Sur Vanatomie du Pélican
1 (Bulletin dé le. Soàiété zoologiqiie, 1877.)
En étudiant les muscles de la jambe du pélican, on trouve qu’ils réalisent le typé entomyen, comme chez tous-les palmipèdes, et ce fait sépare nettement le pélican des rapaces, qui réalisent le type ectomyen.
Ils diflèrent aussi des rapaces diurnes par l’absence du muscle contournant (accessoire du fléchisseur perforé).
D’autre part le pélican se rapproche des rapaces par l’absence de l’accessoire du fémoro-coccygien, mais il en diffère par la présence du demi-tendineux. L’accessoire du demi-tendineux est fibreux etil adhère au fémoro-coccygien, comme cela se voit chez les struthidés.
La même note contient une description de l’os hyoïde du pélican ainsi que des muscles hyoïdiens et de la manière dont ils agissent sur la symphyse de la mâchoire inférieure pour produire l’écartement de ses branches dans leur partie moyenne quand l’oiseàu veut introduire une .proie volumineuse. ........ .. .. -,
Les ligaments qui terminent les cornes de l’hyoïde s’unissènt d’un côté à l’autre derrière l’occiput, ce qui impose une limite à la dilatation de l’œsophage.
■ 62. — Sur le mécanisme de la mastication chez les Kangurôos.
(Bulletin de la Société zoologique, 1877.) •
La mastication par les dents molaires se fait chez les kanguroos comme chez les ruminants.
Quant aux dents incisives, elles coupent aussi l'herbe comme chez les ruminants; mais, tandis que chez ceux-ci cette section se 1 fait par lê
moyen des incisives inférieures appuyant contre le bourrelet qui revêt l’os intermaxillaire, ch$z les kanguroos ce sont les incisives supérieures qui appuient sur la surface que leur offrent les incisives inférieures, lesquelles jouent le rôle du bourrelet des ruminants.
On voit ici chez les monodelphes et chez les didelphes deux dispositions inverses l’une de l’autre grâce auxquelles la nature a pu sans se répéter obtenir, au point de vue de la fonction, des résultats analogues.