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NOTICE

M. Ed. PRILLIEUX

Entré comme élève, en 1830, à l’Institut national agronomique qui venait d’ètre créé à Versailles, j’y eus pour professeur de Botanique, M. Duchartre, qui m’a guidé dans mes premiers travaux et dont le bienveillant appui ne m’a Jamais fait défaut jusqu'à la fin de sa vie,

Je fus spécialement attaché au laboratoire de Botanique, après ma deuxième année d’études; mais, au commencement de 1853, l’Institut agronomique fut supprimé.

La loi de création de cet établissement avait décidé que des missions complémentaires d’études seraient accordées aux élèves classés les premiers. Tout en fermant l’Institut agronomique, le Gouvernement pensa que le bénéfice de la loi devait être accordé aux élèves de la première promotion. En vertu de cette décision, je fus chargé de missions d'étude sur les vignes, que la maladie de l’Oïdium ravageait alors cruellcraenl et que Ton allait bientôt traiter par le soufrage, conformément aux conseils de mon maître, M,.Duchartre, qui venait d’établir, par ses expériences à l’Institut agronomique, l’efficacité de ce remède.

A partir de 1833, j’ai commencé à publier diverses études sur des sujets de Botanique.

Dans la première partie de ma carrière scientifique, mes recherches ont porté principalement sur des questions de morphologie, d’anatomie et de physiologie végétales.

J’ai spécialement étudié, à ce triple point de vue, la famille des Orchidées, utilisant pour mes recherches, la très riche collection réunie par Achille Richard, dans les serres de l’Ecole de médecine, où j’avais pleine liberté de faire des expériences. Des fécondations artificielles continuées

causées par des parasites de cette nature. Il y a là un champ immense où j'ai trouvé des faits nouveaux. Je puis citer particulièrement la série des transformations d’un champignon parasite qui donne au seigle des propriétés enivrantes (v. n“ XXYII et XXVIII), celle du parasite des fruits momifiés du Cognassier (n*’ XXIX et.XXX), etc.

animaux, n’avaient pas été considérées comme pouvant produire des altérations des plantes vivantes. Je fis connaître, en 1877, le premier exemple d’une altération causée par une Bactérie sur les grains de blé dans les épis (v. n" LXXVI). Depuis, d’autres cas de corrosion du tissu des plantes par des bactéries ont été signalés sur les branches de l’olivier et du pin d’Alep, où elles produisent des sortes de galles (v. n" LXXVII), et dans ces derniers temps, les travaux qui se poursuivent dans le laboratoire de pathologie végétale ont permis d’établir que bien des maladies encore mal définies et mal déterminées doivent être considérées comme de nature bactérienne (v. n”' LXXIII à LXXX).

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