Diagnostic de Thémiopie. (II, 1849, p
281. — Du resserrement et de la dilatation de la pupille produits par la chaleur et le
froid. (II, 1849, p. 115.)
282. — De la prétendue nécessité d’une turgescence vasculaire de l’iris pour produire le
resserrement pupillaire. (IL 1849, p. 116.)
283. — Sur certains effets du froid, de la chaleur et de la lumière sur le cristallin. (IV,
284. — Recherches sur l’action de certaines parties du spectre solaire sur l’iris. (XI,
1856, vol. 8, p. 233.)
285. — Recherches expérimentales sur l’influence excitatrice de la lumière, du froid et de la chaleur sur l’iris, dans les cinq classes de vertébrés. (XIII, 1859, p. 281 et p.
286. — Production d’amaurose et cl' exophthalmie par une lésion du corps restiforme ou
de la moelle épinière. (II, 1871, p. 125.)
287. — Recherches sur les communications de la rétine avec l’encéphale. (XVII, 1871-
72, vol. 4, p. 261.)
Les principaux résultats des recherches de l’auteur sur l’iris sont les suivants :
1° Chez les batraciens, les poissons et les mollusques céphalopodes, la lumière peut agir directement (sans l'intermédiaire de la rétine) sur l’iris et produire un resserrement pupillaire quelquefois très-considérable ; 2° Ce sont les rayons éclairants de la lumière et surtout les rayons jaunes qui agissent directement sur l’iris (les rayons violets , indigos , bleus et rouges étant absolument sans action) ; 3° L’irritation lumineuse doit agir surtout, sinon exclusivement, sur les fibres contractiles de l’iris,
car elle produit encore un effet très-marqué, alors que les fibres nerveuses de l’iris, dans l'œil séparé du corps, sont complètement altérées dans leur structure et doivent avoir perdu depuis longtemps toute puissance d’action; 4° Il n’y a pas de muscle capable de conserver l’irritabilité aussi longtemps que l’iris : dans un cas, la lumière faisait encore resserrer la pupille, dans un œil d’anguille, retiré de l’orbite depuis seize jours (l’œil presque tout entier étant alors en putréfaction avancée); 5° Un changement de température assez considérable , en plus ou en moins , détermine le resserrement de la pupille si elle est dilatée, et sa dilatation si elle est resserrée, dans des yeux de mammifère ou d’oiseau, extraits de l’orbite; 6° La pupille, même dans un œil extrait de l’orbite, peut se resserrer à un degré si considérable, sous l’influence excitatrice de la lumière, du froid, de la chaleur ou du galvanisme, qu’il est impossible d’admettre qu’une turgescence vasculaire soit un élément essentiel à la production du resserrement pupillaire dans des yeux intacts dans l’orbite ; 7° Il est probable que c’est parce que la rétine, et, chez certains animaux, l’iris forment des membranes minces que la lumière est capable d’agir comme un excitant sur ces pai’ties.
Quant aux autres recherches indiquées dans la liste des travaux relatifs à l’œil, il importe de signaler les nos 283. 286 et 287. Le premier travail a pour objet de montrer que dans un œil de mammifère, après la mort, une opacité peut survenir, quand la température est basse, et que cette opacité cesse rapidement, quand on élève la température de l’œil. La lumière favorise la production de l’opacité, mais ne peut la produire quand l’œil demeure à une température d’au moins 20° cent. Le travail portant le n° 286 montre qu’une lésion du corps restiforme ou de la moelle épinière, près du bulbe, peut causer de l’amaurose et de l’exophthalmie. Quand la lésion est unilatérale, c’est toujours l’œil du côté où elle existe qui est affecté. Dans le travail n° 287, l’auteur montre , par de nombreux faits, que la théorie de Wollaston doit être rejetée et qu’une moitié de l’encéphale peut suffire pour la vision par les deux yeux.