‹ Notice sur les travaux scientifiques du Dr. Ph. C. SappeyChapitre 10 sur 21 · C. Glandes dont j’ai donné une description nouvelle · texte numérisé non relu

C. Glandes dont j’ai donné une description nouvelle

et plus exacte.

J’ai relevé dans l’histoire des glandes en général un grand nombre d’erreurs. Je ne puis ici les signaler toutes. Je parlerai seulement de celles qui sont relatives aux glandes de l’estomac et^ aux glandes de Meibomius.

a. Recherches sar les glandes de Testomac, chez rhomine" et dans les quatre classes de vertébrés.

{Traité rf’ana^omï'e, 2® édition, 187i, t. IV, p. i75 à 188.)

La description que les auteurs avaient donnée des glandes de l’estomac était si erronée, qu’on pouvait ne la considérer que comme une ébauche constatant leur existence, mais réclamant de nouvelles études. Tous les anatomistes s’accordaient alors pour les regarder comme de simples glandes en tube, assez semblables à celles de l’intestin grêle, dont elles différaient seulement par leur longueur plus considérable et la nature de leur épithélium. Tel est encore l’aspect sous lequel se les représentent un grand nombre d’anatomistes.

Mais les glandes qui sécrètent le suc gastrique, de même que les glandes muqueuses, sont beaucoup moins simples. Le tube par lequel elles s’ouvrent sur la surface libre de la muqueuse, ne tarde pas à se diviser en deux branches ; celles-ci se divisent et subdivisent à leur tour, de telle sorte qu’elles offrent une conformation intermédiaire à celle des glandes en tube et des glandes en grappe; elles constituent une classe à part, que j’ai cru devoir désigner sous le nom de glandes en tubes ramifies.

Ces glandes en tubes ramifiés sont conformées sur le même type général dans toute la série des vertébrés ; je lésai fait représentertrès exactement et dans leurs principales variétés, dans la seconde édition de mon Traité d’anatomie non seulement chez l’homme, mais chez les principaux mammifères, les oiseaux et les poissons (pl. 767 et 771).

Ayant reconnu qu’elles s’altèrent fréquemment sous l’influence des phlegmasies aiguës ou chroniques de la muqueuse gastrique, je les ai étudiées et représentées aussi dans l’état morbide en montrant que dans certaines maladies elles peuvent disparaître complètement sur des espaces parfois très étendus (pl. 772).

b. Recherches sar les glandes de Meiboniius.

{Traité d’anatomie, édition, t.-IH, p. 684.) - ^ '

Ces glandes pour les'anatomistes j usqu’en 1853 étaient formées par un long conduit excréteur, autour duquel se rangeaient de simples utricules s’ouvrant dans sa (îavité. L’examen microscopique m’a, permis de reconnaître qu’elles sont beaucoup moins simples, et qu’elles appartiennent par leur mode de constitution à la grande classe des glandes en grappe. On peut facilement constater en effet qu’indépendamment de quelques follicules isolés en communication directe avec le conduit principal il existe autour de celui-ci des groupes d’utricules qui s’abouchent dans sa cavité par autant de conduits secondaires ; et l’observation nous montre :

1“ Que le nombre des lobules s’élève à 30 ou 40 pour les glandes de moyennes dimensions ;

2" Qu’ils sont échelonnés sur toute la longueur et sur tout le contour du canal central.

Ces glandes en grappe appartiennent au groupe des glandes sébacées. Elles réalisent sous son type le plus parfait la variété des glandes en épi ou en chaîne d’oignons. Leur destination diffère de celle des glandes ciliaires. Ces dernières ont surtout pour attributions de lubrifier les cils et de prévenir leur entremêlement. Les glandes de Meibomius lubrifient le bord libre des paupières et contribuent ainsi à prévenir l’effusion des larmes.

Page 1