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XVI. — Analyse des pièces gauloises en plomb et en

Les pièces de plomb étaient des rouelles gauloises; elles ne contenaient que 14 millièmes de métaux autres que le plomb (zinc, antimoine, cuivre et fer).

La pièce d’or était une médaille symbolique de la deuxième période, reproduite sous le n° 18 de la PI. VII de l’Ouvrage de M. Lambert.

La moyenne de deux analyses a été :

J’ai été frappé de la dureté extraordinaire de cet alliage, que j’ai reproduit avec ce caractère, et j’avais signalé le parti qu’on "pourrait tirer de l’alliage dans la bijouterie, à cause de cette dureté et de sa couleur qui est très belle.

(Plus récemment, en i86f, j’ai eu l’occasion d’examiner un anneau trouvé près de Rethel, mais sans pouvoir 1 analvscr. Par le procédé d’Archimède, j’ai trouvé la densité de i4> 3o6, qui correspond à la même composition, car d’après l’analyse ci-dessus on devait avoir 14.47 ( sans contraction ni dilatation). Donc cet anneau, qui est de la même époque et qui a la même couleur que la médaille, en a aussi la composition et la dureté. Cette dureté est-elle due à des traces de plomb qui m’auraient échappé? Aujourd’hui l’alliage est employé par les dentistes pour les dentiers; j’en ai analysé plusieurs en 1877 et 1878. L’alliage est aussi employé par l'orfèvrerie.

XVII. — Reproduction de l'expérience de M. Léon Foucault, pour démontrer le mouvement de rotation de la Terre.

Séances et travaux de l’Académie de Reims, t. XIV, p. 83 ; i85i.

On me permettra de mentionner ici cette reproduction, à cause de la solennité avec laquelle nous avons été admis à la faire dans la cathédrale même de Reims, en présence de Son Ém. M*" le cardinal archevêque, dès autorités et de plus de 3ooo personnes. L’appareil se composait d’un fil de 4o“ (corde de piano n° 10) et d’une sphère de plomb sans enveloppe, pesant i9 ks ,82. Le diamètre du cercle des oscillations était de 6».

On peut juger que notre expérience a été faite avec plus d’éclat que partout ailleurs, si ce n’est h Paris.

Nous avons fourni une confirmation expérimentale dont Léon Foucault nous a remercié, en ajoutant :

« Vous n’aurez pas manqué, en possession de votre bel appareil, de faire toutes les observations que j’aurais faites moi-même, à savoir : sur la vitesse angulaire de la déviation et sur le plus ou moins d’aptitude de votre pendule à conserver l’oscillation plane. Je serais curieux d’ap'prendre si l’appareil, qui approche le plus du mien,, est sujet aux mêmes irrégularités de marche. »

M. Maumené a reproduit cette expérience dans la cathédrale d’Amiens le i" juin 1868, dans les mêmes conditions, en présence de M* 1 l’évêque, de M. le préfet de la Somme et d’une réunion aussi nombreuse que celle de Reims.

XVIII. —Mémoire sur l'analyse des huiles au moyen du dégagement de chaleur produit avec Vacide sulfurique.

Ce Mémoire fait connaître la méthode que j’ai imaginée pour l’analyse des huiles, méthode qui est la seule, aujourd’hui encore, capable de fournir des résultats certains. L’acide sulfurique dégage beaucoup plus de chaleur avec les huiles siccatives qu’avec les huiles non siccatives. Par exemple : r33° avec l’huile de lin et 4n° avec l’huile d’olive. Ce dégagement, facile à constater en quelques minutes, permet de résoudre, sans la moindre hésitation, la question de pureté d’une

En variant les proportions d’huile et d’acide, il permet d’obtenir, avec une grande approximation, la connaissance qualitative et quantitative d’un mélange. .

M. Féhling, chimiste anglais, qui ne connaissait mon procédé que par l’extrait fort abrégé donné dans les Comptes rendus, a voulu étendre mes données, et il est arrive aux résultats generaux que j’avais obtenus ( Journal de Pharmacie).

L’exécution du procédé est rendue très facile par l’emploi de la burette que j’ai imaginée et dont je parlerai plus loin (XXXVII).

La méthode est encore aujourd’hui de beaucoup la meilleure (voir LXXXV).

XIX. — Nouveau système de métier Jacquard, électro-magnétique.

Comptes rendus de l'Académie des Sciences, t. XXXVIII, p. 5 %, 076, 35e, 5o4; 1854. — vrier et 19 mars 1854.

Après avoir été l’interprète de M. Bonelli dans une séance publique et toute spéciale, à Reims, et pour répondre à la fois aux désirs des principaux fabricants et à leurs critiques du métier Bonelli, j’ai proposé de nombreux perfectionnements qui constituaient un système vraiment nouveau. M. Bonelli a tenu compte de ces perfectionnements dans le métier qu’il a exposé à Paris en i855, et l’on peut espérer que les difficultés seront levées quand l’emploi de l’électromagnétisme sera moins coûteux.

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