X. — Mémoire sur Us Eaux de la Vitte et de l’arrondissement
et travaux de l’Académie de Reims, t. XII, p. 267. — Journal de Pharmacie, t. XVIII,
Ce travail n’a pas exigé moins de deux ans de recherches assidues. En dehors des conclusions spécialement relatives à l’emploi des eaux dans Reims, M. Maumené a établi les faits suivants :
i° Les gaz dégagés par la fermentation des boues versées dans la rivière sont entièrement analogues au gaz de l’éclairage. Ils contiennent de Yhydrogène bicarboné et brûlent avec une flamme éclairante. Le chlore donne de la liqueur des Hollandais .
2° Le plâtre et les sels de chaux ne sont presque jamais à eux seuls la cause de la décomposition du savon par les eaux. 11 faut que leur dose s’élève au moins par litre :
3° La théorie du goitre, qui l’attribue à la magnésie, est contredite par l’analyse des eaux de Reims. Ces eaux ne contiennent pas de magnésie, et pourtant le goitre existe à Reims.
4° La théorie des bicarbonates, généralement admise, manque d’appuis solides. Le carbonate de chaux n’est pas nécessairement dissout à l’état de bicarbonate, ce qui a été confirmé par plusieurs chimistes.
5° L’auteur a indiqué un nouveau moyen de déterminer l’acide carbonique des eaux.
Ce Mémoire a obtenu le prix de Statistique (fondation Montyon),
( ' ) Ces faits ont été confirmés* depuis par MM. Boutron et Boudet, qui ont obtenu dos
décerné par l’Académie des Sciences en i85i. Le savant rapporteur, M. Boussingault, s’est exprimé ainsi : « Les analyses faites par les meilleures méthodes sont décrites avec le plus grand détail et les considérations générales sur la nature des eaux examinées sont du plus haut intérêt. » (Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. XXXIV, p. 4>5; voir aussi t. XXXIX, p. 53g).