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11. Sur la constitution de l'cuide phosphoreux et sur le phosphue à!éthyle. (En commun avec M. J. Guérin.)
Bulletin de la Société chimique, a" série, t.XXVI, p. r.)
On connaît la longue controverse qui dure encore sur la constitution de l’acide phosphoreux et des phosphites. Nous avons fait quelques expériences qui permettent du moins de se prononcer sur celle de l’éther phosphoreux. Le corps, mis en contact brusquement avec le brome, fournit du bromure d’éthyle et laisse un résidu non distillable qui paraît renfermer du métaphosphate d’éthyle. Si, au contraire, on ajoute le brome, en refroidissant et avec précaution, on obtient un produit incolore renfermant Ph(OC 2 H 5 )Br s , que l’eau transforme immédiatement en phosphate d’éthyle et acide bromhydrique. Cette réaction e§t facile à comprendre si l’éther phosphoreux renferme du phosphore triatomique combiné avec trois groupes oxéthyle. Il est susceptible de fixer a atomes de brome qui, en présence de l’eau, s’échangent contre i atome d’oxygène.