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Notice sur les travaux scientifiques

I. —= Mémoire sur la décomposition de l’oxyde de cuivre et sur un nouvel oxyde qui en résulte.

Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. XVIII, p. 658.

L’oxyde de cuivre CuO entre en fusion à peu près à la température de fusion de l'argent, perd de l’oxygène et laisse un ré#uquiestle nouvel oxyde Cu 5 0 J = CuO(Cu’0) ! .

La connaissance de cet oxyde a un assez grand intérêt. Elle permet seule d’expliquer la coloration en rouge des vitraux de nos cathédrales. Elle met le chimiste en garde contre une erreur notable dans le dosage du cuivre. Enfin, elle contribue à la théorie des combinaisons cuivreuses [voir l’article dernier de cette Notice).

II. — Mémoire sur les équivalents chimiques du chlore, de l’argent et du potassium.

Physique, S” série, t. XVIII, p. 4i - Thèse de Chimie, présentée à la Faculté des Sciences de Paris le 17 aoét 1846. - Journal de Pharmacie, t. XI, p. aaj.;

Ce Mémoire a beaucoup contribué à établir que les équivalents clii-

iniques des corps simples ne sont pas des multiples de Véquivalent de l'hydrogène.

Voici l’appréciation qu’en a faite Berzelius (Rapport annuel, 1848, p. 12):

« Un partisan sincère de l’idée de Prout, M. Maumené, aidé des conseils de M. Dumas, sans être sous sa direction immédiate, a cherché, avec une honnête gravité, à résoudre le problème difficile des poids atomiques du chlore, de l’argent et du potassium, dans l’espoir qu’il pourrait les ramener à coïncider avec l’hypothèse; ses expériences ont été faites avec tous les soins imaginables, elles sont bien coordonnées et lui font grand honneur. »

D’un autre côté, Dumas, en présentant le Mémoire à l’Institut, voulut bien faire ressortir un détail analytique, observé par l’Auteur, et qui avait échappé même à des expérimentateurs aussi habiles que Berzelius et beaucoup d’autres. Ce détail, c’est l’altération du verre des appareils par la cendre des fourneaux, altération qui n’est pas apparente dans certains cas, et peut s’élever jusqu’à o^, o 5 r d’augmentation de poids d’une petite cornue, dans des analyses oh l’erreur ne doit pas dépasser o®', 001.

Dans son beau Mémoire sur les équivalents chimiques ('), Dumas, après avoir cité le chiffre qu’il a obtenu pour l’équivalent du chlore, s’exprime ainsi ; « Ce chiffre est d’accord avec les déterminations anciennes déWenzel et de Berzelius, ainsi qu’avec les expériences plus récentes et si parfaites de M. Pelouze, de M. Maumené et de M. Marignac; par la simplicité du moyen employé pour l’obtenir, il écarterait toutes les objections s’il en était resté après les travaux des savants que je viens de citer. »

La Faculté des Sciences de Paris a accordé le titre de Docteur à M. Maumené, après l’examen de cette thèse, le 17 août 1846.

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III. — Mémoire sur l’action réciproque des métaux et de l’acide sulfurique concentré.

Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. XXIII, p. 5i5; 1846. - Annales de Chimie ot de Physique, 3" série, t. XVIII, p. 3ii. — Journal de Pharmacie, t. XI, p. 225.

M. Mauniené a expliqué dans ce Mémoire une complication observée dans l'action de l’acide sulfurique avec les métaux : le cuivre et le plomb donnent toujours des produits accidentels dont la composition demeu-

f Du protosulliire.... Cu ! S;

n“ De l'oxysulfure. Cu s S*0 = aCu>S,CuOj

3" De Poxysulfure. Cu , S«0 = aCuS,Cu0i

4° De l’oxysulfure. Cu’SO = CuS,CuO.

La stabilité singulière de ces composés en présence de l’acide sulfurique explique la grande difficulté de l’oxydation des mattes dans les fourneaux de l’industrie. Les mattes sont des oxysulfures analogues aux précédents et inoxydables comme eux. On n’a pu les détruire promptement que par l’emploi du fer métallique ou de la soude caustique, emploi suggéré par ce travail.

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