‹ Notice sur les travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 2 sur 14 · Quelques observations sur les Loganiacées · texte numérisé non relu

Quelques observations sur les Loganiacées

{'Bulletin de la Société botanii/ue de France, 1856, », Ut, p. 19. )

C’est un exposé des faits nouveaux rencontrés par l’auteur dans l’étude de cette famille : présence d’une seule graine à périsperme ruminé, et non, comme on l’avait dit, de petites graines très-nombreuses, dans chaque loge du fruit des Pagamea; structure singulière des anthères des Brehrnia et des placentas des Geniostoma; existence de cellules en étoiles dans le groupe des Fagræacées ; symétrie florale des Potalia et Anthocleista , etc.

3.— Monographie des Bignoniacées ou Histoire générale et particulière des plantes qui composent cet ordre naturel.

Voici l’analyse donnée par M.Brongniartdans son Rapport sur les progrès de la botaniquephytographique, p. 140 :

« La famille des Bignoniacées constitue un groupe beaucoup plus étendu, mais beaucoup plus homogène que celui des Loganiacées, au moins par la structure de ses fleurs ; cependant ses limites avaient présenté des doutes ; on lui avait rapporté des plantes qui doivent en être séparées, et l’on avait souvent placé dans une famille voisine des genres qui rentrent dans ce groupe : tels sont les Crescenlia ou Cale-

» Dans sa Monographie des Bignoniacées, M. Bureau énumère tous

les genres que divers auteurs ont cru devoir classer dans cette famille ; il examine, successivement les types différents auxquels ils se rapportent ; reconnaît que trois de ces types seulement forment un même groupe naturel, et constituent la famille des Bignoniacées, tandis que les autres se rattachent à d’autres familles de la division des Monopétales. Si des doutes peuvent encore s’élever sur quelques points de cette classification. Us tiennent aux caractères ambigus de certains genres, à la grande affinité de plusieurs des familles de ce groupe de Monopétales, et à la valeur diverse qu’on attribue à certains earac-

» L’étude organographique très-étendue de la famille forme une grande partie de cet ouvrage, et la diversité ainsi que la smgularité de l’organisation des tiges de ces plantes, et surtout des lianes qu’elles constituent le plus souvent, ont fait l’objet d’observations très-intéressantes. Les autres organes et l’organogénie de la fleur ont aussi une part très-étendue dans cet ouvrage et complètent sa première partie, la seule qui ait paru. Mais nous devons ajouter que l’étude des genres et des espèces qui doit compléter cette monographie a été l’objet des travaux continuels de M. Bureau, et que, grâce aux nombreux matériaux qu’il a eus à sa disposition, elle formera un dès ouvrages les plus importants de la botanique descriptive. »

Une autre analyse du même ouvrage, plus détaillée, se trouve dans \e Bulletin de la Société botanique, de France, 1864, t. XI; Revue bibliographique , p. 262.

4. — Remarques sur b classification des Bignoniacées et observations sur les genres Radermacbera et Stereospermum.

(Matmiua, Recueil d'otsenatitm botaniques, l8Si, t. H, p. 182, pi. 2 et 4. ).

L'auteur, dans des généralités, commence par établir que la valeur d’un caractère donné, quand même on le choisirait parmi les plus importants, est loin d’être la même dans une famille ou dans une autre. La différence peut être telle que la même particularité d’organisation peut former parfois un trait caractéristique d’une famille alors

que dans d’autres cas il est impossible de lui accorder une importance plus grande que celle d’un simple caractère de genre.

La présence de l’albumen, par exemple, qui est un caractère absolu dans les Euphorbiacées et dans d’autres familles, ne peut pas même, dans les Aroïdées, caractériser une tribu.

La symétrie générale de toutes les parties (que Linné proclame dans ses Fragments dune méthode naturelle , avoir plus de valeur qu’aucun caractère isolé), c’est-à-dire la position des divers éléments de la fleur, soit entre eux, soit par rapport à l’axe et à la bractée, cette symétrie est exposée elle-même, dans certains cas, à une semblable perle d’importance. Il y a des groupes très-naturels dont quelques espèces offrent soit des fleurs résupinées, soit un ovaire à deux carpelles placés latéralement au lieu d'être antéro-postérieurs.

Un même caractère de|symétrie peut donc tantôt être un caractère de famille et tantôt ne plus servir qu’à distinguer un genre de ses voisins. Dans quelles circonstances ce changement de valeur se produit-il ? Toutes les fois qu’un caractère, qui dan« une autre famille serait important, se présente dans un cas où, de l’aveu de tous les botanistes, il n’a plus aucune influence sur le groupement des genres, la raison de cette dégradation de la valeur du caractère se trouve, non pas dans le petit nombre de plantes qu’il affecte, mais dans son isolement. Dans ■tous ces cas, en effet, le caractère, si saillant, si singulier qu’il soit, n’en entraîne aucun autre avec lui.

Appliquant ces principes à la classification des Bignoniacées, l’auteur trouve que le caractère tiré du mode-de déhiscence de la capsule, sur lequel sont fondées les deux sous-tribus des Eubignoniées |et des Catalpées. conduit a une disposition assez heureuse des genres. Le groupe des Eubignoniées se trouve, en effet, composé presque entièrement de plantes sarmenteuses, grimpantes, de véritables lianes pourvues de feuilles trifoliolées ou conjuguées avec un cirrhe remplaçant la troisième foliole, tandis que les Catalpées sont pour la plupart des arbres ou des arbrisseaux non grimpants, à feuilles pinnées ou digitées.

Quant à la division de chaque sous-tribu en Monostic&des et Pleios-

tictides, suivant qu’il y a un ou plusieurs rangs de graines sur chaque bord de la cloison, elle n’a rien de naturel et doit être abandonnée. En effet ces deux modes de disposition des graines peuvent se trouver non-seulement dans les genres les plus voisins par l’ensemble de leur organisation, mais encore dans les espèces d’un même genre.

L’auteur indique ensuite plusieurs groupes naturels dans la soustribu des Catalpées et donne une description comparative des Stereospermum et Radermachem appartenant au premier de ces groupes.

Page 1