LXXXIV. — Observations sur l’inversion du sucre
L’inversion, attribuée par M. Raoult à l’intluence de la lumière, avait été observée et signalée par M. Maumené, qui avait depuis longtemps reconnu la possibilité de cette inversion sans ferments.
L XXXV. — Sur l’inversion du sucre.
Bulletin de la Société chimique, t. XVII, p. 481.
Pour confirmer les observations précédentes, M. Maumené montre que l’inversion, jusqu'à la destruction du pouvoir dextrogyre, peut être obtenue dans l’eau par l’action de la chaleur en vingt-quatre heures ait maximum, le sucre étant au ; du poids total et la température too°. On trouve déjà les trois produits signalés dans un précédent travail (LXVIH).
Le sucre, seul, chauffé en vase clos, à la .même température, pendant vingt-huit à trente jours, devient sirupeux, très peu coloré ; par le refroidissement, il devient presque semblable au sucre d’orge; à i53°, il devient noir; on a une masse où domine le caramélin C ,2 H*0* (XXII)
et où se présentent plusieurs acides, notamment l’acide diédique (acétique).
Ces faits expliquent l’altération facile des dissolutions sucrées, même sirupeuses, lorsque le chauffage les porte à une température d’ébullition, ou les maintient longtemps à une température moins haute. Ils prouvent la nécessité de la cuite dans le vide.
LXXXVI. — Théorie générale (vingt-deuxième Mémoire). — Action du sucre et du permanganate de potasse. Acide hexévique. — Acide triéjique (Acides nouveaux).
Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. LXXV, p. 85 et 128.
Bulletin de la Société cbimique, t. XVIII, p, 169.
Dans ce travail, M. Maumené, par l’application de la Théorie générale, a montré combien était dangereuse l’habitude de spécifier l’action d’un corps, le permanganate, et d’un autre corps, le sucre, par l’emploi d’un excès de l’un ou de l’autre.
La Théorie générale prouve que l’action principale, normale, est toujours produite entre des poids égaux
11 agit avec 171 deMn 2 0’,K0, c’est-à-dire un peu plus de i' q ; à très peu près io éï de sucre et i i* 1 de permanganate. On a ainsi
• t (9(C 1 ’H‘ , 0 ,, ,K0 -i-M n'O’) ‘ U ~ 2 j t(nC*H*O s , KO + 2Mn ! 0 ! ) -
Il se forme deux sels de potasse : le premier, contenant un acide C l2 H l2 0'°, hexépique ( 2 ); le second, un autre acide (nouveau comme le précédent) C'H”0 10 triéjique.
M. Maumené a obtenu les sels cristallisés. Le premier conserve le pouvoir rotatoire; le second en est dénué. Le premier est très altérable : on ne peut l’évaporer que très difficilement.
Les propriétés des sels n’ont pas encore été étudiées complètement, le principal objet, pour la démonstration de la Théorie générale, étant de constater seulement son existence d’une manière précise.