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APPAREILS SCHÉMATIQUES

Dans ces appareils, les rayons lumineux sont représentés par des réglettes mobiles devant une planchette de dimensions variables : les réglettes sont reliées mécaniquement, de telle sorte qu’elles prennent toujours les unes par

rapport aux autres les positions qui sont indiquées par les formules ou les discussions directes.

Bien que ce système s’applique à la réflexion, soit qu’il s’agisse de la loi même, soit que l’on s’occupe des applications à des cas divers (miroirs plans, miroirs courbes), nous n’insistons pas sur les modèles qui ont été construits : les résultats sont trop simples pour que ces dispositions soient nécessaires.

Tl n’en est pas de même de la réfraction, et la loi fondamentale, la loi de Descartes, n’est pas sans embarrasser les personnes pour lesquelles les fonctions trigonométriques n'ont pas une signification bien précise. Nous avons fait construire un appareil comprenant deux réglettes réunies par un parallélogramme convenablement articulé, et telles qu’elles correspondent toujours exactement aux positions relatives d’un rayon incident et du rayon réfracté correspondant : la discussion est alors rendue très facile et les conséquences en sont directement visibles.

D'autres tableaux, construits d’après les mêmes principes et également simples dans leur construction, font connaître les résultats de la réfraction sur une surface sphérique séparant deux milieux diversement réfringents. Le principe général de la réversibilité de la marche des rayons lumineux permet d’étudier tous les cas avec un seul appareil.

Enfin, la même disposition a pu servir également à représenter la marche des rayons dans une lentille quelconque : après divers modes de construction, je suis arrivé à un appareil d’une simplicité extrême. J’ai démontré que, à partir des positions occupées par un rayon incident et le rayon émergent correspondant, les déplacements de ces rayons, comptés sur deux plans également éloignés de la lentille, de part et d’autre, sont égaux. De telle sorte qu’il a suffi de relier les deux réglettes représentant ces rayons, par une cordelette de longueur invariable passant sur des poulies convenablement placées pour que les directions de ces réglettes représentassent effectivement les directions du rayon incident et du rayon émergent.

Il importe de remarquer que celte disposition ne s’applique pas seulement au cas des lentilles supposées infiniment minces comme on les considère toujours dans les cours élémentaires, mais qu’elle peut être également employée dans les cas où il importe de tenir compte de l’épaisseur, à la condition que les réglettes mobiles soient fixées respectivement sur les plans principaux de la lentille et à la même distance de l’axe.

Je n’insiste pas sur le fait que la même disposition peutservir aussi bien pour les lentilles divergentes que pour les lentilles convergentes.

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