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XLVIII. —Sur les essais alcalimétriques

Comptes rendus de l'Anadémie des Sciences, t. LVIII, p. 368.

Journal de Pharmacie [3], t. XLV, p. 243.

CetteNote était destinée à faire ressortir l’avantage de préparer l’acide normal avec 98*' d’acide SO 5 , HO au lieu de ioo 81 , conseillés par Gay- Lussac. Le poids est trop peu diminué pour changer la sensibilité de son action avec le tournesol, et l’on a l’avantage de faire emploi du double équivalent (98 = 2 x 49). Chaque division des burettes, graduées en demi-centimètres cubes, indique alors un équivalent des bases neutralisées, ce qui facilite les calculs.

M. Persoz avait proposé, dans son Traité sur la teinture, d’employer, en général, des acides ou des alcalis titrés en équivalents. L’acide sulfurique normal aurait été composé de 49 8 ' au litre. C’était là un affaiblissement considérable qui, sans doute, a empêché les chimistes d’adopter cette idée.

L’acide dont je recommande l’usage n’a pas cet inconvénient.

XLIX. —Théorie générale de l’exercice de l’affinité (premier Mémoire).

Dans ce premier Mémoire j’établis, par le raisonnement et par de nombreuses expériences, la Loi des actions de contact. Toutes les fois que deux corps agissent par une surface séparative, c’est-à-dire toutes les fois que les molécules de l’un d'eux sont en deçà de la surface de sé-

parution, et y demeurent, les masses entre lesquelles peut s’exercer l’action chimique sont déterminées par les deux couches, infiniment minces et d’égale épaisseur, tenues en simple contact. Ce point fondamental conduit à une formule très simple pour déterminer le nombre N des équivalents de l’un des deux corps qui peut agir sur un équivalent de l’autre; cette formule est

V et V étant les volumes atomiques des deux corps ou jj, 5; (E équivalent, D densité). La formule indiquée dans le Mémoire est M:M'::D:D'; on en déduit facilement celle qu’on vient de lire, et qui a l’avantage de faciliter les calculs.

Je cite un grand nombre d’expériences que j’ai faites pour démontrer le sens exact de la formule, et notamment :

i° L’étude, que j’avais faite en 1846, de l’action des métaux sur l’acide sulfurique ( voir III). L’action du cuivre confirme la Théorie avec des détails tellement minutieux, qu’elle doit, à elle seule, entraîner la conviction la plus profonde de tous les lecteurs impartiaux.

2° L’étude nouvelle de l’action du même acide sur le zinc. Au lieu de produire de l’acide sulfureux, comme l’indiquent tous les auteurs, ce métal donne de l’hydrogène et, dans une proportion spéciale, indiquée par la Théorie. Avec l’acide étendu, cette Théorie le montre, l’acide qui développe le plus rapidement l’hydrogène est SO 3 (HO) 8 . De la Rive avait reconnu que cet acide est celui qui conduit le mieux l’électricité, et il attribuait à cette cause le dégagement rapide ; le rapprochement à faire entre les observations de de la Rive et les miennes est facile.

3° Lés expériences que j’ai faites sur le foie de soufre, la production de HS pur avec la KO(HO)* solide, comme avec ses dissolutions, etc.

Je donne en même temps l’explication d’un grand nombre de fails déjà connus, mais dont les idées reçues ne faisaient pas comprendre la cause. Ainsi l’action de l’acide azotique sur les métaux. Ma Théorie montre comment cet acide produit de l’ammoniaque et permet de calculer les proportions avec exactitude.

En terminant, je fais pressentir « le soin qu’il faut prendre pour exprimer exactement les conditions générales des substitutions propre-

ment dites ». J’entrevoyais déjà la nécessité de renoncer à cette idée si peu rationnelle.

Nota. - Ce Mémoire a été présenté à fAcadémie par Dumas le 7 mars; mais il n’a pas même été mentionné : j’ai dû adresser une réclamation, à laquelle a été répondu e0 qu’on peut lire p. 5i8 des Comptes rendus. Il m’a fallu prier M. Pasteur de présenter une seconde fois le Mémoire le 3o mai, et cette fois le travail a été imprimé en extrait.

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