‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 2 sur 3 · PHYSIOLOGIE COMPARÉE DES FONCTIONS · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE COMPARÉE DES FONCTIONS

38. — Recherches sur l’appareil musculaire ovario-tubulaire dam les quatre classes de vertébrés, et sur les organes érectiles de l'appareil de la génération chez la femme , au point de vue de la physiologie de tovulation et de la menstruation. (Journal de la physiologie de l’homme et des animaux, t. 1, 1888. 34 pages, in-8, 4 planches.)

Nous trouvons là une nouvelle confirmation de cette grande loi, que, dans toutes les espèces appartenant à une même série naturelle, que l’on envisage tensemble de l’organisme ou les différents appareils qui le constituent, an retrouve constamment le même type, modifié seulement par le développement en plus ou en moins, par la disparition ou la fusion de certaines parties. Aussi, à travers tant de variétés de forme, tant de complications en apparence inextricables, de l’appareil musculaire tubo-ovarien, nous retrouvons toujours, comme élément

paroi antérieure du tronc et de haut en bas, qui constituent la membrane muscu-

capsule péritonéale de l’ovaire. A la vérité, l’aileron de la trompe retombe en manière de voile au-dessus de la glande ; mais, en soulevant et renversant cette membrane et le pavillon qu’elle supporte, on découvre complètement l’ovaire parfaitement libre, et que rien n’isole de la grande cavité du péritoine. Ce n’est que plus tard que des adhérences s’établissent entre le bord de la membrane tubaire, le bord.eontigu du mésoarium et la surface même de la glande. Celle-ci

aucune modification essentielle dans le mécanisme de leur fonctionnement.

C’est ainsi que l’acte fondamental de l’ovulation, la migration de l’œuf de l’ovaire dans l’oviducte, s’accomplit, partout où les deux organes ne sont pas

la femme aussi, l’ovaire est supporté par un véritable bulbe érectile. Le degré de développement de ces appareils érectiles tient le milieu entre celui do la

Il existe chez ces femelles une hémorrhagie menstruelle peu abondante analogue à ce que l’on observe chez la jeune fille au début de la menstruation. - Ces nouveaux faits viennent donc donner une confirmation de plus à cette conclusion, générale qu’une véritable hémorrhagie menstruelle ne se montre que là où l'utérus présente une structure véritablement érectile (I) et que, là où cette structure est reconnue, l’hémorrhagie menstruelle apparaît toujours plus ou

11 y a donc corrélation étroite entre ces deux faits, hémorrhagie menstruelle et érection de l’utérus.

42. — Sur les conditions biologiques qui déterminent le développement des formations érectiles du corps de l’utérus et l'apparition d’une hémorrhagie ( menstruelle ) liée à f ovulation, chez les Primates. (Rapport sur l’École pratique des Hautes Études. 1875-1876.)

La diminution des produits entraîne la réduction et la coalescence plus com- ■ plète des cornes u térines, qui déjà chez les ruminants ne servent plus qu à loger

cule au dehors ; et ce n’est pas par une con- «wiw», mai® pax u.x 0 i^.itô de ses faisceaux fibreux et non musculai¬

res, que le cordon central (ligament du testicule) attire au fond des bourses le testicule déjà sorti de l’anneau inguinal.

La description du ligament rond chez la femme et les femelles des principaux mammifères, que j’ai donnée dans mon mémoire sur les organes érectiles (Journal de la physiologie, 1 . 1), montre la parfaite homologie de cet organe et du gu-

bemacuhtm testis.

Actions réflexes d'arrêt ou paralysantes. — S’il est un fait qui parût bien établi en physiologie expérimentale jusqu’à ces dernières années, c’est que la section d’un nerf est suivie de la paralysie des parties auxquelles ce nerf se distribue, tandis que son excitation donne lieu à des manifestations d’activité dans le» mêmes parties et détermine les muscles à se contracter. Aussi l’expérience de Budge et de Weber, dans laquelle l’excitation du nerf pneumo-gastrique a pour effet non pas l’accroissement d’énergie des contractions du cœur, mais, au contraire, l’arrêt de ces contractions, la paralysie momentanée des muscles auxquels se distribue le nerf irrité, cette expérience excita-trelle l’étonnement des physiologistes et suscita les explications et les commentaires les plus divers. D’autres faits du même genre sont venus se joindre à celui de la suspension des batte-

dien. Pour expliquer ces faits en contradiction apparente avec les lois de la

nombreux ganglions cardiaques. Les ganglions cœliaques sont placés entre le tronc du nerf grand splanchnique et la terminaison de ses fibres nerveuses dans l’intestin grêle sans parler des ganglions périphériques contenus dans l’épaisseur des tuniques intestinales. Toutes les fois que texcitation d’un nerf a pour conséquence un arrêt de mouvement, on trouve des corpuscules nerveux ganglionnaires sur le trajet des fibres gui transmettent l’excitation; toutes les fois, au contraire, que la fibre nerveuse ne présente aucun corpuscule ganglionnaire sur son

stroma conjonctif de la choroïde au niveau du sommet des procès ciliaires, en avant avec les piliers d’origine de la couche musculaire profonde à faisceaux radiés de l’iris chez les mammifères.

Chez les Oiseaux, le muscle ciliaire circulaire existe également; il correspond au bord postérieur de l’iris et est constitué par des fibres striées dont un certain nombre, traversant obliquement l’iris, vont rejoindre l’anneau des fibres circulaires propres de l’iris avec lesquelles elles se confondent.

Vaisseaux de la sclérotique et de la cornée. — Première description du plexus veineux kérato-sclérotical, le prétendu canal veineux de Schlemm.

Vaisseaux de la choroïde et de l’iris. — Tout le sang qui revient de la couche

comme le prouve sa convexité très prononcée chez la plupart des animaux', il est, dans l’adaptation à la vue de près et à une lumière moyenne, contracté pour accommoder les dimensions du diaphragme à la courbure de la lentille : il peut même jouer un rôle important pour produire cette augmentation de courbure de la face antérieure de la lentille, car les milieux dioptriques, comprimés de toutes parts dans le sac irio-choroïdien, tendent naturellement à s’échapper, à faire hernie par l’orifice unique de ce sac, la pupille.

Érection des procès ciliaires, contraction du muscle ciliaire circulaire, du muscle ciliaire radié, tension de la choroïde, contraction de l'iris : tels sont les phénomènes mis en jeu pour produire, dans les milieux dioptriques, les changements dont l’existence a été démontrée par les expériences de Krâmer et d’Helmholtz, de Dondèrs et Van Trigt.

Les modifications que subissent pour l’adaptation la poche irio-choroïdienne et son contenu sont tout à fait analogues à celles d’un muscle qui se contracte : il n’y a ni augmentation ni mminution de masse, mais un simple changement de forme auquel se prête la sclérotique en arrière. Quant à la chambre antérieure, la saillie du cristallin, dans sa partie moyenne, est compensée par l’élargissement de la gouttière irio-cornéenne, et l’écartement des parois du canal de Fontanà. Enfin la tension augmentée des procès ciliaires peut trouver sa compensation dans la compression du réseau admirable choroïdien.

On attribue généralement, non-seulement en Allemagne, mais aussi en Francé, à H. Müller, de Wurtzbourgyune théorie de l’accommodation de l’œil aux distances qui n’est autre chose, comme le montre le parallèle ci-dessous, que la théorie que j’ai communiquée à l’Académie des sciences et qui a été publiée dans les Comptes rendus du mois de mai 1886, tandis que celle de H. Müller n’a été publiée que

avant de la face antérieure du cristallin

3 » L'iris immédiatement appliqué sur le cristallin peut jouer un rôle important pour produire l’augmentation de courbure de la, face antérieure de la lentille.

Celle-ci, comprimée de toutes parts dans

par l’ouverture de la pupille.

4° Quant à la chambre antérieure, la

ne est compensée par l’élargissement de ment des parois de Fontana.

La proéminence de la face posté ■e du cristallin est rendue possibl e retrait de la partie périphérique d

blême, telle qu’elle est donnée ci-dessus, puisque c’est toujours d’arrière en avant, et non par les rayons directs venant de l’objet, mais par les vibrations émanées de l’image de l’objet, que les extrémités sensibles des nerfs rétiniens sont impressionnées.

82. — Mémoire sur les corpuscules nerveux qui se rencontrent, à lorigine des nerfs sensitifs , dans les Papilles de la peau et des muqueuses (Archives de Physiologie, vol. I, 1868, p. 811).

Les corpuscules de Krause, tels qu’on les observe dans la conjonctive de l’homme, nous présentent la forme la plus élémentaire des terminaisons ner-

En examinant la zone de conjonctive oculaire qui avoisine la cornée de l’homme, après l’avoir débarrassée de son revêtement épithélial par la macération dans l’eau faiblement acidulée, on découvre, disséminés par groupe, de petits corps arrondis, appendus comme des grains à l’extrémité des tubes nerveux à double contour. Ces tubes s’enroulent en conservant leur double contour autour du corpuscule, et les enroulements sont quelquefois si multipliés et si serrés qu’ils couvrent presque toute la surface du corpuscule, qui semble alors n’ètre autre chose qu’un peloton de tubes nerveux enroulés ; presque toujours pourtant, on aperçoit, dans une étendue plus ou moins considérable, une portion de la masse intérieure du corpuscule, qui n’est pas recouverte par les enroulements du tube

Lorsque les corpuscules forment un groupe nombreux dans certains points, il n’est pas rare de voir deux ou trois corpuscules aux enroulements desquels concourent à la fois un ou plusieurs tubes nerveux, de façon qu’il y a une tendance évidente à la fusion de plusieurs masses corpusculaires en une seule, sans que, cependant, cette fusion se soit jamais montrée complète dans la conjonctive, comme elle l’est dans d’autres parties, les papilles de la peau.

Quelque différents que puissent être l’aspect et le volume des corpuscules de la conjonctive , par suite de la simplicité ou de la multiplicité des enroulements du tube nerveux à double contour, la constitution de ces corps est toujours la même ; un tube nerveux à double contour s’enroule vers sa terminaison , se dépouille de sa couche médullaire, et se renfle en s’épanouissant en une masse de substance nerveuse identique à celle du cylinder axis, munie de ses noyaux et n’ayant d’autres enveloppes que le prolongement delà gaine de Schwann et du

tater qu’il n’estpas autre chose qu’une espèce d’épanouissement en lames multiples emboîtées de la couche la plus interne de l’enveloppe conjonctive de tube nerveux, de la gaine do Schwann. Il résulte de là que la terminaison du tube nerveux sensitif dans un corpuscule de Pacini consiste essentiellement en un cylinder axis, dépourvu de couche médullaire, et se terminant libre et nu au centre d’un système d’enveloppes de substance conjonctive, dont la consistance et la stratification deviennent de moins en moins nettes de la périphérie au centre.

84. — Sur la terminaison des nerfs sensitifs cutanés dans l’épiderme des larves de Batraciens. — Développement des nerfs (Archives de Physiologie, 1878).

Sur de très jeunes larves de Hyla viridis, de Pelodytes, de Tritdh palmàtus, dont la membrane natatoire a été dépouillée de son épiderme par l’alcool étendu

provenant de nerfs primitifs différents, de manière que chaque district est innervé par des fibrilles de deux fibres nerveuses distinctes. — Quand l’épithélium n’a été qu’incomplètement enlevé et reste encore adhérent au bord libre,

pénètrent dans jles interstices cellulaires où ils semblent se terminer par une extrémité libre accolée à la surface du protoplasma cellulaire.

36. — Sur la nature des impressions reçues par la partie antérieure de la langue.

(Rapp. sur l’École Prat. des H. Études, 1813.)

On admet généralement que la partie antérieure de la muqueuse linguale jouit de la sensibilité générale tactile, et aussi de la sensibilité spéciale du goût. Les résultats différents ou contradictoires obtenus par divers expérimentateurs, pour la détermination des nerfs du goût, peuvent s’expliquer par la confusion des sensations gustatives proprement dites, avec des sensations de. contact spécial, dépendant des propriétés chimiques ou physiques, des substances acides, alcalines, douces ou salées, styptiques, astringentes, etc. Ces sensations analogues à celles qui résultent du contact de liquides acides ,ou alcalins avec les parties de 1a- peau où l’épiderme est mince, le bord des lèvres ou le derme sousunguéal, impressionnent la partie antérieure de la langue, où l’on n’a trouvé, jusqu’à présent, que des terminaisons nerveuses, semblables à celles des parties les plus sensibles de la peau, des corpuscules du tact. Les véritables sensations gustatives, les saveurs amères ou sucrées ne sont senties qu’à la partie postérieure de la langue, là où des recherches histologiques récentes ont démontré

cutané est dans certaines régions complètement dépourvu d’orifices glandulaires,

a fourni des résultats absolument négatifs quant à l’évaporation à travers les couches épidermiques.

58. — Expériences sur la résistance du sphincter vésical après la mort. (Rapp. sur l’Ëc. Prat. des H. Études, 1873-1874.)

Ces expériences ont démontré que si l’obstacle à la sortie de l’urine de la vessie a été trouvé dans certains cas aussi considérable après la mort que pendant la vie, on ne saurait en conclure que ce n’est pas la contraction du sphincter qui -s’oppose à la sortie de l'urine pendant la vie, car après la mort la résistance est due précisément à l’état de contraction permanente du sphincter, lors de l’établissement de la rigidité cadavérique qui se montre dans les muscles lisses, comme dans les muscles de la vie animale.

59. — Des mouvements érectiles. (Archives de physiologie, 1868.)

On observe chez les : animaux, depuis les invertébrés jusqu’à l’homme, des mouvements produits par l’accumulation d’un liquide dans une cavité membraneuse. Tantôt cette cavité est celle du corps même (1 j, tantôt le liquide distend

flottants en dehors de cet état, deviennent rigides, tendus et résistants sous la pression du liquide qui les remplit (Polypes hydraires, Polypes bryozoaires , Actinies). Les Siponcles, les Synaptes et surtout les Holothuries présentent dè véritables mouvements d’érection de tout le corps, qui se gonfle, s’allonge et se distend, exactement comme les corps caverneux de la verge en érection. Tous ceux qui ont visité les bords de la mer ont pu voir à marée basse ces animaux semblables à des fleurs aux couleurs variées, et fixés aux rochers, les Actinies. Ces animaux peuvent gonfler leur corps dans des proportions plusieurs fois supérieures à son volume réel et ériger en couronnes saillantes tous leurs tentacules en accumulant l’eau dans l’intérieur de la cavité du corps et des tentacules. Pour cela do petits sphincters musculaires ferment énergiquement les ouvertures en forme de boutonnière qui se trouvent sur toute la paroi du corps et à l’extrémité des tentacules, tandis que l’eau pénètre par une espèce de déglutition ou par des tubes aspirateurs.

Quand l’animal est vivement excité, il se vide, s’affaisse, devient flasque et mou et considérablement réduit de volume, par suite du relâchement des petits

dire, les mouvements, les changements de forme, les changements de volume des divers organes érectiles, suivant les périodes et les convenances de l’acte de la copulation. C’est là le véritable rôle des ischio-caverneux et surtout de ce cœur sexuel, formé par les bulbo-caverneux et si ingénieusement mis en lumière par Kobelt.

60. — Polypes hydraires, 2 planches. (Mémoires de la Société de Biologie, 1882.)

L’anatomie et la physiologie générales ont retiré de l'étude des organismes inférieurs des avantages incontestables.

Les curieuses observations do Trembley, sur la reproduction par scissiparité artificielle chez les polypes d’eau douce, sur le retournement de ces polypes, etc., sont à chaque instant invoquées ; mais dans ce cas, comme toujours, des notions

Treitz comme un nouveau muscle suspenseur du duodénum de l’homme.

? du développement du diaphragme. — U origine singulière des nerfs j. si éloignée de leur point de terminaison, s’explique de la même façor, ? des artères spermatiques à la région lombaire, par le refoulement diaphragme, primitivement situé au niveau de la première vertèbre

iaphragme, comme on l’avait avancé à tort, ne reçoit point de filet: ueumo-gastriques, ni des nerfs intercostaux. Les seuls nerfs qui s’y nt les nerfs phréniques et les nerfs diaphragmatiques du plexus cœlia

in

Page 1