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CXVI. - Étude du mode de végétation des Orchidées

Le troisième enfin, les Orchidées à végétation indéterminée ou Orchidées lianes, qui sont toutes des plantes aériennes des pays chauds.

1. Dans la première partie, je prends pai'ticulièrement les Néottiées et les Épipactidées comme exemples du mode de végétation le plus ordinaire chez les Orchidées terrestres des pays tempérés. Le rhizome, qui est vivace, est formé dans ces plantes non par un seul axe, mais par une série d’axes divers qui naissent les uns des autres, et constituent un sympode^ dont les

mière seule porte des racines et des bourgeons destinés à perpétuer et à multiplier normalement la plante, la seconde seule des feuilles complètes.

3. Dans les Yanda, dans les Vanilles, l’organisation des tiges et le mode de végétation est tout autre. La tige croît indéfiniment par son extrémité, elle est indéterminée et formée dans toute sa longueur par un axe unique et non par une série d’axes divers enchaînés en sympode. On ne saurait y discerner des régions diverses, point de rhizome distinct d’une portion dressée, point de région inférieure dépourvue de feuilles complètes et destinée exclusivement à porter des racines. Les régions bien marquées dans les Orchidées à végétation définie sont confondues en une seule dans les Orchidées à végétation indéfinie, chez lesquelles les tiges portent également dans toute leur largeur des feuilles, des bourgeons, des racines et des fleurs.

CXVII. — Note sur la végétation de l’Epidendrum Stamfordianum.

Dans presque tous les Epidendrum, l’inflorescence surmonte et termine le pseudo-bulbe : il n’en est pas ainsi dans Y Epidendrum Stamfordianum. Là l’inflorescence est, comme on l’a dit, radicale. Elle naît de la base du dernier pseudo-bulbe formé, absolument de la même façon que deux pseudo-bulbes successifs naissent à une année d’intervalle l’un de l’autre. Cette inflorescence porte à sa base des bourgeons exactement comme les pseudo-bulbes, et c’est de l’inflorescouce même que naît le pseudo-bulbe de l’année suivante.

L’inflorescence est donc une pousse florifère, une sorte de pseudo-bulbe élancé dépourvu de feuilles complètes, mais chargé de fleurs.

On doit par conséquent considérer \Epidendrum Stamfordianum comme présentant deux sortes de tiges : les unes renflées et chargées de feuilles, que l’on désigne sous le nom de pseudo-bu Ibes, et qui sont toujours stériles, les autres beaucoup plus minces qui ne portent que des gaines et des bractées et qui se continuent eu une grappe de fleurs. Ce sont ces liges florifères que l’on décrit comme inflorescences radicales. ,

Les pousses stériles (pseudo-bulbes) et les pousses fertiles (inflorescences) naissent successivement les unes des autres, et sont enchaînées toutes ensemble en un sympode comme les pseudo-bulbes florifères des autres Epidendrum,

CXVIII. — Aperçu général sur l’organisation des racines Bulletin de la Société botanique, 1866.

des Orchidées.

sept modes distincts de déhiscence, que j’ai caractérisés et classés séries parallèles. Dans la première, sont les fruits qui s’ouvrent

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