BOTANIQUE APPLIQUÉE - CULTURE
57. — L'enseignement de la botanique médicale à l'école primaire.
(Lettre à M. le Directeur de l’Enseignement primaire.)
(Correspondance générale de l’Instruction primaire, 2* année, 1893, p. 26.)
Consulté sur la question de savoir s’il convient d’enseigner aux élèves des écoles primaires à reconnaître et à employer les végétaux médicinaux, M. Bureau y voit plus d’inconvénients que d'avantages. Si toutes les plantes n’avaient pas de propriétés plus actives que I ; a Mauve, la Violette ou la Bourrache, le danger ne serait pas grand ; mais certains végétaux ont une bien autre énergie, et il serait à craindre que les enfants ne fussent tentés d’en user, soit sur eux, soit sur des personnès de leur famille ou de leur voisinage, sans l’intervention du médecin. Déplus, ces enfants voient qu’à la campagne on a souvent plus de confiance dans les empyriques que dans le docteur ou l’officier de santé; l’idée ne viendrait-elle pas à quelques-uns, au sortir de l’école, d’utiliser les connaissances spéciales qu’on leur aurait données, pour faire de la médecine clandestine?
58. — Publication de notes inédites de Pavon sur le Broussenetia papyrifera.
Ces notes sont au nombre de quatre. La plus intéressante indique avec détails la méthode employée par les indigènes d’Otahiti pour préparer des étoffes avec l’écorce du Brottssoneliapapyrifera.
Constatation des progrès que l’horticulture avait déjà fait en Bretagne i ;te époque.
60. — Note sur la culture des Bignoniacées et sur des graines de plantes de celte, famille envoyées par U. Gorrèa de Mèllo.
(Journal de la Société centrale d’horticulture de France, 1868, te série, t. II, p. 153.)
• Tout le monde a pu remarquer que les lianes, qui forment un des éléments caractéristiques de la végétation tropicale, manquent à peu près complètement dans les serres chaudes d’Europe; c’était une lacune aussi regrettable au point de. vue scientifique qu’au point de' vue horticole. L’auteur, mettant à profit ses relations avec des savants du Brésil, s’est efforcé de la faire disparaître. Sur sa demande, M. Corrèa dé Méllo, un des botanistes les plus distingués de ce pays, a fait parvenir au Muséum d’Histoire naturelle une nombreuse série de graines de lianes. Les semis ont pleinement réussi. La plupart des espèces ainsi introduites n’àvaiènt jamais paru dans les cultures européennes; quelques-unes sont nouvelles pour la science. Toutes présentent, par la singulière structure dè leurs bois, un très grand intérêt.
Mais il ne suffisait pas d’introduire des lianes dans les serres; il fallait encore savoir comment les cultiver. L’auteür, après de longues expériences personnelles, expose ici les principes dé cette culture.
Aujourd’hui, par suite des démarches de M. Bureau ét des envois faits par MM. Corrèa de Méllo, Glaziou, Hahn et Lévy, le Muséum possède dans ses serres environ cinquante espèces de lianes de la famille des Bignoniacées, et un certain nombre appartenant à d’autres familles.