Sur l’ hybernalion des tenrecs. (Il, 1849, p
L’objet de ce travail est de montrer, contrairement à l’assertion de Cuvier, que les tenrecs ne forment pas une exception à la règle que l’hybernation est produite par une basse température.
208. — Recherches sur la rigidité cadavérique et la putréfaction. (II, 1849, p. 39.)
209. — Contractions spontanées après la mort par le choléra. (II, 1849, p. 81.)
210. — Du sang veineux comme excitateur de certains mouvements . (II, 1849, p. 105.)
Premier travail de l’auteur montrant que le sang noir, tel qu’on le trouve dans les veines à l’état normal et dans les artères pendant l’asphyxie, est capable d’irriter et de mettre enjeu les centres nerveux et d’autres parties, l’intestin entre autres.
211. — Usages des poches anales des tortues. (II, 1849, p. 132.)
Ces poches absorbent l’oxygène de l’eau qui y pénètre et émettent de l’acide carbonique : elles servent donc comme organes de respiration.
212. — Contractions de la peau et mouvements vermiculaires de scrotum, sous l’influence d’irritations électro -magnétiques. (II, 1849, p. 134, et 1850, p. 132.)
Lorsque ce travail a paru , on croyait que le galvanisme ne peut pas déterminer de contractions des fibres musculaires de la peau et du scrotum et que ces fibres diffèrent conséquemment des éléments contractiles des muscles dans les autres parties du corps. L'auteur trouva que la peau du scrotum ainsi que celle du reste du corps peut être le siège de contractions énergiques et persistantes sous l’influence de courants électro-magnétiques puissants. — Dans certains cas de paralysie, les contractions de la peau sont bien plus fortes qu’à l’état normal.
213. — Influence de l'électro-magnétisme et de la foudre sur la durée de la rigidité
cadavérique. (II, 1849, p. 138.)
214. — Sur la mort par la foudre et F électro-magnétisme. (II, 1849, p. 134.)
Dans ce travail et dans le précédent, l’auteur fait voir combien est considérable la différence de durée de la rigidité cadavérique suivant que les muscles ont été mis en jeu fort peu ou d'une manière violente dans les derniers temps de la vie. Dans un cas, la dilférence était comme 1 à 380 ou plus. La putréfaction des muscles ne survenant que lorsque la rigidité a cessé, il est clair que si la rigidité dure longtemps, la putréfaction paraît tardivement. (Voyez n° 242.) L’auteur explique pourquoi, après la mort par la foudre, la rigidité cadavérique ne s’observe pas : son existence est trop courte pour qu’on puisse la constater. Elle cesse avant que l'on puisse faire l’examen du cadavre.
215. — Le tissu cellulaire de la peau est contractile. (II, 1849, p. 157, et 1850, p. 133.)
Les contractions qu’on observe à la peau sont tellement énergiques que l’auteur a pensé que les fibres-cellules de Kôlliker étaient trop peu nombreuses pour produire de tels effets. Faut-il donc admettre que le tissu conjonctif est contractile?
216. — Mouvements rhythmiques des muscles respirateurs et locomoteurs après la mort.
(II, 1849, p. 159.)
217. — Des rapports qui existent entre l’ irritabilité musculaire , la rigidité cadavérique
et la putréfaction. (II, 1849, p. 173.)
En outre des relations indiquées par ce titre, relations décrites au n° 242, ce travail contient des détails sur les changements dans le mode de contraction des muscles durant leur passage de l’état normal à l'état de rigidité cadavérique, qui n’est pour l’auteur qu’une contraction musculaire tonique.
218. — Sur la coaqulabilité du sang des batraciens en hiver. (II, 1849, p. 194.)
L’auteur a vu survivre des grenouilles après l’ablation de la moitié de leur cœur, l’hémorrhagie s’arrêtant promptement après la formation d’un caillot. La base du cœur a continué ses mouvements et la circulation a persisté.
219. — De l'influence du système nerveux, du galvanisme , du repos et de l’action sur
la nutrition des muscles. (II, 1849, p. 196.)
L’objet principal de ce travail est de montrer que les muscles paralysés doivent leur atrophie au manque d’action et que l'on peut les maintenir à l’état normal ou les y faire revenir, à l’aide du galvanisme.
220. — Existence cl’un mouvement rhythmique dans le jabot et l'œsophage des oiseaux.
(II, 1850, p. 83.)
Ce mouvement n’a lieu qu’à certaines périodes de la digestion; il est très-régulier et quelquefois très-fort.
221. — Apparition de la rigidité cadavérique avant la cessation des battements du
cœur. (II, 1850, p. 194.)
Ce fait remarquable, observé chez l’homme et chez les lapins, montre que les muscles des membres peuvent avoir leur dernière contraction malgré la persistance de la circulation du sang.
222. — Persistance de la vie dans les membres atteints de la rigidité qu’on apjpelle
cadavérique. (I, 1851, vol. 32, p. 855.)
C’est dans ce travail que l’auteur a annoncé, pour la première fois, que les muscles rigides peuvent réacquérir l’irritabilité.
223. — Recherches sur le rétablissement de l’ irritabilité musculaire chez un supplicié, treize heures après la décapitation. (I, 1851, vol. 32, p. 897; et YI, 1851, p. 147.)
Ce fait, remarquable à beaucoup d’égards, montre combien l’irritabilité peut durer dans les muscles du bras de l’homme, même en été, lorsque la mort a lieu sans avoir été précédée de causes de diminution de cette propriété : il a fallu une douzaine d’heures pour que les signes de contractilité disparussent. Le retour de l’irritabilité a eu lieu rapidement sous l’influence d’injections de sang humain défibriné parle battage. Les fibres-cellules de la peau ont aussi recouvré leur contractilité.
224. — Preuve nouvelle à l’appui de la doctrine de Haller relative ci l’ indépendance de
l’irrita b il ité musculaire. (II, 1851, p. 101.)
Dix jours après la section des nerfs d’un membre abdominal, l’aorte a été liée.
Après l’apparition de la rigidité cadavérique, la ligature a été enlevée et l’irritabilité musculaire a bientôt fait place à la rigidité. Comme l’action nerveuse manquait dans ce membre, il est clair que c’est au sang, c’est-à-dire à la nutrition, que les muscles ont dû le retour de leur irritabilité.
225. — Recherches sur le rétablissement de V irritabilité musculaire, chez un second supplicié, plus de quatorze heures après la mort. (II, 1851, p. 103, et avec beaucoup plus de détails in XIII, 1858, vol. 1, p. 111.)
Les résultats ont été semblables à ceux de l’expérience faite sur un autre supplicié (voyez n° 223). Cette fois, c’est du sang de chien qui a été employé.
226. — Sur l'irritabilité des muscles paralysés. (II, 1851, p. 144.)
Sur un lapin très-faible , tué par strangulation , l’irritabilité des muscles de la jambe, paralysés depuis cinq jours (les nerfs avaient été coupés), dura plus de quatre heures, tandis que celle des muscles de l’autre jambe ne dura que 17 ou 18 minutes.
227. — Preuve de la contractilité du tissu cellulaire. (II, 1851, p. 164.)
Cette preuve est fondée sur l’existence de contractions dans l’iris des poissons cartilagineux et de quelques céphalopodes, qui, d’après Leydig, ne contient que du tissu cellulaii'e.
228. — Sur la nutrition des muscles pendant leur contraction. (IV, 1852, p. 458.)
Faits montrant que la nutrition se maintient pendant la contraction comme pendant le relâchement.
229. — Sur la source des propriétés vitales. (IV, 1852 , p. 481.)
Faits démontrant que les propriétés des nerfs, de la moelle épinière et des muscles leur viennent de leur organisation maintenue par la nutrition.
230. — Sur la persistance de la vie, au moyen d’injections de sang dans des membres séparés du coips. (XXII, 1852, p. 355.)
Dans une des expériences mentionnées dans ce travail, l’irritabilité musculaire a été maintenue pendant 41 heures.