SUR DIVERS SUJETS
« ... Ed. Prillieux a étudié le développement de ces écailles {Poils écailletix ou en écusson, Ad. de Jussieu) dans l’Olivier. Il a trouvé que ce sont d’abord de petits corps ronds portés par un pédicule qui font saillie au-dessus de i’épiderme et qui sont composés d’un nombre de cellules qui augmente pendant le cours du développement. — Sur les feuilles de la plupart des autres plantes de la famille des Oléacées et des Jasminées il a trouvé des corps qui correspondent exactement à ce premier état des écailles de l’Olivier; il considère donc ces diverses formations comme des modifications d’un môme organe, d’autant plus que les écailles qui couvrent les
L’opinion généralement adoptée depuis que Rœper et Turpin ont fait de ce sujet une étude spéciale, est que les vrilles de la vigne sont, ainsi que les grappes, des inflorescences terminales rendues latérales en apparence par suite de l’évolution précoce, ou, comme dit Turpin, de l'usurpation du rameau né de Taisselle de la feuille la plus rapprochée de la vrille. Ce rameau usurpateur, tout à fait semblable à la tige, se termine aussi à son tour au premier ou au second nœud comme le précédent par une inflorescence ou une vrille déjetée sur le côté, Ce rameau de vigne est donc, d’après cette ingénieuse théorie, une sympode composé de l'enchaînement d’autant d’axes divers qu’on y compte de vrilles ou de grappes.
Je me suis proposé de démontrer, dans mon travail, que cette manière
valions a été depuis pleinement démontrée, et je puis en particulier signaler une très bonne étude dans laquelle MM. Nægeli et Schwendener, sans citer, il est vrai, mon travail, le confirment entièrement sur ce point et donnent de l'extrémité d’un rameau de vigne des figures très exactes qui sont tout à fait conformes à celles que j’ai publiées dans mon mémoire. (V. Nægeli et Schwendener. Dos Mikroskop, p. 685, et fig. 265, 1867.)
Ayant démontré le peu de fondement des explications proposées pour expliquer la nature morphologique des vrilles de vigne, j’ai proposé une nouvelle hypothèse plus simple que celles que l’on avait faites et qui m’a paru concilier les faits observés et les rattacher aux lois connues de la Morphologie. Elle consiste à regarder la vrille comme due à une partition de l’axe. Cette manière de voir semble confirmée par l’étude d’anomalies fréquentes dans lesquelles, au lieu où normalement devrait se produire une vrille ou une grappe, se montre une tige feuillée. Dans ce cas, la partition apparaît avec toute évidence, la tige se bifurque, et les deux tiges qui la continuent prennent un même développement, de telle
chacune le prolongement.
CXXVIII. — De la structure et du mode de formation des graines bulbiformes de quelques Amaryllidées.
deux espèces de graines charnues dans les Amaryllidées que je désignerai sous les noms de bulbiformes et de tubériformes.
« !• Les graines bulbiformes proviennent d’un ovule anatrope à deux téguments, dont l’extérieur se transforme en une masse épaisse et charnue, et est parcouru par des faisceaux vasculaires. Elles sont vertes, lisses et munies d’un épiderme portant des stomates. Telles sont les graines à'Hymenocallis.
« 2" Les graines tubériformes proviennent d’un ovule plus ou moins campylotrope sans tégument dont Tendosperme se développe en une masse charnue dépourvue de vaisseaux, tandis que le nucelle se dessèche en une pellicule hrunâlre. Telles sont les graines du Crinum. »