CONTRIBUTION A L’ÉTUDE DE L’AUDITION DES PAISSONS
Si l’on consulte tous les travaux qui ont été publiés depuis seize ans sur l’audition des Poissons dans : Bîo%IscAesCentraI6tet«, CentraI6Iatt/tïrPAysio%w, pflager's Archiv fûr die gesammte Physiologie, The Journal of Physiology, The American Journal of Physiology, on constate que, pour presque tous les expérimentateurs, les Poissons n’ont aucune audition ; quelques-uns admettent que ces animaux peuvent entendre les vibrations d’une cloche plongée dans l’eau, lorsque la distance qui les sépare du corps sonore n’est pas supérieure
J’ai pensé qu’il était utile de reprendre une partie de ces expériences en employant, ce qui n’avait pas été fait jusqu’ici, des sons ayant une hauteur, un timbre et une énergie déterminés.
0’»,0t5 de diamètre intérieur; il était muni d’une membrane mince, non tendu^ en caoutchouc, de manière que ni l’air ni les trépidations de la sirène ne parvenaient dans les bacs C).
Les animaux ne pouvaient pas voir les expérimentateurs.
Anguilles **{Anguilla mlgmis), Brochets (Esox lucius), Tanches {Tinea mlgarü). Carpes {Cyprinus carpio), gardons (Leuciscus rutilus).
Les résultats ont toujours été négatifs.
normales et que, le son étant réfléchi sur les parois du hac, l’animal ne pouvait pas en connaître la direction et par conséquent prendre la fuite du côté opposé
J’ai alors repris ces expériences en eau libre, dans une rivière, mais je n’ai pu les faire que sur des Ablettes (Alburnus lucidus) qui se trouvaient réunies par groupes de 10 à 15, à quelques centimètres de l’extrémité du tube plongé dans
Les résultats ont été encore négatifs, et cependant un plongeur placé à 80“ de distance entendait toutes les voyelles et les distinguait parfaitement, sans jamais
TRAVAUX SUR LA PHONATION [Suite).
25. - PHOTOGRAPHIE RAPIDE DES PRINCIPALES VIBRATIONS DE LA VOIX CHANTÉE ET PARLÉE (‘),
Il peut être utile pour un professeur de chant de faire voir à un élève les fautes qu’il commet. Il faut pouvoir lui prouver immédiatement qu’il ne chante pas en mesure, que sa voix est fausse et qu’elle n’est pas rég-ulière.
Pour cela, j’ai employé la disposition suivante : un microphone et une pile sont mis en communication avec un téléphone. Les mouvements de la plaque vibrante du téléphone sont transmis à un miroir qui reçoit un rayon lumineux : ce rayon, après réflexion, vient impressionner une feuille de papier photographique mobile, qui passe ensuite dans un bain développateur, puis dans un bain fixateur. Un dispositif spécial, employé dans le télégraphe extra-rapide, permet au rayon lumineux de se déplacer dans un plan horizontal de manière à écrire des lignes un peu inclinées sur le grand axe du papier : l’inclination des lignes est produite par le déplacement du papier ; chaque ligne correspond à 1/4 de
Les deux figures ci-jointes représentent une gamme sur A : l’une mal chantée (fig. 1), l’autre bien chantée (fig. 2).
Les défauts de la première gamme senties suivants :
qu’entre chaque note le temps de repos représenté sur la ligne droite n’est pas constant ;
2“ La voix est fausse, parce que, si on compte le nombre de vibrations sur une ligne (1/4 de seconde) et qu’on multiplie ce nombre par 4, on ne retrouve pas la note qui
3» La voix n’est pas belle parce qu’elle est irrégulière, et tremblée.
La gamme de la figure 2 est bien mieux chantée.
La figure 3 représente le même exercice bien chanté, à droite, suivant la méthode italienne et, à gauche, suivant la méthode française.
syllabe est émise.
Mais cette méthode est inférieure à celle des flammes manométriques que
j’ai employée en i898, p6irce qu’elle ne permet pas de dissocier les vibrations et de faire l'analyse complète d’une syllabe ou d’une voyelle.
Telle qu’elle est actuellement, elle peut rendre des services à des chanteurs en leur faisant voir immédiatement leurs défauts, ce qui n’est pas possible avec le phonographe.