LXVI. — Sur le Septoria Carrubi Pass
Bulletin de la Société mycolosique, t. IX, 1893.
Le Caroubier a été attaqué dans les Alpes-Maritimes par une maladie qui nous fut signalée par M. Heckel, professeur à la Faculté des sciences de Marseille. Les feuilles se couvraient de taches, se desséchaient et tombaient. Les taches sont brunes, étendues, à bords un peu irréguliers plus épais et plus colorés que le restant de la tache. Dans leur intérieur on voit sur une coupe transversale de petits périthèces immergés qui sont ceux du Septoria Carrubi. Ils ont été à tort décrits comme hypophylles.
décrit l’altération d
les tissus qu’il y détermine.
LXXI. — Glœosporium Nanoti, nov. sp. parasite sur le Caryota urens (én commun avec M. Delacroix).
Balletin de la Société mycologique, l, X, 1894.
Dans les serres de l’École d’horticulture de Versailles, un pied de Caryota urens dépérissant était attaqué par un Glœosporium, non encore décrit que nous avons nommé et figuré.
LXXIl. — Pestalozzia hrevipes nov. sp. parasite sur les feuilles de Palmiers (en commun avec M. Delacroix).
Dans les mêmes serres, les feuilles de divers pieds de Palmiers, d’espèces variées, étaient attaquées par un Champignon parasite du goure Pestaloziia, non encore décrit. Nous l’avons nommé, décrit et figuré.
en 1894, une lésion singulière et qui n'avait pas encore été décrite. Les fruits atteints présentaient, à leur partie moyenne, une grande tache brunâtre déprimée, sur laquelle se sont développées dé petites protubérances, formée par un stroma couvert de basides, portant des conidies allongées, bi ou tri-septées.
Cette forme conidienne a assez l’apparence d’un Ramularia, mais elle est pourvue d’un stroma, et a un genre de vie tout différent de celui des Ramulana. La création d’un genre nouveau d’Hyphomycètes de la section des Tuberculariées, nous a paru justifiée. Nous avons donné la diagnose du nouveau genre DiseocoUa et de l’espèce parasite de la poire. Nous avons observé et figuré la germination de ses spores, avec lesquelles nous avons infecté avec succès des poires saines.
LXXI'V. — Fusarium sarcochronm. Desm. parasite sur les rameaux de l'Ailante
(en commun avec M. Delacroix).
Les échantillons étudiés au Laboratoire de pathologie végétale, y ont été apportés des pépinières du bois de Vincennes, où la maladie se montrait sur des atlantes ayant 10 ou 12'ans de plantation. Nous l’avons
sont, pour la plupart, privés de feuilles ; quelques-uns qui en avaient produit au printemps, les ont perdues prématurément pendant l’été avec tous les signes de la caducité.
A la coupe transversale de la branche, on constate que le bois d’un an est tué sur une grande étendue de la section, et prend une coloration
un petit granule que l’iode colore en bleu. Quand l’amidon est consommé, l’action destructive du Micrococcus s’exerce sur la matière albuminoïde. La masse du gluten se réduit à n’ètre plus qu’un petit amas amorphe qui diminue de plus en plus de volume; enfin, l’action de la Bactérie s’exerce sur la cellulose, la paroi des cellules se gonfle et se gélifie.
LXX'VIII. — Les tumeurs 4 Bacilles de l’Olivier cemparées à celles du Pin d’Alep.
Les Oliviers portent fréquemment des loupes et des tumeurs ligneuses à l’intérieur desquelles on trouve des amas de Bactéries. Elles ont une structure très analogue 4 celle que présentent dos tubérosités de même nature qui ont été signalées sur le Pin d’Alep, en Provence, par M. Vuil-
comble ; les cellules petites et remplies de plasma s’y multiplient rapidement; leur croissance est excitée à un' haut degré, et elles forment autour des foyers désorganisés déjà par les Bacilles, une sorte de bourrelet qui,
On y trouvait des quantités de Bacilles, tant dans les cellules à parois déjà brunes que dans les cellules voisines qui contenaient encore des grains verts de chlorophylle.
Nous avons donné le nom de Bacillus caulivorus à ce Bacille avec lequel nous avons infecté des tiges non seulement de Pomme de terre et de Pélargonium, mais encore de Fève et de Lupin.
Des tentatives d’infection faites sur plusieurs autres plantes ont donné des résultats négatifs.