‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 4 sur 29 · Sur quelques fruits de Bignoniacées · texte numérisé non relu

Sur quelques fruits de Bignoniacées

(Adansonia, 1870, t. IX, p. 375.)

Ces fruits ont été envoyés du Nicaragua par M. Lévy. L’un d’eux appartient au Gallichlamys riparia. C’est une énorme capsulé elliptique, aplatie, et à valves ligneuses parallèles à la cloison. Il est accompagné du bois de la même espèce, et ce bois présente des particularités fort curieuses. Les saillies intérieures de l’éçorce qu’on rencontre habituelle-:

ment chez les lianes de la famille des' Bignoniacées finissent ici par s’oblitérer, tandis qu’il apparaît, autour de la masse ligneuse centrale, des faisceaux ligneux périphériques très analogues à ceux- des tiges de Sapindacées.

L’autre fruit appartient à un genre nouveau. 11 est en forme de fuseau et-à valves épaisses et convexes, comme celles des A denocalymma; mais les graines sont aplaties et minces, comme celles des Bignonia.

6 . — Sur l’analogie des fruits dans les Crucifères et les Bignoniacées.

(Bulletin de la Société botanique de France, 1863, t. X, p. 8,).

Les principales modifications offertes par le fruit de l’une de ces familles se retrouvent dans l’autre, et il ne serait pas difficile de disposer les Çrucifères et les Bignoniacées en deux séries parallèles, d’après les caractères tirés de la fructification. Céçi est vrai, du moins des Bignoniacées monostictides , c’est-à-dire n’ayant que deux rangs de graines dans chaque logé. Les Bignoniacées plèiostictides, celles qui ont au moins quatre rangs de graines par loge, sont moins exactement comparables.

7. — Description du genre nouveau Schizopsis, de l'ordre des Bignoniacées.

(Adansonia, Recueil WObUrmtUmt botaniques, 1868, t. V, p. 369, pl. 10 et il.)

' Quelques Bignoniacées à Corolle profondément bilobée étaient restées confondues dans les genres Arrabidœa et Bignonia, et, à ces espèces anciennement connues, était .venu s’en joindre un plus grand nombre offrant la même particularité.

L’auteur les a soumises à un examen détaillé, soupçonnant bien que ce caractère si frappant devait en entraîner d’autres avec lui, : et nécessiter peut-être la formation de quelque groupe générique nouveau.Cette prévision s’est trouvée confirmée; il est arrivé à reconnaître que, non seulement ces espèces ne rentrent dans aucun des genres établis, mais qu’elles 'diffèrent entre elles et constituent deux genres distincts : l’un, très voisin des lAtndia, prendra'le nom de Schizopsis; l’autre, dont les affinités sont moins évidentes, mais qui viendra probablement se ranger près de ceux dont la capsule est courte et à valves ligneuses, sera décrit ultérieurement sous le nom de Mussatia.

Suit la description du gense Schizopsis et des sept espèces qui lui appartiennent.

: ;-$i — Révision des genre* Tynanthus et Lundia.

« M. Bureau établit que le genre décrit par lui sous le nom de SeMzopsis avait été antérieurement reconnu et signalé, dans une publication n’existant pas à Paris, par M. Miers, sous le nom de Tynanthus, qui comprend sept espèces. Après la revue synonymique du genre Tynanthus, M. Bureau donne la description aussi complète que possible du genre Lundia, qui, par l’absence du disque et par l'ovaire couvert de poils abondants, raides et dressés, se rapproche intimement du précédent, et forme avec lui un groupe des plus naturels. Il exclut de ce genre le Bignonkt, chica H. B., qui y a été rapporté, par M. Seeman, et qui appartient, selon toute apparence, à un Arrahidœa. Il figure, d’après des échantillons d’A. de Saint-Hilaire, le Lundia umbrosa Bur. (Bignonia umbrosa H. B. K.). » (Bulletin de la Société botanique de France, t. XV, 1868 : Remie bibliographique, p. 128.)

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