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NATOMIE COMPARÉE ET PHILOSOPHIQUE

Développement et structure du système osseux. (Thèse de concours l’agrégation, Paris, 1886.)

ose, dans ce travail, d’après mes recherches originales, l’histoire du înt des os dü crâne, ot celle du système osseux dans la série ani

Le squelette des vertébrés au point de vue de la morphologie de l’ap

partiellement pu en totalité par cette substance, se condenser en faisceaux fibreux ou aponévrotiques ; dans telle autre, enfin, se métamorphoser en cartilage, en os.

C’est à l'aide de ces données nouvelles que l’on peut espérer de résoudre enfin les grands problèmes qui, au commencement de ce siècle, ont captivé tant d’esprits éminents, Vicq-d’Azyr, Condorcet, Goethe, Owon, Geoffroy Saint-Hilaire,

des lames fibre-nui seul aire s connues sous le nom d’aponévrose latérale de la prostate, que ces parties étaient en tout point les homologues des deux couches de la tunique musculaire du vagin.

Enfin, en étudiant le développement des formations érectiles du vestibule chez la femme et du tissu spongieux de Yurèthre de l’homme, j’arrive à cette conclusion qu’il n’y a là rien autre chose que la tunique musculaire propre du canal génital envahie et déformée par un développement anormal des veines et des capillaires, développement dont on peut, en quelque sorte, pas à pas, suivre la marche chez la petite fille.

Les faisceaux de la tunique musculaire de la portion pénienne de l’urèthre, connus seulement conpme trabécules du corps spongieux, peuvent se contracter convulsivement dans jdes conditions autres que celles de l’érection, sous l’influence du froid ou d’une irritation de la muqueuse, et déterminer alors l’état de constriction du canal, qui constitue l’état de spasme de l’urèthre.

TRAVAUX DE PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE ET COMPARÉE de 1879 à 1886.

66. — La contractilité des capillaires sanguins et leur tunique contractile , chez les

mammifères, (Comptes rendus de l’Académie des sciences, 1879.)

67. — Observations sur la prétendue Chlorophylle animale des infusoires ( Protozoaires ). (Rapports annuels des Professeurs du muséum d’Histoire naturelle, 1880.)

Les observations faites au printemps dernier sur des Stentor polymorphus de même provenance et offrant toutes les apparences que ceux qui ont été décrits, comme devant leur coloration verte à des grains de chlorophylle formés par le protoplasma de l’animal, ont conduit aux résultats suivants :

La coloration verte de ces animaux parait ou disparaît suivant qu’ils se nourrissent de protophytes verts ou qu’ils en sont privés.

Ces protophytes verts, contenus dans les vacuoles de l’Endorsarc, prennent dans ces vacuoles, sous l'influence du liquide sécrété par le protoplasma, une coloration bleue semblable à celle de la chlorophylle traitée par l’acide chlorhydrique. A la coloration bleue,.succède le rouge brun, puis le rose pâle, en même

mais à l’état normal, les fibres striées, même à l’état d’extension, présentent des plis permanents espacés régulièrement.

Le segment de fibrille ou de fibres compris entre deux de ces plis permanents n’est autre chose que la prétendue case musculaire de Krause.

Pendant la contraction, la partie moyenne du segment se creuse d’une gouttière produite par un plissement; les bords de la gouttière se rapprochent de plus en plus, elle se transforme en un sillon étroit, le segment diminue de hauteur et augmente d’épaisseur : quand le plissement et la contraction qui en résulte ont atteint leurs dernières limites, la partie moyenne du segment présente une strie linéaire tout à fait semblable à celle qui marque le pli permanent, et qui, dans un cas comme dans l’autre, résulte de l’accolement des deux bords d’un pli.

C’est au pli permanent et à ses bords que correspondent les parties considérées comme membranes de séparation des prétendues cases musculaires et désignées en Allemagne soys le nom de disque intermédiaire, de disques secondaires, de membrane fondamentale , etc., le sillon médian du segment en voie de plissement n’est autre chose que la strie de Hensen (le disque médian) : des deux bords du sillon, dont un des versants est clair et l’autre obscur, les premiers ont été désignés sous le nom de disques isotropes , les seconds sous celui de disques transversaux ou anisotropes.

74. — Nouvelles recherches sur la structure intime des plaques terminales motnces, et leur analogie avec la lame nerveuse terminale des plaques électriques. (Rapport des Hautes Études.)

Contrairement à l’opinion d’après laquelle la plaque terminale se composerait de 2 parties distinctes, l’une constituée par les ramifications du cylinder-axis, l’autre indépendante de l’expansion nerveuse, lui servant seulement de support,

d’apparence granuleuse est, ainsi que je l’ai avancé dans ma première communication à l’Académie, en 4862, la continuation directe du cylinder-axis ou de ses divisions (Comptes rendus de l’Académie des Sciences, 1866). Cette couche d’apparence granuleuse n’est autre chose qu’un réseau admirable formé par les dernières divisions du cylindre-axe anastomosées les unes avec les autres et se terminant à la face profonde ou musculaire de la plaque par des arcades ou anses identiques à celles que forme le réseau terminal à la surface dorsale des lames nerveuses des

rétraction du corps et des tentacules, les premières, dirigées au contraire perpendiculairement à l’axe du corps et des tentacules, produisent en se contractant l’effet opposé, le resserrement et l’allongement du corps et des tentacules. On trouve souvent appendues à la base des cellules endodermiques chez les Hydres brunes des prolongements de petites cellules bipolaires tout à fait semblables à «elles du réseau nerveux de la couche ectodermique. L’endoderme parait donc déjà posséder un plexus ganglionnaire nerveux, prototype du système ganglionnaire de la vie organique, comme celui de l’ectoderme est le prototype du système nerveux de la vie animale.

77. — Recherches sur les variations de l’élasticité des muscles striés pendant la

contraction. (Rapport sur l’École pratique des Hautes Études, 1881-1882.)

Loin de diminuer, la résistance des muscles à l’allongement augmente pendant la contraction; pour des poids qui ne dépassent pas l’équivalent du travail normal d’un muscle, le muscle, chargé pendant qu’il se contracte, ne perd qu’une fraction de raccourcissement acquis par contraction, et, déchargé d’un poids donné pendant sa contraction, se raccourcit plus qu’il ne s’était allongé sous la tension produite par le même poids avant et pendant la contraction. L'accroissement de la force de ressort du muscle pendant la contraction est donc tout au moins un facteur important du travail accompli par la contraction musculaire et de la contraction musculaire elle-même.

supérieure thoraco-cervicale de l’œsophage. Chez ces jeunes chats, la tunique musculaire de l’œsophage est, comme chez les rongeurs, une tunique exclusivement striée, qui ne s’arrête qu’au niveau du cardia.

La substitution ultérieure des fibres lisses aux fibres striées dans la région inférieure de l’œsophage paraît résulter de ce que la tunique à fibres lisses de l’estomac envahit graduellement le domaine de la tunique striée œsophagienne,

les dernières surtout, plutôt les caractères d'un tremblement fibrillaire (convulsions idio-musculaires) que ceux des véritables contractions fonctionnelles. Elles trouvent leur explication dans l’irritation traumatique, dans l’excitation directe des milieux ambiants, air et température, et dans l’irritation chimique des muscles où l’arrêt de la circulation accumule des produits d’oxydation (acides carbonique, lactique, etc.). Le diaphragme et les muscles intercostaux sont surtout le siège de ces contractions, parce que, comme M. Vulpianl’a remarqué, ces muscles conservent leur irritabilité plus longtemps. Comme ces muscles accomplissent une fonction de la vie végétative, cette plus longue survie leur est commune avec les muscles de la vie organique.

L’irritation traumatique des nerfs sectionnés ou rompus intervient pour une

lité, par suite une période d’inefficacité de l’excitant (force de dégagement), et une période d’inactivité de l’élément. Pendant le repos, la nutrition emmagasine dans l’élément de nouvelles forces de tension; la perte est réparée, l’excitabilité reparaît, et avec elle une nouvelle période d’activité, suivie nécessairement d’une période de repos.

Les contractions intermittentes ou rythmiques des muscles directement excités (sans intervention des nerfs) par des milieux extérieurs naturels ou artificiels obéissent à la même loi, sont la conséquence des mêmes principes que ceux qui déterminent les alternatives de repos et d’action des cellules vibratiles.

85. — Observations d'arrêt momentané des battements du cœur après la section des deux pneumogastriques à la région cervicale , par l'imitation du bout central des pneumogastriques coupés. (Idem.)

L’irritation, propagée au bulbe et à la moelle, ne peut agir sur le cœur que par l’intermédiaire des nerfs cardiaques qui ont leur origine à la partie inférieure de la moelle cervicale et supérieure de la moelle dorsale, c’est-à-dire par les nerfs

86. — Continuation de mouvements respiratoires de la tète et du tronc chez les jeunes chats nouveau-nés après section de la moelle au-dessous du bulbe, persistance de l'association et du synchronisme des mouvements respiratoires des deux segments, tête et tronc, physiologiquement séparés. (Idem.)

87. — Contractions énergiques et immédiates de l'intestin chez des chats et des lapins, provoquées par l'excitation électrique ou mécanique du nerf grand splanchnique, nerf d'arrêt des mouvements de Vintestin ( Pflüger). (Exemple d’un nerf prétendu modérateur ou nerf d’inhibition qui dans certaines conditions agit

88. — Observations de quelques parasites végétaux {algues) vivant à l'intérieur de polypiers de Sertulaires à la face interne du test chitineux et aux dépens des excrétions du tégument de l'animal. (Idem.)

la période d’affaiblissement de trémulation et d’arrêt momentané, les battements reparaissent, lents d’abord, puis plus fréquents, et reprennent leur rythme ; l’expérience peut être répétée plusieurs fois sur le même animal et sans amener l’arrêt permanent du cœur.

95. — Mécanisme de l’arrêt du cœur par l’excitation dxs pneumogastriques. (Idem.)

Les battements rythmiques et réguliers du cœur persistant après la section des pneumogastriques et des nerfs sympathiques cardiaques, sous la seule influence des centres ganglionnaires propres du cœur, toutes les modifications

sèques (vague et sympathique) est le résultat, non d’une action directe sur le myocarde, mais d’une modification dans l’état des centres ganglionnaires cardiaques. Le retour des battements du cœur momentanément arrêtés par l’excitahon des pneumogastriques, malgré la persistance de l’excitation, prouve que

99. — Activité propre des plexus ganglionnaires périvasculaires. (Idem.)

Après la section du cordon cervical ou l’arrachement du ganglion cervical supérieur chez le lapin, accompagnée de la section du nerf auriculo-cervical postérieur qui renferme la plus grande partie des nerfs vaso-moteurs de l’oreille, on voit reparaître au bout de 36 ou 48 heures les alternatives de contraction et de dilatation de l’artère centrale du pavillon. €es mouvements des vaisseaux privés de la plus grande partie, sinon de la totalité de leurs connexions avec les centres vaso-moteurs encéphalo-rachidiens, ne peuvent s’expliquer que par le retour de l’action propre des ganglions périvasculaires, action suspendue, mais non supprimée, par la suppression de l’influx qu’ils reçoivent normalement des centres encéphalo-médullaires ou sympathiques.

ondes de contraction et surtout les mouvements vermiculaires qui se manifestent quand on les soumet à des irritations mécaniques dans un milieu chimique modérément excitant, l’eau salée à 6 p. 1000. Des muscles de grenouilles en rigidité depuis 48 et 96 heures, dès muscles de lézards morts depuis 3 jours, de couleuvre 8 jours après la mort, ont encore dans ces conditions manifesté par ces modes spéciaux de contraction, qu’ils étaient encore vivants.

102. — Origine et migrations de la substance glycogène chez les mollusques gastéropodes et lamellibranches, chez le lumbricus agricola et chez les cloportes. (Idem.)

103. — Expériences sur les grenouilles strychnisées, démontrant l’identité de la

contracture , de la contraction tonique et de la rigidité. (Idem.)

104. — Production par l action de liquides irritants d’une forme particulière de rigidité musculaire qui détermine des ruptures spontanées et multiples des fibres musculaires striées, expliquant les altérations de ces éléments dans les fièvres typhoïdes, la variole, le choléra, etc. (Idem.)

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