Sur deux cristaux de zircon basés
(Annales des Mines, 5" série, t. IX, p. 629.)
Cette variété de forme n’était pas connue; elle a été décrite d’après deux échantillons de la collection de l’École dés Mines.
3. Sur la pyro-électricité dans les cristaux bons conducteurs de l’électricité et sur la relation pouvant exister entre les propriétés thermo-électriques et l’hémiédrie.
dans les formes affectées de ce mode d’hémiédrie, il n’existe pas, sur ces cristaux, de pyro-électricité sensible. Les phénomènes spéciaux que présente la pyrite, et qui pourraient être pris pour le résultat de propriétés pyro-électriques, sont dus simplement à l’existence de macles appartenant aux deux variétés thermo-électriques.
Au contraire, le cuivre gris et le cuivre pyriteux, étudiés avec des galvanomètres à long fil, ont donné tous les phénomènes de la pyroélectricité, modifiés, comme ils doivent ,être, par la conductibilité plus grande des cristaux. On n’avait pas encore reconnu cette propriété dans les cristaux bons conducteurs de l’électricité et présentant des formes hémièdres à faces inclinées. J’ai fait voir que les substances en lames à faces parallèles se comportent comme le feraient des tétraèdres de même signe thermo-électrique par rapport au platine.
Quant aux cristaux présentant deux variétés thermo-électriques de signes contraires, j’ai émis l’hypothèse que cette propriété physique pouvait être en relation avec l’hémiédrie à faces parallèles.
G. Rose a pensé pouvoir démontrer cette corrélation dans un Mémoire étendu inséré aux Annales de Poggendorff. Je crois avoir fait voir qu’ên raison même du mode d’hémiédrie des cristaux de pyrite, il n’est pas possible de distinguer le cristal gauche du cristal droit. On ne peut donc pas établir par expérience une liaison entre les variétés droite et gauche thermo-électriques et les cristaux droits et gauches.
L’erreur de G. Rose a consisté principalement en ce qu’il a pris le sens des hémièdres d’une manière absolue, et a considéré comme droits tous les dodécaèdres pentagonaux de même situation, regardant comme gauches ceux de situation inverse. Or la notion de gauche et de droite n’a rien d’absolu : sur certains cristaux de quartz, outre les plagièdres en relation de la façon connue avec le pouvoir rotatoire, on peut en trouver d’autres en situation inverse, qui devraient par conséquent indiquer un pouvoir rotatoire opposé de celui qui existe en réalité dans les cristaux. Si ces facettes existaient seules, on aurait été conduit h attribuer aux hémièdres de gauche ce que l’on attribue aux hémièdres de droite et réciproquement; mais la relation n’en existerait pas moins dans sa généralité, et dans ce qu’elle a surtout de caractéristique, dans sa situation opposée.
En réalité, sur un même cristal de pyrite, un certain dodécaèdre
pentagonal b x peut exister en même temps qu’un autre b' de situation opposée, sans que le cristal soit mâclé et sans qu’ilprésente les deux variétés thermo-électriques réunies.
Il en résulte que ce n’est pas l’examen des cristaux de pyrite et de côbaltine qui peut conduire à établir d’une façon certaine la relation entre l’hémiédrie à faces parallèles et l’opposition de signes therinoélectriques. Pour y arriver, il faudrait examiner un grand nombre de substances diverses, hémièdres à faces parallèles, et trouver sur toutes l’existence de deux variétés thermo-électriques.