I. Terrain tertiaire sdpéribur ou pliocène
J’ai démontré (n" 5 de la liste, 1849), par l’étude des Mollusques fossiles du Bosc d’Aubigny (Manche), l’existence du terrain pliocène dans la presqu’île du Cotentin.
II. Terrain tertiaire moyen oo miocène. — Miocène injérieur. — Sables de Fontainebleau. — Leurs équbal'ents à l'étranger.
Jusqu’en 1849, on admettait que les couches marines qui forment le sol du Limbourg étaient contemporaines, soit du calcaire grossier, soit du crag, soit enfin des sables moyens du bassin de Paris (' ), c’est-à-dire qu’elles appartenaient soit au terrain tertiaire inférieur, soit au tertiaire supérieur. J’ai montré en celte même année 1849 (Mémoire n"*)
ilion a été immédiatement adoptée. Lyell le constate (Mai entary Geology, i855, p. i85), aussi bien que d’Ômalius d’ ■e'géde Ge'ologie, iS 53 , p. S2S).
us tard (n° 32, i855), j’ai fait voir que des dépôts de mêi laient au pied du Jura, à l’extrémité méridionale de la plaine di n i 852 (n“ 15), j’avais signalé des dépôts semblables méridionale de l’Angleterre, découverte confirmée par E.
ai pu constater la présence de ces mêmes dépôts dans te Co s étudier en détail eu Belgique et dans le bassin de Mayenci er des sables de Fontainebleau. — En m’aidant de quelques ms récentes faites en Allemagne, il m’a été possible de relit
rialions s’étaient tontes effectuées dans les limites du golfe anglo-parisien, dont la fig. 2 donne la forme approchée.
La période miocène s’est donc annoncée par une grande invasion de l’Océan sur l’Allemagne septentrionale. La mer, dans laquelle se déposaient nos sables de Fontainebleau (fig. i), abandonnant presque complètement l’Angleterre, contournait le Brabant pour occuper le Limbourg, et se dirigeait de là par Dusseldorf, Osnabrück, etc., vers les plaines de la Prusse qu’elle couvrait; puis, passant au nord du Hartz, elle allait rejoindre la vallée du Rhin à Mayence, à travers toute la région volcanique comprise entre Casse! au nord et Francfort au sud, et s’étendait enfin jusqu’au pied du Jura bernois.
Mouvements du sol entre la période éocêne et la période miocène. — De la comparaison de ces deux Cartes, il faut conclure qu’entre la période éocène et la période miocène il y a eu un exhaussement du sol au nordouest et un affaissement à l’est. l’en ai tire cette conclusion qu’il y avait là, dans la série tertiaire, une ligne de démarcation qui militait en faveur de la classification générale établie par Élie de Beaumont et contraire à celle de Lyell. Ce Mémoire a contribué à décider le célèbre géologue anglais à adopter la classification française (Supplément to the fiflh ed. of a Manual of elem. geol., p. lo, iSSy).
J’ai fixé, d’une manière plus précise qu’on ne l’avait fait jusqu’alors, la limite entre le terrain tertiaire inférieur et le terrain tertiaire moyen, en démontrant (n° 26, p. 62, et n" 50, p. 802) que le calcaire de Brie appartient à ce dernier terrain. Sa faune, ainsi que celle des marnes à Cyrena convexa qui le supportent, est essentiellement miocène; la Cyrenacomexa abonde en Belgique et dans'le bassin de Mayence, au milieu même des assises qui correspondent à nos sables de Fontaipebleau.
Ainsi, connaissance plus exacte de la chronologie des faunes successives, détermination à chaque époque des contours généraux des terres et des mers, mouvements du sol auxquels sont dus les changements de ces contours, tels sont les résultats de la méthode que j'ai suivie, et que j’ai appliquée dans beaucoup d’autres circonstances. En m’appuyant sur ces différents caractères, j’ai pu introduire de nombreuses modifications dans la cla.ssification géologique.
Nouvel horizon fossilifère découvert à la partie supérieure des sables de Fontainebleau. — Ed i85i, j’ai signalé (n" 12) à Ormoy, au contact des sables de Fontainebleau et du calcaire de Beauce, une nouvelle assise marine, remarquable par sa faune en partie nouvelle, et par la concordance parfaite des couches marines et d’eau douce qui alternent ensemble.
D’autres Mémoires (n" 78, etc.) ont eu pour objet l’étude des dépôts de la même époque, soit marins, soit d’eau douce, en France et à l’étranger (Allemagne, Italie), et tout récemment j’ai pu les étudier en Hongrie et dans l’Italie septentrionale.