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IV. — Note sur un perfectionnement de l’alambic

Annales de Chimie et de Physique, 3- série, t. XXI, p. 127 ; 1847.

Ce perfectionnement évite le séjour prolongé des liquides vaporisables dans la cucurbite. Il a été adopté dans plusieurs laboratoires.

V. —• Note sur une nouvelle expérience pour démontrer la théorie des couleurs complémentaires.

M. Maumené a montré que les dissolutions vertes de chlorure de nickel et les dissolutions rouges de chlorure de cobalt produisent, par

leur mélange, sans aucune action chimique, une dissolution incolore, le rouge du cobalt étant complémentaire du vert du nickel.

On peut ainsi, dans tous les cours, se servir de cette expérience si facile.

Depuis cette Publication, des faits analogues ont été observés : i°par M.Gorjeu [Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. XXXVI, p. 851 ; 185 i), qui a reconnu que les sels de manganèse roses deviennent incolores par une addition des sels verts de nickel, de fer ou de cuivre ; 2° par Liebig, qui explique la décoloration du verre vert par l’addition du manganèse à cause de la production d’un verre rose.

VI. — Mémoire sur un nouveau réactif propre à déceler la présence du sucre.

Le chlore exerce une action décomposante sur le sucre. Il en est de même des perchlorures. Cette action est produite en général avec tous les corps dont la formule est analogue à celle du sucre C'"(HO/’. M.Maumené en a tiré les conséquences suivantes :

i° La Médecine et la Chimie peuvent utiliser cette action pour déceler la présence du sucre dans les urines, dans le vin, etc. Une bandelette de mérinos, imprégnée d’une solution de bichlorure d’étain et séchée, forme un tissu réactif très propre à ces usages, notamment dans le cas de diabète sucré (*)?'■■■*’ ’

2° Il est facile de déceler le coton mélangé à la laine ou à la soie en trempant le tissu mixte dans du bichlorure, le faisant sécher et chauffant à I20 0 -i3o’. Le coton seul noircit.

3° On peut teindre la laine ou la soie en toutes les nuances com-

prises du brun clair au noir, par l’immersion dans un bain de biclilorure et de mélasse, et le passage sur un cylindre chauffé à i2o°-i3o s . La nuance résiste aux acides et aux alcalis.

VIL — Mémoire sur les propriétés hygrométriques de la laine et

sur les moyens d’obtenir la connaissance exacte de l’humidité

quelle renferme.

Chargé par M. le Maire de Reims d’exécuter les recherches propres à fixer l’opinion de la Commission nommée pour étudier un projet de Condition des laines, j’ai fait la comparaison des quatre procédés sui-

i° Dessiccation à la vapeur adoptée, d’après les conseils de M. Talabot, à la Condition des soies de Lyon;

2° Dessiccation par la chaux à la température ordinaire;

3° Détermination de la quantité d’humidité que la laine pourrait absorber à la température ordinaire pour atteindre le maximum.

Ce maximum étant connu par des expériences préalables, on en déduirait la quantité prise par la laine dans chaque expérience pour connaître celle dont elle était déjà chargée ;

4° Dessiccation par immersion dans un bain d’huile taré.

De ces quatre procédés, le meilleur est le premier. Il est sûr, il est rapide et économique.

Le deuxième n’a pas donné de dessiccation complète en trois mois.

Le troisième ne permet pas d’arriver au maximum en quarante jours.

Le quatrième serait assez rapide; mais il est rempli d’inconvénients, et, entre autres, il aurait celui de donner des chances d’incendie.

Mes conclusions, adoptées d’abord par la Commission et ensuite par M. le Maire de Reims, ont puissamment contribué à décider l’établissement d’une Condition dos laines à Reims, création qui a précédé celle d’un établissement analogue à Paris.

O) Reims, Regnier, libraire.

VIII. — Sur l’empoisonnement, par l’arsenic, de compagnies de

perdreaux trouvés morts sur le territoire de Lavannes, près

de Reims.

Séances et travaux de l’Académie de Reims, t. I, p. 108; 1849.

Des compagnies entières de perdreaux furent trouvées mortes, à plusieurs reprises. M. Maumené a établi que les semences conservées à l’arsenic avaient causé ce dommage. Il en tira les conséquences sui-

i° Les empoisonnements de perdreaux prouvaient la trop grande abondance de l’arsenic dans les campagnes et devaient attirer l’attention dè l’autorité.

2 0 La vente des perdreaux sur le marché de Reims, pouvant causer des accidents, devait être surveillée.

Ces conséquences pouvaient s’étendre à toute la France.

Cette Note renferme, en outre, quelques considérations sur l’action tpxique des composés de l’arsénium (').

IX. — Mémoire sur l’intoxication zincale observée chez les ouvriers tordeurs de fils galvanisés.

Nous avons signalé cette affection spécifique qui a été inscrite dans la nosologie sous le nom $ intoxication zincale, par analogie avec l’intoxication mercurielle, sarurnine, etc.

Au point de vue de l’hygiène générale, cette affection doit engager l’autorité à exercer une surveillance active sur les ateliers où se fabriquent le zinc et ses composés, et à exiger des procédés propres à mettre les ouvriers à l’abri des poussières qui s’en dégagent.

Au point de vue local, on doit prendre, pour les ouvriers tordeurs, des précautions particulières indiquées dans le Mémoire.

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