelle épinière et par la X section du nerf grand sympathique cervical. (II, 1872, p. 194 et p. 195.)
Maintenant que l’on cherche à établir la doctrine de la localisation des centres moteurs des membres à l’aide de cas d’atrophie partielle des lobes cérébraux chez des amputés, il importe de montrer que des lésions de la moelle ou du grand sym-
spontanément pendant quatre jours; dans le troisième, il y a la preuve qu’iin spasme vasculaire considérable peut persister très-longtemps (plus de vingt ans), sous l'influence d’une irritation nerveuse.
187. — Itecherches expérimentales et cliniques sur l’arrêt soudain de la respiration et Æautresphénomènes normaux ou morbides. (XVIII, 1873, p. 87.)
Dans ce travail, l’objet principal de l’auteur est de montrer que le champ des phénomènes inhibitoires ou d'arrêt est infiniment plus étendu qu’on ne croit et que l’étude do ces phénomènes est d’une immense importance pour les progrès futurs de la physiologie et de la médecine. Ilplace les phénomènes suivants, quand ils proviennent do certaines lésions, côte à côte, comme étant produits par un même mécanisme : Arrêt du cœur, des mouvements respiratoires, des échanges entre les tissus et le sang, de l’activité du principal centre vaso-moteur, de l’activité cérébrale (d’où résulte la perte de connaissance), de l’activité des cellules nerveuses encéphaliques servant aux mouvements volontaires, de l’activité cérébrale servant à la sensibilité, de l’activité cérébrale servant à exprimer les idées par la parole (aphasie), de la puissance visuelle (amaurose), de la puissance des nerfs auditifs, olfactifs, ou du goût (surdité, anosmie, perte du goût), de l’activité des cellules nerveuses formant le centre réflexe des sphincters vésical et anal, de l’activité des cellules nerveuses servant à l’érection du pénis, de la puissance réflexe de l’axe cérébro-spinal, des mouvements de 1 intestin, du vomissement, des convulsions (épileptiformes, hystériques, tétaniques, etc.),
d’une activité morbide du cerveau ou de la moelle épinière (guérison soudaine de la
139. — Sur des espèces dhémiplégie très-peu connues ou inconnues jusqu’ici et sur leur diagnostic, comparé à celui des hémiplégies spinale, alterne et cérébrale. (XVIII, 1873, p, 134, avec une planche.)
Le principal objet de ce travail, indépendamment du côté pratique des questions examinées, est de montrer que l’hémiplégie ne dépend pas, comme on le croit, de la perte d’action de la partie lésée dans l’encéphale. Ceci est surtout clairement démontré par des cas, tels que ceux que l’auteur rapporte, dans lesquels la sensibilité et le mouvement volontaire sont perdus du côté même où la protubérance ou le bulbe rachidien étaient lésés.
160. — Leçons sur les ner/s vaso-moteurs, sur l’épilepsie et sur les actions réflexes normales et morbides, traduites de l’anglais par le docteur Béni-Barde, 212 pages in-8. Paris, 1872.
Cet ouvrage se compose de parties extraites de plusieurs publications faites par l’auteur en Angleterre et aux Etats-Unis.
161. — Sur la production d’effusions sanguines, par influence nerveuse.
(XVIII, 1873, p. 148.)
L’objet principal est de montrer que les ecchymoses et les hémorragies produites, surtout dans les poumons, par l’irritation mécanique ou galvanique de la base do l’encéphale dépendent d’une contraction simultanée des artères et des veines de la partie où elles ont lieu, contraction qui, commençant aux troncs vasculaires, se propage de là aux veinules et artérioles, de façon à pousser tant de sang dans les capillaires que ceux-ci après distension se déchirent et causent ainsi l’effusion.
162. — Leçons sur la force nerveuse (faites au Lowell Institute, à Boston, Etats- Unis, en février et mars 1874, et publiées, en anglais, dans le journal The Tribune, et à part dans la Collection intitulée- Tribune Extras, n“ 15, p. 12).
Pour être comprises, les vues nouvelles exposées dans ces leçons réclameraient des développements trop considérables.
163. — Effets de l’irritation du nerf grand sympathique obtenus, chez l'homme, par action réflexe. (H, 1875, p. 131.)
L’auteur à trouvé qu’on produit la dilatation de la pupille et quelquefois une diminution de température à la face lorsqu’on irrite la peau du cou par le cautère actuel.
ensemble. Il rapporte nombre de faits expérimentaux ou cliniques entièrement contraires àla supposition, pourtant admise généralement, qu’il existe dans les circonvolutions cérébrales des centres pour le mouvement du bras, pour celui de la jambe, pour celui de la face ou de la langue ou pour l’expression des idées par la parole, ete.
X 103. — Production des effets de la paralysie du nerf grand sympathique cervical par l’excitation de la surface du cerveau. (II, 1873, p. 333 et p. 372, et XVII, 1873, p. 834.)
Ce résultat d’une irritation des circonvolutions cérébrales est bien intéressant. On voit apparaître après la cautérisation thermique de la partie supérieure d’un hémisphère cérébral du même côté la contraction pupillaire, l’occlusion palpébrale, la dilatation vasculaire, l’élévation de température, etc., que l’on observe après la section du grand sympathique, au cou.
X 166. — Atrophie de [œil du côté de la cautérisation du cerveau.
(II, 1873, p. 334.)
Ce fait très-curieux est sans doute lié à la paralysie vaso-motrice que l’auteur a constatée après la cautérisation du cerveau.
X 167. — Des altérations qui surviennent dam la muqueuse de [estomac,
consécutivement aux lésions cérébrales. (XXV, 1873, p. 397.)
Le principal de ces effets d’une irritation cérébrale a consisté dans une inflammation locale, suivie d’ulcère de l’eslonuc qui n’a pas été fatal parce que les bords
so sont soudés à la rate. L’auteur montre que les hémorrhagies, l’inflammation, le ramollissement et l'ulcération ayant lieu à l’estomac, après certaines lésions cérébrales, ne peuvent pas être expliqués, comme on le croit, simplement par une paralysie vaso-motrice.
168. — L’ataxie des mouvements après la piqûre du sinus rhomboïdal de la moelle X épinière, chez les oiseaux, est due à l'irritation de nerfs des méninges. (II, 1875, p. 393.)
contracture ou ces divers effets à la fois, soit dans tous les membres, soit dans trois ou deux, soit enfin dans un seul. Lorsque deux membres sont atteints, ce sont les postérieurs, les antérieurs, ou ceux de droite ou ceux de gauche. Ces expériences jettent une vive lumière sur le mécanisme de production des troubles moteurs (paralytiques etautres), dans les cas de lésion cérébrale chezl’homme. Elles servent à miner la seule base des doctrines universellement admises à l’égard des relations entre lo cerveau et les muscles, c’est-à-dire l’idée que les paralysies dépendent de la perte de fonction de la partie où se trouve la lésion. Elles montrent de plus que la moelle épinière peut être influencée si rapidement et d’une manière si notable 1 il- une irritation du cerveau que tous les symptômes d’une inflammation du centre cérébro rachidien et de ses membranes peuvent so montrer subitement après la cautérisation de la surface du cerveau, chez le chien, sans pourtant que cette
170. — Sur l’apparition dune paralysie du côté dune lésion encéphalique. (II, 1873, X p. 424, et 1876, p. 2 etp. 13, et XV, 1876, vol. 1, p. 2,p. 79 étp. 159.)
Ces recherches contiennent des faits et des arguments décisifs pour démontrer que des lésions très-variées quant à leur siège, à leur nature et à leur étendue, peuvent déterminer de la paralysie de l'un ou des deux membres du côté d’uue lésion encéphalique. On comprend aisément que si de telles paralysies existent, U
phale ; 9” Une ]
les deux membres supérieurs, bien que la lésion nè soit que dans une moitié de l’encéphale ; 10° La paralysie alterne peut avoir lieu dans des cas de lésion centrale de la protubérance ; elle peut aussi avoir lieu dans des cas de lésion d’un des lobes latéraux; 11° Une paralysie du bras seul peut être causée par une lésion située dans une partie quelconque des lobes cérébraux, des corps opto-striés, de la base de l’encéphale ou du cervelet; 12° Une paralysie limitée à la jambe peut être produite par une lésion dans des parties très-diverses de l’encéphale ; 13° Une altération profonde de la presque totalité d’un hémisphère peut produire une paralysie limitée au bras ou limitée à la jambe; 14° Des lésions à peu près semblables dans les deux moitiés du cerveau ont produit une paralysie limitée au bras ou à la jambe; 15° lia face peut être paralysée sans qu’il y ait de paralysie ailleurs, dans des cas où la lésion siège dans des parties extrêmement variées de l’encéphale; 16° La face peut être paralysée des deux côtés, bien qu’il n’y ait de lésion que dans un des lobes cérébraux; 17° La forme de paralysie faciale qu’on croit n’appartenir qu’à Une lésion du nerf facial dans la protubérance ou au dehors d’elle peut être causée par une lésion encéphalique ailleurs que dans la protubérance ou dans le bulbe rachidien; 18° La langue peut être frappée de paralysie dans une de ses moitiés, quel que soit le siège dé la lésion dans l’encéphale ; 19° La langue peut être atteinte de paralysie dans ses deux moitiés, sans qu’il y ait d’aphasie, dans un cas de lésion unilatérale de différentes parties des lobes cérébraux ou de la base de l’encéphale au-dessus de l’origine des nerfs hypoglosses; 20° Les paralysies locales (bras, jambe, face ou langue) peuvent, comme l’hémiplégie ordinaire, avoir lieu du côté de la lésion comme du côté opposé, quel que soit le siège de la lésion ; 21° Les paralysies locales, comme l’hémiplégie, peuvent être produites par des lésions de parties en dehors de celles qu’on considère comme motrices. Des faits et des arguments accumulés dans ces leçons, il ressort que la paralysie peut ne pas avoir lieu ou survenir avec les caractères les plus variés, quel que soit le siège de la lésion, s’il n’y a pas destruction de la totalité des libres nerveuses établissant des communications entre une partie, au moins, d’une moitié du cerveau et la moelle épinière.
177. — Leçons faites au Collège des Médecins de Dublin sur Vanesthésie, Vamaurose
et l’aphasie, causées par des lésions encéphaliques. (XIX, n°* de janvier, février et
Ces leçons ont eu pour objet d’établir pour l’anesthésie, l’amaurose et l’aphasie, ce que l’auteur a établi dans ses leçons faites à Londres (voyez ci-dessus n° 176), pour les paralysies. Il démontre que les centres encéphaliques de la parole et des sensations générales ou visuelles n’existent pas là où les physiologistes supposent qu’ils se trouvent. Il fait voir d’une part que des lésions partout ailleurs que là où
respiratoires qu’on cause en galvanisant le nerf vague ou le bulbe rachidien, c’està-dire que dans ces diverses sortes de cessation d’activité une irritation part du lieu de la lésion ou du point galvanisé, se rend de là aux cellules nerveuses (où qu’elles soient) possédant l’activité qui va disparaître et agit sur ces cellules de façon à anrêter, à suspendre complètement ou à diminuer notablement leur activité propre. Parmi les faits de contracture ou de convulsions ayant lieu du côté de la lésion, il en est dans lesquels les fibres irritées étaient Celles d’un des pédoncules cérébraux, celles que tout le monde considère comme les conducteurs servant aux mouvements
aurait dû avoir lieu du côté opposé, d’où il suit que ces fibres ne sont pas ce qu’on
179.— Sur a localisation des fonctions cérébrales, dans ses applications à l’emploi du trépan. (XV, 1877, vol. 2, p. 107.)
Le principal argument employé par l’auteur contre ces applications d’une doc-
tié du cerveau peut suffire à l’action de la volonté sur les muscles des deux côtés du corps. Dans ce nouveau travail, il examine, à l’aide d'une série particulière de faits, la question do savoir si les impressions sensitives venant des deux côtés du corps sont toujours perçues simultanément, ce qui impliquerait (d’après la théorie admise que les impressions sensitives d’une moitié du corps se rendent au côté opposé de l'encéphale) l’existence de deux centres percepteurs, l’un dans la moitié gauche du cerveau pour le côté droit du corps et l’autre dans la moitié droite pour le côté gauche. Il fait voir que lorsqu’on applique simultanément sur les côtés de la ligne médiane du tronc, de la face, de la tête ou du cou les deux pointes d’un compas æsthésiométrique, on peut observer comme pour les autres parties de la peau qu’il y a, suivant l’intervalle entre ces pointes, perception de l’une d’elles seulement ou des deux. Or, si les deux moitiés de l'encéphalo étaient des centres percepteurs distincts, il devrait y avoir toujours perception des deux pointes, quel que fût leurvoi-