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Ostiologie et myologie des Manchots ou Sphéniscides

Par MM. P. Gervais et E. Alix, 48 pages, 2 planches.

(Journal de Zoologie, 1877.)

La partie de ce mémoire rédigée par M. Alix comprend la myologie del ’eudyptes chrysotophus (3S pages, 1 planche).

La description détaillée des muscles de cet oiseau est suivie d’une comparaison avec les mammifères, les reptiles et les oiseaux.

Le peaucier réalise certaines conditions de celui des mammifères. D’autre part, un fait qui mérite d’être remarqué consiste en ce que le muscle long péronier latéral envoie une expansion tendineuse sur la première phalange du doigt externe ; l’existence de ce tendon pourrait faire penser que le long péronier des oiseaux répond réellement à une portion du court péronier des mammifères.

L’eudyptes ressemble aux reptiles par le court fléchisseur de l’avantbras, qui rappelle celui du crocodile.

Au point de vue de la comparaison avec les oiseaux, on peut signaler un certain nombre de dispositions caractéristiques.

1° Au membre thoracique. — L’absence des muscles biceps brachial, brachial antérieur, ronds pronateurs, carré pronateur, ainsi que des muscles courts du pouce et celle du faisceau costal de la membrane axillare ; l’atrophie du muscle sous-épineux coïncidant avec l’absence de l’os huméro-capsulaire ; l’atrophie des extenseurs et des fléchisseurs de la main ; la faiblesse du cubital antérieur dont l’extrémité proximale ne contourne pas l’épitrochlée et ne contient pas de sésamoïde ; les insertions de l’angulaire sur la face profonde de l’omoplate; le grand développement du faisceau trapézoïde du grand dorsal, son mode de terminaison par un tendon et l’existence d’un anneau fibreux dans

sur la clavicule et la force énorme de ce faisceau ; la présence des deux grands sésamoïdes du coude dont l’un reçoit le tendon du vaste internent l’autre ceux du vaste externe et du long triceps ; la disposition du court fléchisseur de l’avant-bras; la grande force des accessoires du sousscapulaire; l’adhérence au moyen pectoral du muscle coracobrachial (petit pectoral de Vicq-d’Azyr), qui d’ailleurs, ne se prolonge pas visiblement sur le sternum ; le volume considérable et l’épaisseur du grand pectoral composé de fibres très obliques et de fibres transversales ; son insertion sur la face interne de l’humérus et la force de son accessoire cutané (muscle des parures) ; la force énorme du moyen pectoral et sa division en deux faisceaux comme chez les gallinacés et les tinamidés, caractère qui distingue les sphéniscidés de tous les palmipèdes, y compris les grèbes, ainsi que des râles et des échassiers en général. .

Le développement du grand abducteur du pouce et.celui de l’abduCT teur de la main rapprochent les sphéniscidés des autruches.

2“ Au membre abdominal. —, On doit remarquer la force du muscle ambiens ou contournant (accessoire du fléchisseur perforé), qui, pourtant, coïncide avec l’atrophie de l’apophyse pectinéale, et la.profondeur de la poulie rotulienne dans laquelle glisse son tendon; la force du couturier qui remonte sur les vertèbres dorsales et celle du fascia lata, ce qui se voit également chez le grèbe, qui, d’autre part, ne possède pas le muscle contournant; le faible développement du grand fessier, ce qui établit une différence entre l’eudyptes et le grèbe, celui de. tous les oiseaux oh le grand fessier atteint sa plus grande étendue, mais le rapproche du cygne et des rapaces ; la grande force du carré; l’existence des deux faisceaux du fémoro-coccygien, ce qui distingue l’eudypte du grèbe, où l’on ne trouve que le faisceau iliaque ; l’absence de l’accessoire du demi-tendineux et l’union du jumeau interne avec l’adducteur, deux caractères que l’on retrouve chez les rapaces; l’existence exceptionnelle du faisceau abdominal du droit interne ; le grand développement du soléaire tibial,, qui, pourtant, ne présente que l’un des deux faisceaux tibiaux que l’on voit chez le grèbe ; la force du

grèbe et chez les palmipèdes lamellirostres (cygne, oie, canards) ; l’exiguité du tendon fléchisseur du pouce, lequel ne se rattache pas directement à celui du long muscle qui vient du fémur, mais se perd dans sa gaine fibreuse; le petit volume des muscles courts du pouce ; l’absence des muscles courts plantaires du deuxième et du troisième doigt; l’absence de division du tendon du jambier antérieur; le partage du tendon du long péronier en trois divisions, dont lune va se fixer à la base du droit externe.

3" Pour les muscles du tronc. — La division du grand droit de l’abdomen en deux faisceaux; le grand développement des muscles sternotrachéal et cTéido-thyroïdien ; la force du transverse, séparé du grand droit, du grand oblique et du petit oblique par une cavité aérienne ; la force du sacro-lombaire, celle des muscles des gouttières vertébrales ; la grande force du faisceau céphalique du long postérieur du cou, faisceau qui n’est pas digastrique chez l’eudyptés, et qui se prolonge en arrière jusqu’au sacrum, comme chez l’autruche ; la grande force de tous les muscles du cou.

i° Pour la tête. — La grande force du temporal inséré dans une fosse profonde et celle du ptérygoïdien.

5- Pour le peaucier. — Son grand développement et sa division en plusieurs plans; la présence des fibres arciformes et l’insertion du faisceau profond sur l’humérus ; la présence d’un faisceau plus profond qui s’attache à l’apophyse postorbitaire ; le développement du faisceau qui forme le muscle tenseur de la membrane axillaire.

Si l’on tient compte de l’ensemble de ces caractères, on en conclura que les sphéniscidés forment bien un groupe séparé parmi les palmipèdes, comme ceux des lamellirostres, des totipalmes et des longipennes, et qu’ils ne doivent pas non plus être confondus avec les grèbes et les guillemots; c’est par les muscles de la jambe qu’ils ressemblent le plus aux lamellirostres; certains points des muscles de la cuisse les rapprochent des rapaces. Les caractères distinctifs les plus Saillants se trouvent dans les muscles de l’aile, où, sans parler de l’atrophie de certains faisceaux, les traits les plus remarquables sont fournis par les deux faisceaux du moyen pectoral, le court fléchisseur de l’avant-bras, le triceps brachial et le grand dorsal.

En un mot, l’étude des muscles de l’eudyptes démontre que si la fa-

mille des sphéniscidës doit être rangée dans l’ordre des palmipèdes, elle y forme un groupe à part bien caractérisé.

64. — Sur un nouvel Anthropoïde (Gorilla Mayema) venant du Congo. Par MM. Alix et A. Bouvier.

Comptes rendus hebdomadaires de l'Académie des sciences et Bulletin de la Société , zoologiqué, 1874.) ' "

Les auteurs décrivent la peau, et le squelette d’un gorille femelle, venant du Congo, et différant sous plusieurs rapports du gorilla gina. C’est la première fois que l’on constate avec certitude la présence d’un gorille adulte dans cette région.

63 Sur l } anatomie de f Autruche.

[Bulletin de la Société philomathique, 1878.)

1° L’auteur a vérifié chez l’autruche l’absence des disques intervertébraux qu’il avait déjà constatée sur l’émeu et le nandou. Il y a donc là un caractère commun à tout le groupe des struthidés.

2“ Le fémoro-coocygien se relie à l’accessoire du demi-tendineux comme chez l’émeu et le nandou.

3 i Le repli épiglottiforme de l’autruche n’est pas une épiglotte, mais un hyochile, comme chez le crocodile.

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