‹ Notice sur les travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 6 sur 14 · Sur le genre Tanæcium · texte numérisé non relu

Sur le genre Tanæcium

Le genre Tanæcium doit être placé près du genre Adenocalymma, avec lequel il a la plus grande analogie. Les trois espèces de Tanæcium mentionnées dans le Prodromus (X, 215) appartiennent h trois familles différentes : le Tanæcium albiflorum DC. fait seul réellement partie du genre et est une vraie Bignoniacée ; le Tanæcium parasiticum Sw. est un Schlegelia Miq., de la famille des Cyrtandacées, et le Tanæciumpaniculatum Sieb. est une Yerbénacée.

14. — Études sur les genres Monttea et Reyesia et observations sur la . tribu des Plalycarpèes de M. Miers.

Bulletin de la Société Sotamqm de France, 1863, t, X, p. 35.

M. Sliers ( Observations on the Bignoniaceœ , in The Annals and Magazine of natural History, vol. VII, n° 89, p. 166), bien que n’aÿant pas eu occasion de voir en nature les genres Montteas t Reyesia, les réunit au genre Oxycladus , décrit par lui-même, ainsi qu’aux genres Platycarpum et Henriquezia , pour en. former, dit-il, Une tribu naturelle dé l’ordre des Bignoniacées, sous le nom de Platycar peœ. Le caractère distinctif de cette tribu serait, suivant M. Miers, d’avoir un ovaire formé dé deux feuilles earpellaires portant des ovules sur leur nervure médiane , et réunis dos à dos de maniéré à former un maire à deux loges.

L’auteur a pu, sur des échantillons authentiques, faire'une étude complète de tous ces genres, sauf l’ Oxycladus. Il montre que l’opinion de M. Miers est contraire, non-seulement aux faits fournis par l’anaivse, mais encore aux lois générales qui président h la disposition et au développement des organes de la fleur. Le pistil des genres en question ne présente rien qui puisse faire supposer que ces carpelles constituants aient une position différente de celle qu’ils occupent dans la généralité des plantes gamopétales à ovaire bilôculaire.

Non-seulement la tribu des Platycarpées de M. Miers ne se distingue pas par une structure particulière de l’ovaire, mais elle est en réalité composée de genres qui appartiennent à des familles différentes.

Les Henriquezia et Platycarpum sont pourvus de stipules, et leur ovaire est infère. Ils doivent former à eux seuls la petite tribu des Platycarpées, qui sera transportée dans l’ordre desRubiacées où elle se distinguera par son' fruit en partie supérieur au calice, par l’existence de quatre ovules dans chaque loare et par ses fleurs résupinées, le calice ayant toujours un de ses cinq lobes tourné du côté de la bractée.

Les genres Reyesia et Monttea appartiennent à l’ordre des Scrophularinées. Le premier se range dans la tribu des Salpiglossidées ; le second forme avec \Oxydadus une petite tribu nouvelle, caractérisée par la présence d’une seule graine dans le fruit, résultant de l’avortement de tous les ovules moins un, et par l’absence d’albumen dans

L’auteur donne une description complète du Monttea et du Reyesia et insiste sur les particularités remarquables que lui ont offert l’androcée et le gynécée dans ce dernier genre. Il y a quatre étamines didynames : les deux courtes sont antérieures et les deux grandes latérales. C’est le contraire de ce qui se voit ordinairement. La brièveté des étamines antérieures est due à une cause mécanique, à la pression qu’exerce sur elles le style dilaté et recourbé à. son sommet. On doit au contraire attribuer à une action physiologique l’inégalité que présentent les loges des anthères de ces mêmes étamines : les loges antérieures, dont le pollen peut s’échapper sans toucher aux papilles stigmatiques, sont comme atrophiées, tandis que les loges postérieures, en contact intime avec le stigmate, sont très-grosses. Leur pollen doit servir d’une manière très-efficace ala fécondation, et leur volume est en rapport avec l’importance de leur fonction. Ce volume ne peut guère avoir d’autre cause que le contact immédiat et permanent de l’organe femelle et la plus grande énergie vitale qui en est la conséquence. Cette réaction de la fonction sur l’organe, fréquente dans le règne animal, mérite d’être notée en botanique, car ie règne végétal en fournit très-peu d’exemples.

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