L. — Maladie de la Toile produite par le Botrytis cinerea
Comptes vendus de l’Académie des sciences, 1894, t. I, p. 744.
Les limites entre la vie de saprophyte et celle de parasite ne sont pas
fructifient sur les tissas morts peuvent envahir les plantes vivantes quand les conditions de végétation leur sont favorables.
Le Botrytis cinerea^ par exemple, qui a été considéré comme tout à fait saprophyte, peut infecter des plantes vivantes. Au Laboratoire de pathologie végétale, nous avons ensemencé des fleurs de Jacinthe et de Pivoine avec des conidies de Botrytis qui couvraient des feuilles mortes de salades. L’infection s’est produite, les fleurs et leurs pédoncules ont été envahis par le mycélium et tués, et plus tard sur tes organes morts se sont développés de nombreux conidtophores.
Les jardins aux environs de Fontainebleau sont, depuis quelques années, ravagés par une maladie qui attaque un grand nombre de plantes de
et la cause étaient inconnues des horticulteurs <[ui nous l’ont signalée.
Dans les terrains infectés, les plantes dépérissent sans que leurs organes extérieurs paraissent attaqués, mais on peut constater qu’au voisinage du collet leurs racines sont entourées d’un fin réseau de filaments
et deux sphériacées qui ont entre elles bien dés points de ressemblance, le Rosellinia aquila et le Dematophora necatrix.
A garicus melleus. — Ce Champignon a été très bien étudié déjèpar M. Rob. Hartig comme parasite des Pins. Nous avons décrit et figuré sa structure et son mode d’attaque sur le Mûrier. On peut dire d’une façon générale que le mycélium de VAgarkus melleus commence son évolution en saprophyte sur des fragments végétaux en décomposition. Il devient parasite du moment où il trouve un substratum vivant, une racine dans laquelle il peut pénétrer ; il en détruit peu à peu les tissus, se nourrit à. leurs dépens, puis à la fin de son cycle végétatif redevient saprophyte et produit ses réceptacles fructifères.
Rosellinia aquila. — Nous avons suivi dans des cultures continuées pendant toute une saison dans le Laboratoire de pathologie végétale, la série des formes diverses de ce petit parasite des racines du Mûrier, décrit et figuré les caractères de son mycélium, de ses conidiophores et de ses périthèces et les particularités spéciales des thèques et des spores qu’ils
sur les rameaux, des taches oblongues d’un blanc jaunâtre oh le tissu traversé par de nombreux filaments de mycélium est infiltré d’air. Les fructifications de Phoma sont immergées dans le tissu des taches. Il n’avait pas été encore décrit. Quand le champignon atteint les rameaux latéraux, leurs feuilles se fanent et se dessèchent; la végétation des tubercules et leur accroissement se trouvent arrêtés d’une façon plus ou moins complète.
LVI. — Une maladie du Laurier-cerise causée par le Coryneum Lauro-cerasi nov. sp.
Sur les feuilles attaquées du Laurier-cerise on voit des taches d’un jaune fauve, dans lesquelles un mycélium brun verdâtre a envahi les cellules du parenchyme. Elles sont limitées sur tout leur pourtour par une lame de périderme traumatique, se séparent de la feuille et tombent en laissant â leur place des trous assez réguliers. Ce champignon parasite qui produit ces taches est un Coryneum non encore décrit.
LVIl. — Hendersonia cerasella nov. sp.
(en commun avec M. Delacroix).
Ce champignon, non encore décrit, est saprophyte et non parasite; il a été observé sur des taches produites sur les feuilles, non par lui, mais par le Coryneum Beijerincki.
LVIII. — Cercospora Apii parasite sur les feuilles vivantes du Céleri (en commun avec M. Delacroix).
Les feuilles de Céleri se couvrent de taches d’une jaune fauve qui bientôt sont saupoudrées d’une poussière brunâtre produite par les fructifications du Cercospora Apii. Ce parasite a déjà été signalé sur le Persil. En 4884 et 1885, il a causé eu Amérique une maladie des feuilles du Céleri qui a produit des dégâts considérables, particulièrement aux environs de Washington.
pas seulement saprophyte et qu’il peut tuer les jeunes pousses de Robinier.
LXI. — Hôte sur le Dothiorella pitya et sur une nouvelle espèce de Physalospora
Bulletin de la Société mycologique, t. VI, 1890, avec 1 Ogure.
Sur deux parasites du Sapin pectiné :
Fusicoccnm abietinnm nov. sp. et Cytospora pinastri Fr.
(en commun avec M. Delacroix).
Bulletin de la Société mycologique, t. VI, 1890.
LeLaboratoire de pathologie végétale a reçu, au mois de novembre 1889, des échantillons A'Epicéa atteints et de jeunes plants de semis tués par un parasite qui envahit les couches superficielles de l’écorce et pénètre jusqu’au
des aiguilles n’était pas générale, chacune était attaquée indépendamment des autres par une petite sphérie que nous avons nommée Physalospora abielina. Nous en avons donné la diagnose et une figure.
parasite sur les feuilles de l'Odontoglossum crispum Bulletin de la Société myoologique, avec 1 ligure.
Les feuilles d’un Odontoglossum provenant de serres de Versailles prenaient successivement une couleur jaune d’ocre interrompue par des places d’un vert olivUre recouvertes d’un revêtement floconneux. La maladie s’étendait avec rapidité, attaquant et tuant les feuilles les unes après les autres. Elle était causée par un Cercospora nouveau que nous avons nommé Cercospora Qdontoglossi et dont nous avons donné une diagnose et une figure.
Des lavages répétés avec une solution faible de sulfate de cuivre ont enrayé la maladie.
LXIII. — Sur le Phoma Brassicæ (en commun avec M. Delacroix).
Bulletin de la Société mycologique, t. VI, 1890.
Ce Champignon parasite a causé des dommages en Vendée en 1890 en s choux moelliers. Il y forme
ant les tiges dos
des taches de plus
rieure des tiges d’une croûte d'un gris blanchâtre, mais n’a pas nui notablement à la végétation de la pomme de terre.