‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 22 sur 57 · LV. — Sur les causes du goitre · texte numérisé non relu

LV. — Sur les causes du goitre

Un travail de M. Saint-Lager attribuant la cause du goitre à « des » matières inconnues, mais capables de le reproduire directement », m a conduit à rappeler mon Mémoire de 1804, indiqué page 16 de cette Notice. J’avais essayé, le premier, de produire le goitre directement, et je crois y avoir réussi, quoique la chienne, sujet de l’expérience,

n’ait pu être examinée qu’après un abandon de trois ans, par M. le D'Gaillét, Professeur à l’École secondaire de Reims. A cette époque, le gonflement général du cou existait encore ; mais il était diminué, et n’a pu fournir une démonstration tout à fait évidente.

LVI. — Théorie générale (septième Mémoire). — Loi de l’action chimique des mélanges.

Ce Mémoire contient l’indication de la seconde Loi générale des ac tions chimiques, loi relative au cas où deux corps, mis en présence, se mêlent complètement, ou se dissolvent, avant la température qui détermine leur action. Elle n’est qu’un corollaire, mais un corollaire important, capital, de la loi des actions de contact.

Lorsque deux corps se mêlent, ou se dissolvent, avant l’action chimique, leurs densités se changent, en une densité commune. Mais l’action réelle s’exerce toujours entre des volumes égaux et, par suite, entre des poids égaux.

Pour établir cette Loi, j’ai cru d’abord nécessaire de faire seulement usage des expériences de mes devanciers, afin d’éviter tout soupçon d’entraînement paternel. J’ai donc examiné cinq faits bien établis, mais restés sans aucune explication sérieuse.

i° Formation de la benzoïl-anilide;

2° Action de l’acide cyanhydrique avec l’eau ;

3° Action de l’alcool et de l’eau j

4° Formation de l’acide sulfovinique;

5° Formation du sel d’or photographique (Fizeau, Fordos et Gélis).

Le quatrième cas est peut-être le plus digne d’attention. Millon avait reconnu, par l’expérience, que jamais l’acide sulfurique et l’alcool n’agissent totalement l’un avec l’autre.

Les idées reçues ne pouvaient jeter aucune lumière sur ces faits. La Théorie générale les explique et aurait fixé d’avance les chiffres obtenus par Millon. Elle conduit à la formule générale

dans laquelle E, E' représentent les équivalents des deux corps.

Cette deuxième formule, aussi simple que celle de la Loi de contact (LI), suffit, avec elle, pour expliquer et calculer toutes les actions chimiques. La brochure contient de nombreux exemples.

LVII. - Théorie générale (huitième Mémoire). — Sur une expérience récente de M. Kopp.

Compte rendus de l’Académie des Sciences, t. LXU, p. 914.

Les Comptes rendus ne donnent que le titre de ce Mémoire : l’insertion n’a eu lieu que dans le Bulletin de la Société chimique.

Le Mémoire offre une preuve nouvelle, excessivement frappante, de la solidité des bases de la Théorie générale. On peut voir, en lisant le travail de M. Kopp, combien les idées reçues sont éloignées de donner la moindre explication des faits que ce chimiste a observés.

L’application des deux Lois permet de tout prévoir et de calculer même les rapports dé volume des gaz dégagés.

Il serait difficile d’arm

i précision plus grande.

LVlII. — Mémoire sur le suint et l'extraction, par calcination, de la potasse qu'il renferme.

Les Comptes rendus ne mentionnent que la présentation de notre Mémoire par M. Chevreul. On le trouvera, en extrait, dans le Bulletin de

Ce Mémoire contient une description sommaire des études qui nous ont conduits, mon ami V. Rogelet et moi, à la création d’une industrie importante, la fabrication des potasses de suint, dont il a été fait mention page 20 de cette Notice.

Après avoir donné le résumé des travaux de Vauquelin et de M. Chevreul, résumé que j’avais eu l’honneur de soumettre au vénérable M. Chevreul, et que nous avions rectifié d’après ses indications, nous exposons les résultats des analyses qui nous ont permis de faire connaître, les premiers, la richesse du suint en potasse, et de rendre très probable, sinon certaine, l’absence de la soude dans cette potasse.

Nous montrons ensuite que le suint est neutre, et, quoique nous ayons le regret d’être, sur ce point, en désaccord avec M. Chevreul, nous croyons nos preuves convaincantes, et nous expliquons d’où vient le désaccord.

Nous faisons connaître la moyenne générale de composition des laines 1 celle de la composition des potasses brutes. Nous indiquons la marche que nous avons adoptée dans l’industrie depuis sa création, et nous signalons une particularité du lessivage des laines, encore obscure, mais digne d’intérêt.

LIX. — Théorie générale (neuvième Mémoire). — Démonstration de l’inexactitude de la prétendue loi de Semenoff.

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