‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 22 sur 28 · Sur ranatomie de t Aye-aye · texte numérisé non relu

Sur ranatomie de t Aye-aye

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En étudiant la myologie et le système nerveux de l’aye-aye, on reconnaît que cet animal ne peut pas être rangé parmi les rongeurs, et qu’il fait bien partie du groupe des lémuridés.

Ainsi, l’extenseur commun des orteils, qui, ohez les rongeurs, s’attache au condyle externe du fémur, s’attache, chez l’aye-aye, au tibia. Le

muscle biceps brachial, qui n’a qu’une tête chez la plupart des rongeurs,

en a deux chez l’aye-aÿe ; le long-supinateur, qui manque le plus souvent chez les rongeurs, est très développé chez l’aye-àye. A la main

antérieure comme à la main postérieure, l’adducteur transverse du pouce, qui manque chez les rongeurs, existe chez l’aye-aye.

D’autre part, l’extenseur commun des doigts, soit à la main, soit au pied, est composé de deux faisceaux distincts, dont l’un fournit les tendons du deuxième et du troisième doigt, l’autre ceux du quatrième et du cinquième, d’où il résulte que l’aye-aye, comme les autres lémuridés, possède un système digital pair, et ressemble aux pachydermes bisulques et aux ruminants, tandis que les autres mammifères ont, sous tous les rapports, un système digital impair.

Sur le sujet étudié par M. Alix, l’extenseur propre de l’index fournissait des tendons au troisième et au quatrième doigt, et le court péronier latéral fournissait un tendon au quatrième orteil. Il y avait un rotateur du péroné, c'est-à-dire un petit muscle allant du tibia au péroné et placé profondément sous le poplité. On y trouvait aussi un petit muscle appliqué en avant de la capsule fémorale et répondant à celui que Strauss-Darkheim a désigné chez le chat sous le nom d ’épiméral.

Le muscle grand droit postérieur de ta télé était divisé en deux faisceaux, l’un superficiel et l’autre profond, répondant à celui que le même auteur a désigné chez le chat sous le nom de moyen droit.

En examinant le muscle peaucier, ' on trouve un faisceau qui se rend de la base de l’oreille à l’angle de la mâchoire inférieure.

Le système nerveux présente aussi des particularités intéressantes. Le grand sympathique se termine sur la troisième vertèbre caudale par un double ganglion. A la région cervicale, le nerf vertébral, avant de s’engager dans le canal des apophyses transverses, présente un renflement ganglionnaire. Le premier ganglion thoracique est assez volumineux ; le ganglion cervical inférieur est très réduit; le ganglion cervical moyen n’existe pas. Le cordon du sympathique est d’ailleurs distinct du pneumogastrique, mais le ganglion cervical supérieur est uni à ce nerf par sa gaine fibreuse. C’est à' ce niveau que le nerf laryngé supérieur se détaohe du pneumogastrique en passant sous le ganglion. L’existence du nerf dépresseur, comme cordon distinct chez l’aye-aye, est problématique. 11 est peut-être représenté par un filet très-grêle qui va rejoindre le grand sympathique, mais, en tout cas,'on ne trouve rien chez cet animal qui rappelle le cordon que l’on voit chez les rongeurs et surtout chez les lapins, qui, par cette circonstance, ont fourni aux physiologistes l’occa-

sion de faire des expériences du plus grand intérêt. Ce caractère distingue aussi l’aye-aye des sarigues et des autres marsupiaux.

67,— Sur le nerf dépresseur chez les Singes.

(Bulletin de la Société philomathique, 1878.)

Le macaque, le bonnet chinois, le papion possèdent un nerf dépresseur distinct du grand sympathique et du pneumo-gastrique et se réunissant à ce dernier immédiatement au-dessus de la clavicule.

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