‹ Notice sur les travaux scientifiques de M. C.-E. Brown-SéquardChapitre 8 sur 13 · Sur un cas de greffe animale. (IV, 1852, p · texte numérisé non relu

Sur un cas de greffe animale. (IV, 1852, p

Une queue de chat, implantée sur la crête d’un coq, y a pris racine.

232. — Sur l' irritabilité musculaire dans les membres paralysés et sur sa valeur séméiologique. (IV, 1853, p. 25.)

Expériences démontrant que si l’on compare des muscles paralysés en raison de

la section de leurs nerfs avec des muscles dont la paralysie est due à la section de la moelle épinière, on trouve que l’irritabilité augmente d'abord davantage dans les premiers que dans les seconds, mais qu’après un certain temps, c'est l’inverse qui est vrai. Faits montrant aussi que l'irritabilité peut, dans certains cas, durer indéfiniment dans des muscles paralysés.

233. — Sur l’emploi du sang défibriné dans la transfusion. (XXIII, Febr. 1844,

Faits montrant : 1° que la fibrine n’est pas nécessaire; 2° que les globules ne sont pas altérés par le battage; 3° que le sang d’un animal peut être sans danger transfusé dans les vaisseaux d’un autre, d’une espèce différente.

234. — Lois des phénomènes dynamiques de l’économie animale. (IV, 1853, p. 211, et

XIII, 1858, vol. 1, p. 1.)

Ces lois ont surtout pour objet les actions des muscles et des nerfs, principalement en ce qui concerne la production et la dépense des forces.

235. — Recherches sur des phénomènes de contraction musculaire , en apparence spon-

tanés. (IY, 1853, p. 491.)

Les principaux résultats de ces recherches sont les suivants : 1° Les muscles de la face se contractent soit d’une manière tonique (contracture), soit d’une manière clonique (tremblement), après la section du nerf facial chez certains animaux (surtout les lapins et les chats). Dans un cas, vingt et un mois après l’opération, la contracture persistait. L’auteur a découvert, avec M. Martin-Magron, que la face se dévie du côté paralysé chez les lapins après la section ou l'arrachement du nerf facial, et aussi que les animaux sur lesquels ce nerf a été coupé des deux côtés, ne peuvent plus avaler et meurent de faim ; 3° La faculté réflexe acquiert le plus haut degré d’intensité sous l'influence de l’insufflation pulmonaire chez les animaux décapités; 3° Tous les muscles de la vie animale peuvent présenter des mouvements rhythmiques chez les animaux vivants ou récemment tués; 4° Dans le globe oculaire de certains céphalopodes ( Loligo Sepia, L.), un mouvement rhythmique régulier s’observe quelquefois dans des parties du muscle ciliaire ; 5° Les mouvements chez les cadavres des cholériques sont liés à l’état d’asphyxie qui a précédé la mort, ils ne dépendent pas de la faculté réflexe de la moelle, car celle-ci est entièrement perdue aussitôt après la mort, sinon avant; 6° Les contractions de l’utérus dans l’asphyxie peuvent être assez fortes pour expulser le fœtus; 7° Non-seulement les muscles de la vie animale, l’utérus, l’intestin et la vessie, mais encore l’iris, les uretères, le dartos, la vésicule biliaire, les vésicules séminales, les bronches, les

vaisseaux sanguins, les lympathiques, les éléments contractiles de la peau, etc., se contractent dans l’asphyxie. Les contractions de toutes ces parties peuvent avoir lieu même après leur séparation du centre cérébro-rachidien. Quelques-uns de ces organes ont alors des mouvements rhythmiques (uretères, et chez les oiseaux le canal cholédoque et le conduit pancréatique); 3° Toutes les sécrétions sont augmentées pendant l’asphyxie; 9° Il est probable que la cause des contractions, en apparence spontanées, étudiées dans ce travail, est une excitation des tissus contractiles par l’acide carbonique du sang.

236. — Sur la cause des mouvements du cœur. (IY, 1853, p. 504.)

Faits démontrant la fausseté des théories ayant cours à l’égard de la cause des mouvements rhythmiques du cœur et montrant que les contractions avec rhythme peuvent exister dans beaucoup d’autres organes (muscles de la vie animale aussi bien que ceux de la vie organique). La théorie proposée est que les mouvements rhythmiques, partout où ils se montrent (cœur, veines caves, muscles des membres ou de la face, etc.), dépendent surtout d'une excitation du tissu musculaire (et probablement aussi du tissu nerveux dans le cœur et ailleurs) par l’acide carbonique du sang.

237. — Expériences prouvant qu'un simple afflux de sang à la tète peut être suivi d’effets semblables à ceux de la section du nerf grand sympathique au cou. (I, 1854, vol. 38, p. 117.)

Si l’on suspend un animal par les pieds de derrière, la tête en bas, on voit se produire tous les phénomènes qui suivent la section du grand sympathique : la pupille se resserre, certains muscles de la face et des yeux se contractent, les vaisseaux sanguins de la tète se dilatent, la température s’élève, la sensibilité s’augmente, ainsi que les propriétés des muscles et des nerfs moteurs, etc.

238. — Recherches expérimentales sur la faculté que possèdent certains éléments du sang de régénérer les propriétés vitales . (I, 1855, vol. 41, p. 628, et avec plus de de détails in XXIII, 1855, vol. 2, p. 491.)

239. — Faits nouveaux relatifs à la coïncidence de l’inspiration avec une diminution dans la force et la vitesse des battements du cœur. (II, 1857, p. 89, et XI, 1857, vol. 8, p. 596, et XIII, 1858, vol. 1, p. 512.)

Cette association de l'effort respiratoire avec uue diminution de l’action du cœur a lieu constamment, mais elle est surtout manifeste lorsque la respiration devient difficile. L’auteur a même constaté quelquefois un arrêt complet, mais très-court, des mouvements cardiaques au moment d’un effort respiratoire considérable.

D’autres faits, montrant l’influence très-grande de la position de la tète sur l'action du cœur, sont rapportés dans le dernier des trois mémoires compris dans les indications du n° 239.

240. — Recherches expérimentales sur les capsules surrénales. (XII, 1836, vol. 21, p. 1067; I, 1856, vol. 42, p. 422 et p. 542, 1857, vol. 44, p. 246, et vol. 45, p. 1036; et avec plus de détails in XX, 1856, vol. 8, p. 385 et p. 572, et XIII, 1838, vol. 1, p. 160.)

L’extirpation des capsules surrénales amène la mort bien plus rapidement que l’extirpation des reins. Les phénomènes singuliers que l’on observe chez les animaux privés de ces capsules ne sont pas, comme l’auteur l’avait cru, les effets de la perte de la fonction de ces organes, mais, comme il l’a constaté nombre de fois, depuis la publication de ces premières recherches, les effets de l’irritation des nerfs capsulaires.

241. — Sur l’influence de l'oxygène sur les propriétés vitales des nerfs, des muscles et

de la moelle épinière. (XI, 1857, vol. 8, p. 598.)

Il s’agit d’une action directe de l’oxygène de l’air sur les tissus et organes dont les propriétés vitales augmentent notablement, à ce point que la simple exposition de la moelle épinière dorsale à l’air suffit pour causer de l’hyperesthésie dans les membres abdominaux.

242. — Recherches sur les relations qui existent entre /’ irritabilité musculaire , la rigidité cadavérique et la putréfaction. (I, 1857, vol. 45, p. 460, et avec plus de détails dans une leçon faite à la Société Royale de Londres, le 16 mai 1861 , XI, vol. 11, 1861, p. 204, et XIII, 1861, vol. 4, p. 266.)

L’auteur examine successivement les relations entre l’irritabilité , la rigidité et la putréfaction : 1° dans les muscles paralysés; 2° dans les muscles soumis à un refroidissement avant la mort; 3° chez les animaux ou les hommes tués par le galvanisme ou la foudre; 4° chez les animaux surmenés, chez les coqs de combat, chez les hommes qui ont été soumis à un exercice excessif et chez les animaux forcés à la chasse; 5° chez les hommes morts en pleine santé ou à la suite de maladies prolongées; chez les hommes morts de choléra, de tétanos ou d’autres maladies convulsives; 7° chez les hommes et les animaux morts empoisonnés. Ces différentes séries de faits conduisent à loi suivante : Plus le degré de l’irritabilité musculaire est considérable au moment de la mort, plus la rigidité cadavérique survient tard et dure longtemps et plus aussi la putréfaction apparaît tardivement et progresse lentement. Les différences entre les extrêmes peuvent être telles que l'auteur peut

(à volonté) faire apparaître la putréfaction quelques minutes après la mort ou la retarder jusqu'à six ou sept semaines après la mort.

243. — Recherches expérimentales sur les propriétés physiologiques et les usages du sang rouge et du sang noir, et de leurs principaux éléments gazeux. (I, 1857, vol. 45, p. 562 et p. 925, et avec plus de détails in XIII, 1858, vol. 1, p. 95, p. 352 et p. 729.)

Les principaux points établis dans ces différents mémoires sont les suivants : 1° Le sang possède deux propriétés physiologiques distinctes, l’une de nutrition ou de production des propriétés vitales dans les divers tissus, l’autre de stimulation des tissus et organes doués de propriétés vitales; 2° Le sang artériel et le sang veineux ne diffèrent l'un de l’autre, sous le rapport de leurs propriétés physiologiques, que par les proportions d’oxygène et d'acide carbonique qu'ils contiennent; 3° Tous les tissus contractiles peuvent, après avoir complètement perdu leurs propriétés vitales, les recouvrer sous l'influence de sang chargé d’oxygène ; 4° Les tissus nerveux peuvent, après avoir complètement perdu leurs propriétés vitales, les recouvrer sous l’influence de sang chargé d’oxygène ; 5° L’encéphale, après avoir complètement perdu ses fonctions, peut les recouvrer sous rinfluence de sang chargé d’oxygène ; 6° Tous les tissus contractiles ou nerveux peuvent être stimulés par du sang trèschargé d’acide carbonique, mais certains organes sont stimulés beaucoup plus aisément et beaucoup plus énergiquement que d’autres ; 7° Les phénomènes convulsifs de l’asphyxie semblent dépendre de la stimulation exercée par le sang chargé d’acide carbonique, sur les centres nerveux, sur les nerfs et sur les tissus contractiles ; 8° Plusieurs des phénomènes que l’on observe dans une attaque d’épilepsie paraissent dépendre de l’excitation causée par le sang chargé d’acide carbonique sur le centre cérébro-rachidien et sur quelques organes à tissu contractile ; 9° Dans les hémorrhagies abondantes, la cause des convulsions ou des tremblements paraît être, comme dans l’asphyxie, dans la stimulation exercée sur le centre cérébro-rachidien et sur quelques organes à tissu contractile, par l’acide carbonique contenu dans le sang; 10° Les mouvements respiratoires et les mouvements du cœur semblent liés à la présence dans le sang d’une certaine quantité d’acide carbonique; 11° Dans l’accouchement et dans d’autres circonstances, les contractions de l’utérus sont, en grande partie, excitées parle sang chargé d’acide carbonique; 12° Les mouvements des membres des cadavres de cholériques semblent dépendre, au moins en partie, de la stimulation excercée par le sang chargé d’acide carbonique ; 13° Il est possible de produire, à volonté, deux états de l’organisme essentiellement différents l’un de l’autre et consistant, l’un dans la présence d’une quantité d’oxygène plus considérable qu’à l’ordinaire, dans le sang veineux comme dans le sang artériel, et l’autre

dans la présence en excès d’acide carbonique dans les deux sangs. Dans le premier de ces deux étals la vie cesse, malgré l’extrême énergie des propriétés vitales, parce que le pouvoir stimulateur du sang est insuffisant ; tandis que dans l’état opposé, où le pouvoir stimulateur de ce liquide est excessif, les propriétés vitales mises en jeu énergiquement et ne pouvant être reproduites s’épuisent très-rapidement. — En outre de ces états généraux, relatifs surtout à l’action de l’oxygène et de l’acide carbonique, ces mémoires contiennent nombre d’autres faits relatifs aux usages du sang et à la puissance de reproduction des propriétés vitales quelque temps après leur perte. Nous nous bornerons à signaler les différences qui existent entre les tissus et organes suivants, quant à la période de temps où il est encore possible de faire revenir les propriétés vitales après leur disparition complète. La liste commence par l’organe qui perd le plus tôt la puissance d’être rappelé à la vie et elle se termine par les organes qui peuvent le plus tard recouvrer leur vitalité. Les autres organes et tissus sont placés entre ces extrêmes, d’après leur aptitude à réacquérir leur vitalité : — encéphale, moelle épinière, vessie, intestin, cœur, iris, nerfs sensitifs, nerfs moteurs et enfin muscles de la vie animale.

244. — Expériences sur la transformation de l’amidon en glucose dans l’estomac. (En

commun avec M. F. -G. Smilh, XIII, 1858, vol. 1, p. 158.)

Ces expériences faites sur l’auteur lui-même , qui peut rejeter sans la moindre difficulté le contenu de son estomac, ont donné de la façon la plus nette la preuve qu’en l’absence presque complète de salive une très-grande quantité d’amidon peut être transformée en glucose dans l’estomac, contenant du suc gastrique très-acide.

245. — Sur les modifications que subissent les globules circulaires du sang de mammifère, injecté dans le système circulatoire des oiseaux et sur les altérations des globules ovales du sang d’oiseau injecté dans le système circulatoire de mammifères. (XIII,

1858, vol. 1, p. 173.)

Les globules de sang d’oiseau circulent aisément partout dans les vaisseaux sanguins des mammifères, mais ils disparaissent complètement en moins d’une heure. Ils sont probablement dissous. Quant aux globules de sang de mammifère, ils ne disparaissent des vaisseaux d’oiseaux que plusieurs semaines après la transfusion.

246. — Limites de la possibilité du retour spontané de la rigidité cadavérique après qu’on l’a fait disparaître par V élongation des muscles. (XIII, 1838, vol. 1, p. 281.)

L’auteur a trouvé que quelque temps après l’établissement de la rigidité, si on la fait cesser, elle peut survenir de nouveau et qu’on peut même quelquefois répéter avec succès ces expériences à plusieurs reprises.

247. — Sur des faits qui semblent montrer que plusieurs kilogrammes de fibrine se forment et se transforment chaque jour dans le corps de l’homme et sur le siège de cette production et de cette transformation. (XIII, 1858, vol. 1, p. 298.)

Le fait principal sur lequel l’auteur s’est fondé pour établir ce que ce titre indique, est que la fibrine disparaît du sang qui passe par les reins et le foie. Quant au lieu de formation de la fibrine, il rapporte des faits montrant que les muscles sont le principal foyer d'origine de la fibrine du sang.

248. — Recherches sur la possibilité de rappeler temporairement à la vie des individus

mourant de maladie . (XIII, 1858, vol. 1, p. 666.)

Le procédé entièrement nouveau consiste essentiellement dans une injection de sang, défibriné et artérialisé par le battage, dans l’une des carotides à la fois vers l’encéphale et vers le cœur, en même temps que par une saignée d’une branche de la jugulaire on retire au moins autant de sang qu’on en transfuse. Il est utile, si la respiration est très-difficile, de pratiquer l’insufflation pulmonaire pendant qu'on opère la transfusion, que l’on doit faire aussi lentement que possible. L’expérience a été faite souvent par l'auteur sur des animaux mourants, ayant déjà perdu connaissance et se trouvant à une période assez avancée de l’agonie. Le retour à la vie, dans ces cas où existait une affection organique dans un viscère important, n’a été que temporaire. L’auteur propose l’emploi de ces procédés, surtout dans les cas où il importe beaucoup d’obtenir un retour momentané de l’intelligence et de la parole.

249. — Sur l’existence de contractions rhythmiques dans les conduits excréteurs des

principales glandes. (XIII, 1858, vol. 1, p. 775.)

Chez les oiseaux, non-seulement le canal cholédoque et le conduit pancréatique, comme l’a découvert Claude Bernard, mais aussi les autres conduits excréteurs, comme l’a trouvé l’auteur, ont des mouvements ryhthmiques. Ces mouvements sont indépendants de l’axe cérébro-spinal. Chez les grands oiseaux palmipèdes marins, l’auteur a trouvé des mouvements ryhthmiques dans la trachée et les grosses bronches.

250. — Sur la cause des phénomènes qu’on observe après la ligature de l’œsophage.

(XIII, 1858, vol. p. 799.)

Ces phénomènes sont, comme le montre l’auteur par deux expériences décisives, de simples effets de l’irritation des filets du nerf vague dans l’œsophage, ainsi que l'ont dit MM. Bouley et Beynal.

251 . — Expériences sur l’ absorption de la graisse. (XÏIT, 1858, vol. 1, p. 808.)

Ces expériences montrent que sans l'intervention de bile, de suc pancréatique ou du suc des petits intestins, la muqueuse du gros intestin peut absorber rapidement une assez notable quantité de graisse (plus de 20 grammes en cinq heures).

252. — Recherches sur V irritabilité musculaire. (XIII, 1859, vol. 2, p. 275.)

Travail donnant tous les résultats nouveaux que l’auteur a obtenus dans ses recherches sur ce sujet.

253. — Recherches expérimentales et cliniques sur plusieurs questions relatives à l’asphyxie. (XIII, 1859, vol. 2, p. 93.)

Ces recherches ont donné les résultats nouveaux que voici : 1° Chez les animaux nouveau-nés dont la température peut être considérablement modifiée, on trouve des différences très-notables quant à la durée de la résistance à l’asphyxie, suivant le degré de chaleur animale au moment où l’asphyxie commence. Ainsi, par exemple, un chien nouveau-né ayant la température de 37° 1/2 a survécu à l’asphyxie 19’ 1/2, tandis qu’un autre de la même portée et dont la chaleur propre était de 19° seulement a survécu 50’ 1/2; 2° Chez les animaux adultes aussi, plus la chaleur animale a été abaissée avant l’asphyxie, plus la survie est considérable ; 3° De très-grandes différences existent entre les diverses espèces d’animaux quant àleur résistance à l’asphyxie; 4° Les différences entre les animaux adultes et les nouveaunés de la même espèce, quant à leur résistance à l’asphyxie, sont bien moins grandes qu’on ne croit, lorsqu'on a soin de faire les expériences comparatives chez des individus ayant le même degré de chaleur animale au moment où l’asphyxie commence.

254. — Remarques sur des cas d’éphidrose parotidienne . (XIII, 1859. vol. 2, p. 449.)

255. — De l’ importance cle l’ application de la physiologie ci la pratique de la médecine

et de la chirurgie. (Leçon faite au Collège des Médecins d’Irlande, le 3 février

1865. Brochure in-8°. Dublin, 1865. — Eu anglais.)

Cette leçon contient nombre de faits nouveaux et en particulier les deux suivants : 1° Que deux états très-différents peuvent résulter d’une fracture de la colonne vertébrale au cou : dans l’un, il y a diminution des efforts respiratoires, des mouvements du cœur et abaissement de température, tandis que dans l’autre il y a absolument l’inverse ; 2° que des altérations spéciales de nutrition de la peau des bras se montrent lorsque les méninges spinales sont enflammées à la sortie des nerfs des bras.

256. — Conseils aux étudiants en médecine sur les recherches scientifiques qu’ils pourraient faire pendant la durée de leurs études. (Brochure en anglais. Cambridge, États-Unis, 1867.)

257. — Importance de l’emploi de sang défibriné dans la transfusion. (II, 1869,

258. — Cas de transfusion de sang d’oiseau rappelant à la vie un chien mourant

d’hémorrhagie. (II, 1869, p. 72.)

Ce fait est très- digne d’attention : le chien allait mourir après avoir perdu beaucoup de sang lorsqu’une injection de sang d’oiseau l'a fait revenir. L’opération a été faite par l'auteur en présence d'une commission de l’Académie des sciences. L’animal n’est mort que par suite d'un accident, trois mois après la transfusion.

259. — Absence de tuberculose secondaire , malgré l’existence de ses causes ordinaires. (II, 1869, p. 153, et 1870, p. 61.)

On soutient que le dépôt de matière tuberculeuse ou de matières animales altérées sous la peau d'un lapin ou d’un cochon d’Inde le rend toujours ou presque toujours tuberculeux. L’auteur a constaté sur un nombre considérable d’animaux que les lapins et les cochons d’Inde ne deviennent pas tuberculeux, bien que soumis a là cause qui en a rendu tant d’autres tuberculeux, lorsque les conditions hygiéniques sont favorables (bonne litière, air et lumière en abondance et bonne alimentation). Ce fait est de la plus haute importance pour montrer combien les circonstances hygiéniques ont de l’influence.

260. — Expériences démontrant que les poils, chez l’homme, peuvent passer rapidement du noir au blanc. (XVII, 1869, vol. 2, p. 441.)

261. — De l’ état syncopal causé par l’acide carbonique. (Il, 1869, p. 204.)

L’acide carbonique peut tuer en déterminant, par l’irritation des nerfs de la muqueuse laryngée, l’arrêt des mouvements du cœur et de la respiration, avec abaissement rapide de la température, c’est-à-dire de la syncope au lieu d’asphyxie.

262. — Les irritations mécaniques des muscles sont plus jouissantes que la galvanisation. (II, 1870, p. 73.)

263. — Des congestions secondaires à la ligature des artères.

(II, 1870, p. 82, et XVII, 1870, vol. 3, p. 518.)

C’est la paralysie vaso-motrice qui a lieu alors, qui cause ces congestions.

264. — Reproduction de lames des vertèbres chez le chien. (II, 1870, p. 144.)

La reproduction a lieu de telle façon que si plusieurs lames ont été enlevées, une seule plaque osseuse les remplace toutes.

265. — Transmission par hérédité de nombre d’ altérations accidentelles . (II, 1870, p. 5, p. 16, p. 17, p. 59, p. 64, p. 96, p. 124, et 1872, p. 188; et XY, 1875, vol. 1, p. 7.)

Les faits extrêmement nombreux, constatés par l’auteur, ne peuvent laisser le plus léger doute. Pour ceux qui savent que des milliers de cochons d’Inde ont été l’objet d’expériences à son laboratoire de l’Ecole de Médecine, les deux assertions suivantes ne présenteront aucune contradiction : la première, que la transmission par hérédité d’une altération, purement accidentelle, est très-rare ; la seconde, que l’auteur a néanmoins vu un très-grand nombre de cas de ce genre. Les altérations transmises consistent en : 1° Effets à l’oreille et à l’œil de la section du nerf grand sympathique cervical ; 2° Gangrène et hématome de l’oreille, tels qu’on les observe après certaines lésions du bulbe rachidien; 3° Exophthalmie comme après une lésion du corps restiforme; 4° Absence de certaines parties de la patte, comme lorsque ces parties ont été perdues après la section du nerf sciatique ; 5° Epilepsie semblable à celle qu’on observe après une lésion de la moelle épinière ou du nerf sciatique. C’est l’exophthalmie qui, de tous ces effets, a été le plus tenace et le seul qui se soit reproduit de génération en génération, au point de former presque une race nouvelle. On remarquera que, sans exception, tous ces cas d’hérédité consistent dans des effets d’une altération du système nerveux. Il a été évident que toujours ce qui a été transmis, c’est cette altération et que les effets observés n’ont été chez les petits, de même que chez les parents, que les conséquences de cet état morbide du système nerveux.

266. — Modification de mères par leurs embyrons, d’après des faits observés chez le cobaye. (II, 1870, p. 5.)

Le fait signalé par le D1' Harvey d’Edimbourg, comme ayant été observé chez l’homme et dans quelques espèces d’animaux, s’est présenté d’uue manière trèsnette chez le cobaye. La mère a été physiquement modifiée de manière à ressembler au père. Des cobayes mâles ayant eu le nerf sympathique cervical coupé ont eu des petits présentant les effets de la section de ce nerf, et la mère a, elle aussi, à l’époque de la naissance des petits et plus tard, présenté les mêmes effets.

IY. CHALEUR ANIMALE.

267. — Sur la température normale de l'homme. (IY, 1852, p. 554.)

268. — De l’ influence exercée sur la température générale du corps par un change-

ment de température de l’une des extrémités. (IV, 1852, p. 556.)

269. — Sur l’ augmentation de chaleur animale , après des lésions du système nerveux.

(IV, 1853, p. 137.)

270. — De l'influence de l'asphyxie sur la chaleur animale. (II, 1856, p. 89.)

271. — Sur la basse température de quelques palmipèdes longipennes. (XIII, 1858,

2 vol. 1, p. 42.)

272. — Recherches expérimentales sur (quelques-uns des effets du froid sur l'homme.

(Avec M. Tholozan, XIII, 1858, vol. 1, p. 497.)

273. — Sur l'influence du froid appliqué à une petite partie du corps de l'homme.

(XIII, 1858, vol. 1, p. 502.)

274. — Recherches sur l’influence d’un changement de climat sur la chaleur animale.

(XIII, 1859, vol. 2, p. 549.)

275. — Se produit-il beaucoup plus de chaleur dans le sang circulant dans les q)oumons, lorsque l'air inspiré, de chaud et humide, devient froid et sec ? (XVII, 1869, vol. 2, p. 19.)

Parmi les résultats des recherches de l’auteur concernant la chaleur animale, nous signalerons les suivants : 1° D’après de nombreuses expériences, la température moyenne du rectum est plus élevée de plus d’un demi-degré centigrade que celle donnée par Wunderlich; 2° La température du corps n’est pas diminuée par l’immersion d'une main dans l’eau glacée ; au contraire, elle est alors assez souvent augmentée d’un quart de degré centigrade ou même un peu plus; 3° L’asphyxie, surtout chez les oiseaux, produit une élévation marquée de température; 4° L’un des effets remarquables de l’immersion d’une main dans l’eau glacée consiste en un abaissement quelquefois considérable de la température de l’autre main, abaissement qui est évidemment dû à une contraction vasculaire par action réflexe; 5° Dans un voyage de Nantes à l’île Maurice, l’auteur a constaté que la chaleur animale se modifie rapidement quand on change promptement de climat : elle s’élève lorsqu’on passe d’un climat froid dans un climat chaud.

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