Révision des genres Tynanthus et Lundia
« M. Bureau établit que le genre décrit par lui sous le nom de Schizopsis avait été antérieurement reconnu et signalé par M. Miers sous celui de Tynanthus, qui comprend sept espèces. Après la revue synonymique du genre Tynanthus, M. Bureau donne la description aussi complète que possible du genre Lundia, qui par l’absence du disque et par l’ovaire couvert de .poils abondants, roides et dressés, se rapproche intimement du précédent et forme avec lui un petit groupe des plus naturels. Il exclut de ce genre le Bignonia chica H. D., qui y a été rapporté par M. Seemann, et qui appartient, selon toute apparence, à un Arrabidœa. Il figure, d’après des échantillons d’A. de Saint-Hilaire, le Lundia umbrosa Bur. (Bignonia umbrosa H. B. K.) » ( Bulletin de la Société botanique de France, t. XV, 1868, Revue bibliographique, p. 128.)
9. — Description du genre nouveau Saldanhæa de tordre des Bignoniacées.
. « L’étude des fruits des Bignoniacées envoyés du Brésil à M. Bureau par divers explorateurs, et notamment par M. Corrèa de Méllo, ui a prouvé que 'l’ancien groupe Cuspidaria DC. renferme au moins quatre genres qui, non-seulement ont des caractères bien distincts, mais qui devront même être fort éloignés les uns des autres*dans une classification naturelle des Bignoniacées. L’un d’eux, le genre Saldanhœa, dédié à notre confrère M. de Saldanha de Gama, commissairedu gouvernement brésilien, à l’exposition internationale de 1867, est fondé sur le Cuspidaria ? lateriflora DC. Il en décrit une seconde espèce, S. conferti/lora Bur. n. sp. Ce genre est caractérisé par : « fructus siliquiformis, valvis septo parallelis, septo piano; ovula in a utroque loculo 4 -seriata ».
« M. Bureau se propose de faire prochainement connaître un second groupe générique, dont le type est le Cuspidaria callistegioides DC. M. Miersa, lui aussi, reconnu ce nouveau genre, et lui a donné le nom de Clytostoma. M. Bureau a pu voir dans les herbiers neuf ou dix espèces de Clytostoma. , dont cinq en fruits. Ces fruits sont fort remarquables ; ils se rapprochent par leurs valves épineuses de ceux des Pithecoctenium , avec lesquels on pourrait les confondre au premier abord ; mais leurs graines sont épaisses, irrégulières et imbriquées sur deux rangs seulement dans chaque loge ; tandis que celles de Pithecoctenium. sont très-minces, à contour presque orbiculaire, et disposées sur un grand nombre de rangs de chaque côté de la cloison. » ( Bulletin de la Société botanique de France, t. XVI, 1869, Revue bibliographique , p. 11.)