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Notice sur les travaux scientifiques de M. le Dr René Marage, 2è appendice 1904-1907

20. - SENSIBILITÉ SPÉCIALE DE L’OREILLE PHYSIOLOGIQUE POUR CERTAINES VOYELLES (<).

MM. Zwardemaker et Quix 0 ont cherché le minimum de puissance nécessaire pour produire une sensation sur l’oreille : pour les tuyaux, iis calculaient l’énergie sonore par la méthode de lord Rayleigh (‘) d’après le

pour l’oreille, l’un pour le son 3,072 (sol, 3.100 vs), qui correspond à la résonance du conduit auditif externe, et un autre pour le son 512 (ut, 617 vs), déjà trouvé par Wead,

Il était intéressant de chercher si les sons voyelles présentaient des phé-

II est très difficile d’employer les voyelles naturelles, parce que l’on ne peut pas déterminer, chez un sujet normal, le débit et la pression de l’air qui s’écoule des poumons pendant la phonation (') ; j’ai donc pensé à employer

instrument les deux quantités dont on a besoin ; le travail dépensé pendant une seconde sera exprimé en kilogrammètres par le produit VH, le volume

Les conditions de l’expérience étaient les suivantes :

Altitude: 83«.

(>) Note à l’Académie des sciences, 9 janvier 1905.

(>) Archiv. far Anatomie und Physiologie (Phystologische Ablheilung : Supplément, 1902,

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des osselets, ce savant conduisait le son d’un cor à piston dans l’eau d’une petite caisse où était fixé une Mysis, en sorte qu’on pouvait observer au microscope les soies extérieures de la queue.

On constatait que certains sons du cor faisaient vibrer fortement certaines soies ; d’autres sons ébranlaient d’autres soies (®).

J’ai repris les expériences de Hensen au laboratoire de Roscolf ; le dispositif employé était le suivant :

Une membrane mince, non tendue, en caoutchouc, transmettait, par l’intermédiaire d’une colonne d’air de 0“,40 de longueur, les vibrations qu’elle recevait à d’eau contenu dans une petite cuve où se trouvait une Mysis'.

d’un soprano et d’un baryton. Les tracés de ces différents sons avaient été pris par les flammes manométriques et par la méthode graphique.

L’énergie du son des diapasons à anche était «iviron de 0*^8»,00075 ; celui des voyelles naturelles de 0‘8“,070.

Les expériences ont été répétées un grand nombre de fois, sur des Mym vulgaris et des Mysis ckamœlon, et jamais l’on n’a pu observer ce qu’avait remarqué Hensen, les cils longs vibrant pour des notes graves, les cils courts pour des notes aiguës.

Cependant l’énergie de ces sons était bien suffisante, puisque la voyelle synthétique ' sur lanote fa„ émise avec une énergie de 0,000000 3, est entendue par une oreille placée à 125“ de distance; de même OU, sur la note ut„ et émise avec une énergie de 0>‘8“,015, est

Les sons du cor employés par Hensen avaient certainement une énergie beaucoup plus

22. - POURQUOI CERTAINS SOURDS-MUETS ENTENDENT MIEUX LES SONS GRAVES QUE LES SONS AIGUS (•)

A l’encontre de ce qui se passe pour une oreille normale (“), certains sourdsmuets, regardés par leurs professeurs comme des sourds complets, sont plus sensibles aux notes graves qu’aux notes aiguës.

Pour qu’une oreille normale, placée à 125'“ de distance, puisse entendre la voyelle synthétique OU («<,), il faut que le son soit émis avec une énergie de 0‘''",015 ; tandis que, pour faire entendre la voyelle I (/’a,) à la même distance, il suffit d’une énergie bien plus faible : 0'«“,000 0003.

Au contraire, certains sourds-muets sont sensibles à OU (fa,) émis avec une énergie Û“i"",005 et, quelle que soit l’énergie du son produisant, les voyelles É (fa,) et I fa,), il est absolument impossible de les leur faire entendre (*).

De plus l’expérience montre que les sourds-muets qui ont ce genre d’audition ne peuvent pas arriver à entendre la voix.

Il s’agit donc d’expliquer :

1" La courbe anormale de l’acuité auditive ;

2" L’incurabilité de ce genre de malades.

Les expériences que j’ai faites au laboratoire de Roscoff m’ont permis

d’expliquer ces deux anomalies.

Amphitkêât

C’est rAmphithéâtre qui a les meilleures propriétés acoustiques pour la v(

L’acoustique de cette salie est donc également très bonne.

Conclusions.— 1. Comme l’a ditM. Sabine, le son de résonance peut s caractériser les propriétés acoustiques d’une salle.

2. La durée de ce son varie avec le timbre, la hauteur et l’intensité primitif ; ce qui pourrait, peut-être, expliquer pourquoi une salle peut êtr bonne pour un orateur et mauvaise pour un orchestre.

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