‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 11 sur 28 · Sur le muscle quadrato-cutané des ophidiens · texte numérisé non relu

Sur le muscle quadrato-cutané des ophidiens

(Bulletin de la Société philomathique, 1874.)

L’auteur a observé sur la vipère, le trigonocéphale, la couleuvre, le boa, le python, un petit muscle qui va de l’extrémité supérieure de l’os carré à la peau du cou et auquel il donne le nom de muscle quadralocutané.

46. — Mémoire sur lostiologie et la myologie du Nothura major.

82 pages, 4 planches.

{Journal de Zoologie, 1874.)

La famille des tinamidés comprend les genres tinamus, nothura, rhynchotus et endromia. Le squelette du tinamus robustus a été décrit par M. Parker ; mais les muscles des tinamidés n’ont encore été l’objet d’aucun travail.

Le mémoire sur le nothura major comprend une description détaillée du squelette et des muscles du nothura major.

Dans la description du squelette, l’auteur a pris soin d’indiquer les différences qui distinguent le nothura du tinamus robustus et du tinamus variegatus. Cette description est suivie d’une comparaison du squelette du nothura avec celui des mammifères, des reptiles et des autres oiseaux.

Il résulte de cette comparaison que la tête des tinamidés ressemble à

celle des struthidés par le plus grand nombre de ses caractères, mais qu'elle se rattache aussi par certains traits, soit à celle des gallinacés, soit à celle des échassiers longirostres et pressirostres. D’autre part, les tinamidés s’éloignent des struthidés par la plus grande partie de leur squelette. Ce qui les en rapproche le plus consiste dans la présence de deux phalanges au pouce, et de trois phalanges au second doigt.

On peut dire qu’ils ressemblent plus aux struthidés par la tête, aux gallinacés par le thorax et les ailes, aux rallidés par le bassin.

On peutnoter comme faits particuliers l’absence de l’os huméro-capsulaire et du sésamoïde du cubital antérieur.

Le nothura est surtout caractérisé, comme les autres tinamidés, par la forme de son sternum, qui, outre la hauteur du plastron, la hauteur de la carène, la profondeur des deux échancrures, et l’étroitesse des branches latérales, se distingue encore par l’absence de l’apophyse épisternale coïncidant avec le développement de l’apophyse sus-épisternale.

La description détaillée des muscles est également suivie d’une comparaison dont voici les résultats :

Les muscles fournissent des caractères qui sont communs au nothura et aux struthidés.

1” L’existence de l’extenseur externe de l’orteil médian.

2° Le grand développement de l’anconé externe.

Des caractères communs au nothura et auxgallinacés.

3° L’existence du muscle anconé interne.

i° La division du moyen pectoral en deux faisceaux.

5° L’extension du coracobrachial sur la partie latérale du sternum.

Des caractères qui sont particuliers aux tinamidés.

6° L’existence d’un faisceau musculaire qui n’existe pas chez les autres oiseaux, à savoir : la digitation humérale externe du biceps brachial, faisceau charnu que ce muscle envoie sur la diaphyse de l’humérus.

T Des faisceaux particuliers qui vont de la face dorsale du sacrum aux apophyses épineuses de la sixième et de la cinquième dorsales.

8° La division que le tendon de la phalange terminale du second doigt envoie sur le pouce.

9“ La division du tendon du j ambier antérieur en trois parties qui s’attachent chacune à un os métatarsien, ce qui donne un trait de ressemblance remarquable avec les crocodiles et les lézards.

Il résulte de ces faits, que si les tinamidés ressemblent plus aux gallinacés et aux struthidés qu’aux autres oiseaux, ils ne peuvent cependant pas être confondus avec l’un ou l’autre de ces deux groupes.

Page 1