MÉTÉOROLOGIE NAUTIQUE
1. Météorologie nautique : Vents et courants. Les mouvements de la
Terreetde l’atmosphère. Routes de navigation (en collaboration avec M. Ch. Ploix). 1 vol. in-4° de 2Î2 pages. Imprimerie na. tionale, 1874. Publication du Dépôt de la Marine.
2. Rapport sur le ballon le Jacquarl (Revue maritime et coloniale,
3. Rapport sur un cyclone essuyé par VAlalante (Annales hydrogra¬
phiques, i 8 7 3).
4. Description du météorographe du Dépôt de la Marine {Recherches
chronométriques, t. II, p. 47)*
5. La Météorologie nautique au xvn e siècle (Revue maritime et colo¬
niale, 1875).
6. Rapports au Congrès de Géographie sur diverses questions de Mé¬
téorologie nautique ( Procès-verbaux du Congrès de Géographie de 1889).
Il n’y a pas à rappeler ici les travaux du lieutenant Maury, le fondateur de la Météorologie nautique, non plus qu’à insister sur l’importance des résultats obtenus par le célèbre hydrographe américain. Mais à mesure que les résultats des observations s’accumulaient, on reconnut 1a nécessité de corriger les théories trop absolues et trop simplistes par lesquelles il avait représenté les phénomènes, et de tenir un compte plus exact des détails et des faits d’expérience qui étaient contenus dans les nombreuses Cartes publiées. C’est dans cet ordre d’idées que fut conçu l’Ouvrage cité plus haut : Météorologie nautique : Vents et courants, etc. C’est le premier essai (1874) d’un tableau général et fidèle des circulations océanique et atmosphérique telles qu’elles se produisent réellement, en tenant compte de tous les résultats récents de l’observation et en évitant de plier les faits aux exigences d’une théorie absolue. On y trouve des Cartes qui donnent pour la première fois le tableau des courants océaniques pour les deux saisons extrêmes, marquant ainsi les modifications que la circulation des eaux subit du fait de leur alternance. On y met en évidence la variété infinie des causes qui produisent ces courants, en essayant d’attribuer rationnellement à chacune les effets qui lui reviennent. De même, pour la théorie des vents, les Cartes des vents pour les saisons extrêmes ne sont pas simplement schématiques relies ont été dressées en déterminant, d’après la formule de Lambert, pour chaque rectangle de 5° de côté, la résultante des vents observés, et les flèches indiquent cette résultante en grandeur relative et en direction : la circulation, en vertu de laquelle les vents font le tour d’un bassin océanique, est bien établie par les observations ; on montre les variations du régime avec les saisons : on réduit à leur juste signification les prétendues bandes de calmes qui feraient le tour de la Terre; on rapproche sur les mêmes feuilles les trajectoires des grands courants
aériens, les isobares et les isothermes, ce qui établit à vue les relations qui. les lient. On développe ensuite le caractère des perturbations atmosphériques en mettant en évidence leur caractère cyclonique qui autrefois était attribué aux seuls ouragans des tropiques; on fait la géographie de ces mouvements tournants en délimitant avec netteté les régions qui en sont exemptes et celles où ils sévissent le plus fréquemment.
Enfin on a appliqué ces résultats à la détermination des principales routes maritimes. Les faits groupés dans ce Livre sont encore aujourdhui aeneralement acceptés et n’ont pas été sensiblement modifiés par les découvertes faites dans les dix-huit dernières années, et l’Ouvrage, réglementaire à bord des bâtiments de la flotte, sert toujours de guide aux officiers de marine pour l’utilisation des Cartes
Comme application des théories météorologiques, citons le Rapport sur le ballon \eJacquart, parti pendant le siège de Paris et dont on n’avait pas eu de nouvelles. Le Ministère de la Marine avait donné l’ordre de rechercher les circonstances probables du trajet de cet aérostat. L’étude complète de toutes les données météorologiques de la période correspondante amena l’auteur à déterminer un trajet très différent de celui qu’on aurait pu induire des vents observés au départ; et, en concluant de l’ensemble des observations météorologiques la direction probable des vents dans les régions supérieures de l’atmosphère, à admettre, avec une grande probabilité, que le ballon « avait été entraîné hors de France, dans une direction estimée au N.-O. de Paris, dans laquelle il ne pouvait trouver que l’Angleterre, la partie sud de l’Irlande, et, au delà, l’Océan jusqu’au Groenland. »
Postérieurement à la publication de ce Rapport, les journaux ont en effet relaté la découverte, au Groenland, d’un sac de dépêches et d’un squelette d’homme, qui ne pouvaient correspondre qu’au
Nous rappellerons enfin que le méléorographe du Dépôt de la Marine, dont l’auteur eut, en 1864, à étudier et suivre la construction, faite par M. Salleron, et le fonctionnement au Dépôt de la Marine, est
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le premier essai d’appareil enregistrant automatiquement tous les éléments essentiels de la Météorologie : baromètre, thermomètre, pluie, force et direction du vent. Expérimenté pondant deux ans, ï&s des conditions d’ailleurs défavorables, il a donné des résultats qui prouvaient pourtant la possibilité de recueillir des données exactes avec un appareil de ce genre.