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SUR DIVERS SUJETS DE PHYSIOLOGIE VÉGÉTALE

CXXXVI. — Sur les courbures que produisent les secousses sur les jeunes pousses des végétaux.

Annales des Sciences nalureUes (Botanique), 5' série, l. IX, 1868.

Les jeunes pousses des plantes vasculaires de toutes sortes, encore en voie d’accroissement, se courbent quand on les secoue, et demeurent courbées plus ou moins longtemps avant de reprendre leur apparence pre-

J’ai repris et varié les expériences de Hofmeister, rectifié ses données expérimentales, discuté et modifié complètement les conclusions de son travail.

Hofmeister a vu dans ses expériences varier de toutes façons le sens

déterminer plus exactement le sens des mouvements imprimés à la tige, je me suis servi d’un petit béton avec lequel je frappais la pousse d’un côté et, par ce moyen, j’ai obtenu constamment des flexions dans un sens déterminé. Toutes les fois que l’on frappe une pousse droite sur sa partie inférieure, c’est-à-dire au-dessous de la partie en voie d’accroissement où se produit l’incurvation, on voit la courbure se produire de telle façon qu'elle présente sa concavité à la direction dans laquelle sont imprimées les secousses. Si, au contraire, on frappe la pousse à son sommet, au niveau ou au-dessus de la partie incurvable, on voit une courbure plus faible, mais très manifeste se produire en sens contraire, c’est-à-dire la convexité tournée vers le côté où portent les coups.

La partie qui se courbe étant en voie de développement est apte à se redresser quand la cause qui a produit la flexion cesse d’agir. Selon le degré d’activité de la végétation, le redressement exige un temps plus ou moins long (de quatre à vingt-quatre heures).

Selon Hofmeister, quand une pousse se courbe sous l’influence des

Lehrhuch der Botanik, 5" Auflage, p. 692, 1873.) CXXXVII. - Expériences sur la fanaison des Plantes.

Comptes rendus de l’Académie des sciences, t. LXXI, 1870.

Journal de la Société d’Horticulture, 2« série, t. IV, 1870.

J’ai, dans ce travail, exposé les résultats d’une série d’expériences d’où il ressort qu’une plante fanée peut, dans certaines conditions, reprendre sa fermeté et sa fraîcheur sans absorber de l’eau du dehors.

Dans les expériences qui ont trait à l’absorption de l’eau par les feuilles,

la plus réfrangible (rayons bleus et violets) peut aussi, quand elle a une intensité suffisante, en déterminer la production.

Depuis la publication de ce travail, il parut en Allemagne, en octobre 1870, un mémoire de M. le D' Kraus sur le même sujet. Ses expériences lui ont donné des résultats semblables à ceux que j’ai tait connaître, et l’ont conduit à des conclusions à peu près identiques. On peut donc trouver dans le travail de M. Kraus une pleine confirmation de mes recherches, dont il ne paraît pas avoir eu connaissance.

La priorité do ces observations ayant été depuis attribuée h M. le D' Kraus, j’ai dû relever cette erreur dans le Bulletin de la Société botanique.

CXXXIX. — Expériences sur le verdissement des plantes étiolées.

’’ Bulletin de la Société botaniquerS ****'

On sait que les végétaux étiolés verdissent plus promptement h la lumière diffuse que sous l’action des rayons solaires directs, le fait est positivement établi. M. Sachs a attribué ce résultat à l’élévation de la température des écrans qui abritaient les plantes durant l’expérience, ou de.

heureux pour présenter h l’Académie les preuves du déplacement dos grains de chlorophylle sur les feuilles d’une mousse commune, le Funaria

Quand on observe au microscope une feuille tenue préalablement à l’obscurité, on la voit présenter un réseau vert entre les mailles duquel se montre un fond clair et transparent ; tous les grains de chlorophylle sont appliqués contre les parois latérales et se voient de profil. Si on expose alors la feuille à la lumière, on voit les grains glisser le long des parois et se répandre sur celles qui sont superficielles.

L’étude très.attentive de la structure anatomique de ces tubercules sur un grand nombre d’espèces m’a fait découvrir constamment dans les grandes cellules spéciales qui sont remplis de corpuscules, des cordons

muqueux très réfringents qui s’étendent à travers les tissus du tubercule en pénétrant de cellule en cellule sans être arrêtés par les parois. Ces cordons paraissent formés d’un plasma très dense ; par places ils présentent des renflements en forme de tête qui parfois se lobent et produisent des

Yiolæ.

L’invasion des tissus de la Violette par YUrocystis produit des hypertrophies et des déformations singulières de tous les organes envahis par le mycélium et au milieu desquels se forment les spores. Je les ai étudiées, déerites et figurées.

sr blanc

Le Champignon parasite du ver blanc et celui du ver à soie.

Bulletin de la Société nationale d’Agriculture, 24 juin 1891.

M. Le Moult a signalé, en 1890, une maladie des larves du hanneton

terre autour des larves mortes, peut infecter les larves saines.

Nous avons reçu de ces larves de hannetons envahies par un mycélium de Champignon, de M. Le Moult d’abord, puis de plusieurs personnes habitant des localités fort diverses, et nous avons cultivé le parasite.

Si on place la larve dans la terre humide, il continue h se développer aux dépens du corps de l’insecte, et h mesure que ce milieu nutritif est consommé, le Champignon produit des spores en quantités de plus en plus considérables. Il présente alors bien nettement les caractères d’un Bolrytis, voisin du Botrytis Bassiana qui produit la Muscardine du ver à soie. Il a été décrit par Saccardo comme simple variété du Botrytis Bassiana sous le nom de Botrytis tenella. Il en diffère notablement par la forme et la taille do

Le Botrytis tenella a été observé à Trente (Autriche) par Bresadola,

i< Les observations et expériences de M. Prillieux, relatives aux cultures des Botrytis Bassiana et tenella, me paraissent être d’un grand intérêt au point de vue de l’action des cryptogames parasites sur les insectes ;

D’après ses indications, j’ai pu retrouver un échantillon de ces singuliers corps dans la localité indiquée, et en faire l’étude anatomique complète à l’état frais.

C’est un énorme sclérote de Champignon fort analogue aux corps charnus que l’on a décrits sous le nom de Pachymct cocos. Jamais rien de semblable n’avait été observé en Europe. Une figure de Ruraphius montre un semblable tubercule donnant naissance à une touffe d’agaric. J’ai vainement tenté de cultiver en caisse le tubercule que j’avais rapporté de la Charente-Inférieure. Je n’en ai obtenu aucune fructification.

Les Maladies des plantes agricoles et des arbres fruitiers et forestiers, causées par des parasites végétaux.

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